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Elle est arrivée de Paris tout spécialement pour cette journée de restitution organisée par le Conseil départemental. Une journée sur le thème l'empreinte : « Mon empreinte dans mon environnement » et « Mon empreinte sur les réseaux sociaux ». Reportage.

 

Derrière cela, plusieurs mois de travail méticuleux avec Sandra Tillier, journaliste à la radio Aléo, et Annabelle Renoud, enseignante en Français, référente culturel du rectorat, dans les 8 collèges du département, auprès de 194 élèves de 4ème et 3ème pour éduquer à la pratique du numérique et des réseaux sociaux.

Cette grande journée de rassemblement se déroulait ce jeudi au Lab 71, structure d'éducation à la science en tout genre gérée par le Département de Saône-et-Loire, sise à Dompierre-les-Ormes.

 

Rattrapée par son enquête diffusée sur sa chaîne WTFake sur la fameuse chaine you tube Lama Fâché, Aude Favre a à peine pris le temps de manger avant de présenter et parler de son travail avec les collégiens. Et pour cause, cette chaîne (Lama fâché) aux 5 millions d'abonnés, connue de milliers collégiens en France, diffuse en veux-tu en voilà du « putaclic, de la fake news, du bullshit et du complotisme » selon la journaliste. Son enquête pour démonter la pompe à fric sur le dos des adolescents fait un tabac sur you tube. Les « conspirateurs » contre-attaquent, menacent de porter plainte, mobilisent leurs défenseurs.

C'était le cas ce jour à midi... un certain Antoine, soupçonné d'être à l'origine de Lama fâché, se fendait d'un petit coup de fil à la journaliste qui secoue le cocotier.

À 13h45, Zen et pro, Aude Favre montait sur la scène du Lab pour entamer sa conférence devant plusieurs dizaines de collégiens hyper-attentifs.

 

Il fut évidemment question de son enquête sur Lama fâché et de son travail de journaliste. « L'idée principale que je souhaite faire passer » confiait-elle en aparté, « c'est, à qui je fais confiance ?... Si tu ne sais pas qui te parles, tu n'as aucune raison de le croire. Lama fâché, c'est aussi Lama caché. C'est ce qui ressort de mon enquête. Je ne sais pas encore avec certitude qui est derrière tout ça, il me manque une preuve. En attendant, le business du lavage de cerveau fonctionne. » Des propos en parfaite résonance avec la restitution du jour. L'info étant aujourd'hui numérique et gratuite, les réseaux sociaux très puissants, l'éducation et la prévention en sont d'autant plus vitaux.

 

« Juste après l'attentat contre Charlie Hebdo, je travaillais dans les locaux prêtés, situés juste en face. J'ai vu le flot de critiques qui se déversait contre les collègues de BFM TV, les idées reçues et la méconnaissance de notre travail. Ça m'a donné envie d'ouvrir le journalisme au plus grand nombre. »

La journaliste est aussi présidente d'une association, Fake off, avec laquelle elle intervient dans les établissement scolaires. « Ce que l'on veut, c'est aiguiser l'esprit critique et éventuellement, éveiller des vocations. »

 

A la question de savoir si l'auditoire connaissait Lama fâché, la réponse était éloquente : une bonne partie a répondu par l'affirmative. Le travail conduit depuis octobre par Sandra Tillier trouvait, s'il en était besoin, sa pleine et entière justification.

 

Des intervenants aux compétences diverses

La journée de restitution débutait à 10h30 sous forme d'ateliers. Les élèves ont pu rencontrer des professionnels travaillant sur le cyber-harcèlement : M. Michalec, gendarme, les thérapeutes de Chagrin scolaire-180 degrés sur le harcèlement, les documentariste Gilbert Loreaux et Violaine Labrusse, ainsi que l'équipe du Lab 71.

Rodolphe Bretin

 

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Aude Favre : "Je veux ouvrir le journalisme au plus grand nombre, pour lutter contre la désacfection entre nous et les citoyens."

 

 

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Les collèges participant à cette journée : La Châtaigneraie à Autun, Louis Michel à Chagny, Les Dîmes à Cuisery, La Croix Menée au Creusot, Bois des Dames à St-Germain du Bois, Vivant-Denon à St-Marcel, Roger-Vaillant à Sanvignes-les-Mines, et l'EREA de Charnay

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Chacun a pu témoigner et raconter son expérience

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Hervé Reynaud, conseiller départemental en charge de la culture

Notre volonté, avec les professeurs, a été de pouvoir les armer face aux nombreuses fausses informations qu'ils peuvent rencontrer, leur apprendre à démêler le vrai du faux et d'apprivoiser sereinement le traitement des données.

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Sandra Tillier, Hervé Reynaud, Annabel Renoud et Pierre Buch, pilote du projet pour le Département

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