Les grévistes nous ont adressés un courrier pour faire part d'une réunion tenue récemment avec le directeur de l'hôpital. Nous en publions l'intégralité.

 

 

Le 30 août, la direction du CH de Macon a convié l’ensemble du personnel non médical des Services d’urgences adultes et pédiatriques à une réunion d’informations.

Etaient présents le Directeur, la directrice des Ressources Humaines, la Directrice des soins, la cadre supérieur du pôle et la cadre de santé du service.

Le Directeur a d’emblée fait part de son souhait de sortir de la crise qui anime actuellement les services d’urgences adultes et de pédiatrie.

Après 100 jours de mobilisation, il a annoncé :

L’attribution pour le service d’accueil et d’urgences adultes un renfort intérimaire Infirmier et aide soignant de nuit.

Son souhait de remise à zéro des heures supplémentaires des secrétaires avant la fin de l’année.

Un renfort brancardier poste de 10 h par jour.

La possibilité de solliciter la société onet pour effectuer les taches de ménage en cas d’absentéisme ASH.

En l’état actuel, l’ensemble de ces propositions a été rejeté par les agents des urgences, et ils ont décidé de la poursuite de la grève.

En effet, s’il est louable d’avoir recours à l’intérim pour pallier le manque d’agent, cela ne garantit en rien l’embauche et la création de postes de façon pérenne.

Les intérimaires ne sont présents que sur le planning de septembre et pas tous les jours.

La Direction reconnait une fois de plus sa difficulté à recruter des agents.

Les secrétaires soulignent la multiplication des tâches administratives et l’inconfort en matière d’ergonomie et d’agencement des locaux.

La direction a attribué de façon ponctuelle un renfort auxiliaire de  puériculture au service de pédiatrie, l’engagement initial était d’un renfort nuit permanent sans nuire au reste du service.

Suite à une interprétation de la loi, par la direction, pour l’attribution de la prime urgence, certains agents travaillant au SAU n’en bénéficieront pas.

La loi stipule qu’elle sera attribuée aux agents travaillant exclusivement aux urgences.

Les ASH travaillent à la fois aux urgences et en réanimation, une collègue travaille au sau et dans un autre service, les collègues des urgences pédiatriques travaillent à la fois aux urgences et en service d’hospitalisation. Donc d’après l’interprétation du texte de loi ils ne peuvent  bénéficier, malgré leur présence aux urgences, de la prime allouée par la ministre. Ce n’est pas juste.

Rien de significatif sur la fermeture des lits sur les problèmes  structurels de locaux.

La grève va donc perdurer d’autant plus qu’au niveau national peu de solutions efficientes sont apportées.

Fort du soutien des pouvoirs, politiques, médicaux (appel imminent à la  grève), de la population (9000 signataires de la pétition), des commerçants (la propriétaire du café de la gare de charnay les macon offre des pâtisseries aux grévistes des urgences) les agents des services d’urgences adultes et pédiatriques se battent pour garantir l’accueil et des soins de qualité aux mâconnais.