mardi 16 juillet 2019
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Communiqué :

 

Les élus de gauche au Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté et plus particulièrement ceux de Saône-et-Loire, le Sénateur Jérôme Durain en tête, sont malades de leur score aux Européennes. On peut les comprendre.

Mais leur score est l’expression du désamour de nos concitoyens vis à vis de la politique qui a été menée pendant cinq ans sous la présidence de François Hollande.

« Cessons de gérer les Urgences à travers des tableurs Excel ! » clament les élus de gauche au Conseil Régional

Nous ne contestons pas le malaise existant aux urgences et dans les hôpitaux. Mais il ne date pas d’aujourd’hui. La ficelle est un peu grosse. Les problèmes ne sont pas nés subitement avec l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République !

Ces problèmes sont la conséquence de mauvais choix politiques menées depuis près de 20 ans. A commencer par les 35 heures qui ont mis le bazar dans tous les services en tension et plus particulièrement dans les hôpitaux.

Le fruit aussi des politiques de Messieurs Sarkozy et Hollande. Car ne nous y trompons pas : Si aujourd’hui les services d’urgence de nos hôpitaux sont sous haute tension, c’est d’abord parce que Monsieur Hollande et les gouvernements successifs de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls ont été incapables de se saisir du dossier, incapables d’anticiper la crise qui se profilait.

Monsieur Durain, vous qui êtes chef de groupe de la gauche à la Région, vous devriez avoir l’honnêteté de revendiquer votre part de responsabilité dans la situation actuelle. L’honnêteté aussi de reconnaître que le Président de la République, Emmanuel Macron, a eu le courage d’annoncer la fin du numérus clausus, que vos amis auraient pu eux aussi décider… ce qu’ils n’ont pas fait.

Et puis, en matière de santé, la gauche du Conseil Régional serait bien inspirée de reconnaître que si les urgences des hôpitaux sont à saturation, c’est aussi par manque de médecins généralistes. 

Ayons en ce sens l’honnêteté de reconnaître que Monsieur Accary a tapé dans le mille avec les recrutements de médecins salariés. Ce dont tout le monde se félicite.

Pour la République en Marche, notre exigence est double : 

Apporter des réponses de court terme ; et garantir que notre système de santé ne fasse plus reposer sur les seules urgences la réponse à toutes les demandes de soins non programmés. 

La ministre des Solidarités et de la Santé, a affirmé sa volonté de rendre sans attendre effectives et concrètes les mesures annoncées au Congrès des urgentistes la semaine dernière :

Les personnels des urgences sont exposés à des risques particuliers et des conditions de travail spécifiques. C’est pourquoi une prime de risque leur est accordée, et elle sera revalorisée à 100 euros net dès le 1er juillet 2019 pour tous les professionnels des services d’urgence.

Pour réduire l’attente aux urgences, les médecins peuvent déléguer des tâches à d’autres personnels soignants. Les personnels paramédicaux qui se verront déléguer des tâches bénéficieront d’une prime de coopération dont le montant atteindra 100 euros bruts mensuels.

Afin de permettre aux services d’urgence exposés à une augmentation très importante de l’activité durant l’été, de renforcer leurs effectifs paramédicaux (et de maintenir ainsi un maximum de lits disponibles), la Ministre a annoncé la création d’une enveloppe de 15 millions d’euros, dédiée au recrutement d’effectifs supplémentaires.

Comme annoncé, le plafond des heures supplémentaires est rehaussé à 20 heures par mois (ou 240 heures par an) pour l’ensemble des corps.

Enfin, pour améliorer l’accueil des patients et les conditions de travail des personnels hospitaliers, les agences régionales de santé (ARS) vont être mobilisées afin d’engager des travaux de rénovation des bâtiments des urgences qui le nécessitent.

La Ministre a rappelé l’engagement total du gouvernement à trouver des solutions rapides et concrètes pour soutenir l’ensemble des professionnels des services d’urgences, définir avec eux un nouveau modèle d’organisation des urgences, et trouver des solutions pour mieux organiser l’amont et l’aval, car ce sujet des Urgences ne doit pas être regardé uniquement sous l’angle hospitalier.

La vérité est donc de dire que beaucoup s’agitent aux frontières du populisme, quand d’autres eux agissent face à des situations qu’ils ont trouvées et dont ils ne sont pas les responsables…

Philippe EXERTIER, référent LREM 71

 

 

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