lundi 20 septembre 2021

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Pierre Pribile, directeur de l'ARS, est allé au feu ce matin... alors que la grève aux Urgences continue et que les personnels des EHPAD rejoignent le mouvement, il s'est entretenu d'abord avec les personnels de direction, avant de rejoindre la salle de réunion où l'attendaient non seulement les cadres de l'hôpital, mais aussi un bon nombre de grévistes voulant faire entendre leur voix.

 

« Trouvez le bon équilibre »... ainsi peut se résumer le message qu'a tenté de faire passer le directeur de l'Agence Régionale de Santé au cours de cet échange matinal entamé vers 10h45 et clos quasiment deux heures après.

« Quel est le bon point d'équilibre ente l'activité et la charge qu'elle implique ? C'est la question essentielle et la réflexion qui vous incombe. C'est une question d'équilibre de gestion. Nous nous sommes là pour vous aider, vous accompagner. Il faut arriver à un bon dimensionnement de l'activité. »

Pour les personnels grévistes, la chose est d'ores et déjà entendue. La réponse a été donnée pendant les 140 jours de grèves des personnels des Urgences. Manque de personnel et très grande difficulté à remplacer des personnels de plus en plus fréquemment en arrêt maladie pour cause de surmenage ou tout bonnement de burn out.

 

En EHPAD aussi c'est très dur

Les personnels des trois EHPAD, Hôtel Dieu, Providence et Flacé, entrés en grève depuis jeudi dernier, étaient représentés ce matin et faisaient état de cette même situation... au bout du rouleau !

A Flacé, depuis février, deux soignants pour 42 résidents, trois aides-soignantes la nuit et pas d'infirmière, une seule infirmière pour 70 résidents dans un autre établissement. « Quand vous avez fait vos 8h et qu'on vous demande d'en faire 12 de plus pour pallier une absence, et bien on le fait, pour nos collègues. C'est pourtant inhumain et illégal. 

On a le sentiment d'être à l'usine. Il n'y a plus d'humanité dans ces conditions. On nous affiche en salle de repos le nombre d'absences à remplacer histoire de nous faire culpabiliser. Le cercle est vicieux et nous n'en sortons pas. »

 

Le soutien des cadres et médecins

Les difficultés d'exercice de leurs métiers à l'hôpital ont été relayées largement par les cadres infirmiers, médecins et autres... « Vous attendez qu'il y ait un mort pour faire quelque chose ? » lançait une cadre du service HàD (hospitalisation à domicile). « Cela fait deux ans qu'on est en sous-effectif, on tourne tout le temps avec des équipes peu formées. »

Devant cela, Pierre Pribile avouait la « mauvaise gestion globale des personnels dans notre pays ».

 

A une question sur les faisant fonction, il a rappelé que l'ARS procédait néanmoins à une mesure des besoins en personnel tous les 5 ans. « Nous savons évidemment que les patients sont de plus en plus vieux et que les moyens à mettre en place pour les accueillir sont également plus importants. Cette mesure sert à cela. Et l'enveloppe allouée progresse à chaque fois, assortie d'appels à candidatures tous les ans. Mais le recrutement est une affaire compliquée pour des métiers à faible attractivité. Nous faisons des efforts de médicalisation, et nous investissons ici à Mâcon, à travers Copermo. »

 

Pour les cadres, médecins et grévistes, le problème reste entier : « Les personnels enchainent heures sup sur heures sup (2 000h comptabilisées dans un service disait un cadre infirmier en mal de solutions de convalescence pour les patients âgés), les effectifs soignants ne sont pas à hauteur à cause d'une politique Ressources humaines trop serrée, nous avons besoin de professionnels para-médicaux pour mener des projets, le projet Copermo (un investissement pour l'hôpital) prévoit la suppression de 30 lits de médecine. Ce n'est pas possible. Le plan B c'est quand même de nous occuper de nos patients. Copermo, c'est bien, mais est-ce bien normal que ce soit nous qui payions ?... »

 

Des services sous-traités au privé ?

 

Sur cette question, Pierre Pribile a été catégorique : « Non, ça fait trois ans que je suis directeur de l'ARS et nous n'avons jamais constaté que le service public n'était pas capable de faire telle ou telle chose. Je n'ai pas d'exemple de sous-traitance en tête. Si vous en avez, il faut me les donner. Il n'y a pas de dogme sur cette question, pas de réalité, pas d'exemple de transfert. »

 

Pour le maire de Mâcon, « il faut créer des emplois »

 

Jean-Patrick Courtois, président du conseil de surveilance de l'hôpital, s'est entretenu avec Pierre Pribile en milieu de journée pour évoquer la situation de l'hôpital et des EHPAD.

« J'ai entendu sa volonté de rétablir l'équilibre. Toute la question est en effet de savoir comment... Pour moi, c'est en re-créant des services et en embauchant des gens. Nous sommes un des seuls territoires en expansion dans la région. Il est attractif, alors l'hôpital doit l'être aussi. Et pour l'être, il faut créer. Cela relève du volontarisme. Le directeur était d'accord avec moi.

Je lui ai mentionné trois services qui doivent faire l'objet d'une attention particulière : les Urgences, le service néonatalité et les EHPAD.

Nous allons donc travailler à faire des propositions, avec les médecins et les personnels, que nous déposerons dans quelques semaines. »

 

Le mouvement continue

 

Côté grévistes, l'on a apprécié de pouvoir entrer dans la salle, « ce qui n'était pas gagné d'avance. Oui, cette mobilisation est un succès car nous étions nombreux et nombreuses, nous avons pu entrer et échanger avec le directeur de l'ARS. Nous n'étions pourtant pas invités à cette réunion. »

Pour autant, la grève continue. « Nous attendons la concrétisation des promesses avec de vrais postes. Pour le moment, nos demandes sont couvertes par du personnel intérimaire. Nous ne voulons surtout pas que la direction revienne sur ses engagements. Donc oui, nous continuons. »

 

Rodolphe Bretin

 

 

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