EELV demande l'abandon de la procédure de prélèvement d'ADN à l'encontre de trois militants pacifistes. Suite à une action non violente pour dénoncer les investissements climaticides des banques dans les énergies fossiles et dans les paradis fiscaux. Le dépôt de plainte du Crédit Agricole a conduit à une convocation en gendarmerie pour prélèvement d'ADN.

Cette criminalisation de l'action associative, comme syndicale, est une atteinte à notre démocratie. Quand une société remet en cause les libertés fondamentales, comme le respect de la vie privée, et qu'elle transforme les militants en terroristes, la dérive est évidente et insoutenable pour les humanistes et les défenseurs des droits. Elle doit toutes et tous nous mobiliser.

Ces militants sont des lanceurs d'alerte qui s'inscrivent dans les mobilisations pour sauver le climat qui semblent pourtant largement partagées. La réponse des autorités est totalement disproportionnée par rapport à la situation. EELV rappelle que la France est en infraction « démocratique » eu égard au droit européen. En effet, la jurisprudence relative au prélèvement d'ADN, issue de l'arrêt Ayçaguer rendu par la Cour Européenne des Droits de l'Homme et qui condamne la France pour non respect de la vie privée, est applicable depuis 2017.

EELV appelle donc à soutenir les lanceurs d'alerte, samedi 6 avril à 10h30 pour sauver l'Etat de droit et nos libertés fondamentales

 

Claire Mallard et Mourad Laoues pour EELV Bourgogne