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Avec ça, T.G. a fini en prison le 2 novembre dernier. Les faits ont été commis le 1er novembre à Mâcon, après minuit, sur le quai Lamartine, dans un bar et au commissariat.

Alors qu’il venait de se fâcher avec son ex, anxiolitique, produit stupéfiant et alcool ont fait de lui un fou furieux cette nuit-là, circulant à scooter sur les quais, faisant des embardées au milieu des gens et importunant les clients.tes d’un bar dont le gérant appelait la police.

La violence verbale, faites d’insultes racistes à l’endroit d’un policier, de menaces de mort et d’outrage, est montée crescendo, jusqu’à se faire embarquer.

Au commissariat, T.G. refuse de se soumettre aux tests d’alcoolémie et à la prise de sang. Devant la policière qui l’interroge et tente de le ramener à la raison, il lance : « tu veux la voir ma bite ! »… il baisse alors son pantalon, son caleçon, et secoue son sexe. La policière portera plainte et l’homme de 40 ans sera incarcéré.

Présenté en comparution immédiate le 4 novembre, le tribunal décidera le maintien en détention pendant que T.G., à sa demande, prépare sa défense jusqu'à ce 06 décembre, date du renvoi. 

Un casier avec une dizaine de mentions pour violence, menaces de mort, conduites en état d’ivresse, voyage sans titre de transport, l’accable. C’est bien pour cette raison qu’il est là, en comparution immédiate. La juge le prévient d’emblée de la peine encourue : 6 ans d’emprisonnement !

Mais T.G. a de la chance et a su se montrer raisonnable avant les faits qui lui sont reprochés. Qui l’eut cru !…

Par ailleurs, toutes ses peines précédentes sont purgées et il s’est très bien comporté jusqu’à ce 1er novembre, lors duquel il perd complètement les pédales, selon sa propre expression.

Sa chance, c’est d’être entouré d’une famille aimante. Son frère est dans la salle. Il a fait le voyage depuis le Canada pour être là pour lui ; sa mère aussi est présente. Elle a fait le voyage depuis la Tunisie. « Je n’ai jamais vu ça » souligne son avocate Sarah Covarel.

En sa faveur, il vit de peu (RSA), voit un psychiatre régulièrement, et a une promesse d’embauche à Mâcon.

Et il regrette, promet même que le Tribunal ne le reverra plus, que cela ne reproduira pas. Sous l’effet des anxiolytiques et de l’alcool, il dit ne plus se souvenir de ce qu’il a fait mais adresse des excuses aux policiers.

Il s’en sort avec 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de 3 ans. Le tribunal décide de lever la détention. Il devra également payer des dommages et intérêts aux deux policier.ère devant qui il s’est exhibé, à raison de 500€ chacun. Il a une obligation de soin et de travail.

« C’est une dernière chance que nous vous accordons » conclut la juge. Être entouré, ça compte.

Rodolphe Bretin