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Le match vu par le speaker - la chronique de Rémy Mathuriau, à dévorer d'un bloc.

 

J’ai plus d’une corde à mon Ascq

(et non pas à monarque comme disait Louis XVI)

Non seulement content de speaker les matchs de Ligue Féminine, les samedis soirs, je me suis proposé ce samedi de faire une petite animation musique + micro pour le match de NF2, qui se jouait contre le CSL Dijon, en lever de rideau. On leur doit bien ça. Présentation des équipes, comme pour leurs ainées, puis musique lors de temps morts, et arrêts de jeu. C’était sympa. Johanna, leur coach était ravie, et j’espère que les jeunes joueuses ont apprécié. Il a fallu que je m’adapte aux nouveaux prénoms, mais après 2 ou 3 ajustements, c’était parti. Belle petite équipe qui mériterait de décrocher sa première victoire. Avec une égalité parfaite à la douzième minute, les jeunes se sont laissé décrocher, sans jamais rien lâcher. Continuez, persévérez, ça va arriver. Parole de speaker.

Ascq’uzémoi de vous demander pardon

Après les gilets jaunes à l’extérieur, le gilet rose est devenu tendance à l’intérieur du Cosec. Tout le monde s’y met. Presse, sécurité... Lionel et Jojo, les deux gros bras des entrées portent les leurs avec aisance. Chapeau les gars, le rose vous va bien !

Villeneuve d’Ascq

Plantée dans la banlieue lilloise, Villeneuve d’Ascq tient son nom suite à la fusion des trois communes d’Ascq, Annappes, et Flerz-lez-Lille dans les années 70. C’est comme Charnay-Lès-Mâcon, mais avec ‘’Lez-Lille’’. Le Nôôôrd, comme le disait si bien Michel Galabru en parlant des chtits. Région qui sent bon la carbonade de bœuf, le coq à la bière, et la tarte au mariole. Euh pardon ! Au maroilles. Région où on met des que à la place des che, et des che à la place des que.

Enfin bref, des trucs imprononçables sauf si vous vous appelez Dany Boon ou Line Renaud. Heiiiinnn ! Une quinzaine de supporters nordistes avaient fait le déplacement. D’abord pour encourager leur équipe, et ensuite pour déguster les produits

liquides locaux. Encore une fois, avec deux tambours, un porte-voix et beaucoup d’encouragements, les ‘’z’hurlants’’ ont fait le métier de supporting face à un public charnaysien aussi froid que l’intérieur d’un congèle caché au milieu d’un iceberg. A quand une vraie bandas au Cosec ?? Allez chiche !! N’oublions pas la 33ème édition du Téléthon.

Le Cbbs tenait à y participer, et un euro par entrée sera reversé à l’AFM. Merci à tous de votre générosité !

To ask. Ask-Asked-Asked. En français = demander. Donc I ask la présentation des équipes

Vu que je suis un pro dans la langue de Shakespeare, je préfère vous la faire dans celle de Molière. Les U9 féminines font leur entrée en tenant la main des Pinkies, sous le feu des projecteurs du Cosec. Ina Wantulla, et Emmanuelle Rigaud de Joker donnaient le coup d’envoi du match, en compagnie de Claude Poux, gérant de ‘’Mister Harry’’, et spécialiste en communication digitale à Tournus. Le domaine Lapalus et Fils de Pierreclos se tenait prêt à bondir pour la soirée d’après-match. Un grand merci à tous.

Jeanne d’Ascq, qui fut, je le rappelle la première femme au foyer

Comme la pucelle (je ne suis pucelle que j’étais) de Domrémy, les Pinkies n’ont vu que du feu pendant les cinq premières minutes de jeu. 15 points pour les nordistes et 0 pour les bourguignonnes. De mémoire de speaker, je n’avais jamais vu une entame de match de ce type. Et ça fait mal. A la tête. Surtout celle de Kristen, qui prend un coup de boule magistral, et sort quelques instants afin de se faire soigner. C’est le trou noir.

Et comme on dit chez les troubadours, le trou noir du trouvère est toujours troublant. Et c’est lorsque je pose mon nuancier Ripolin sur le bord de ma table, que Laetitia Guapo (prononcez Goua comme le Guacamole) marque enfin le premier panier charnaysien. Il était temps (petit navire). Matthieu Chauvet réclame un premier 1/4 temps, en moins de temps qu’il n’en faut pour prendre le poulpe à une pieuvre agonisante.

Mais il n’est jamais facile de se relever après une telle déroute (du rhum). Des petits malins ayant mis du film étirable sur le panier des Pinkies, il était alors impossible que le ballon rentre. Les nordistes profitent de ce passage à vide, prennent pelles et pioches, et continuent de creuser l’écart (de finale) (5-26).

Mireille d’Ascq et second 1⁄4 temps

La chouchoute des films de Georges Lautner, et surnommée la grande sauterelle dans le milieu du cinéma des années 60 et 70, a dû donner des idées aux Pinkies, puisqu’elles dominent les amatrices de Maroilles au rebond. Mais le mal est fait (du logis). Rattraper ce retard va être plus compliqué que de choper son train un jour où la Sncf n’est pas en grève. Mais Jordan Moore, bien servie, fait son boulot sous les paniers. Plus que 14 points de retard à deux minutes de la mi-temps. Rien n’est terminé mon cadet.

La preuve, les Pinkies, excitées comme les époux Balkany au salon de la casserole, enquillent neuf points d’affilé, devant des guerrières nordistes médusées. Qui comme chacun sait, qu’elles feront plus demain, alors qu’elles n’ont fait guère hier. Ça fait du bien, le public se réveille enfin, comme après un épisode de l’inspecteur Derrick. Mais, titillées dans leur ego, les fans de Pierre Bachelet et de ses corons retrouvent des couleurs, et montrent aux Charnaysiennes ce qu’est que mettre des trois points. Ce second 1⁄4 temps est gagné par les Pinkies. Le buzzer buzze sur le score de 24-43.

Lors de la mi-temps

Pas de place, je vais donc boire dans une v’Ascq ou un c’Ascq. Rien de spécial sauf d’aller saluer, et embrasser quelques partenaires féminines à la buvette.

Et le match reprend pour faire tomber les m’Ascq

Malgré tout, les deux équipes se tiennent, mais l’écart du départ est toujours présent (34- 54). P.. de b.. de m.. de nom de dieu d’entame de match. Et je suis poli, comme ma copine Esther. Charnay grappillait des points et remontait au score. A deux minutes du coup de sifflet, l’écart n’était plus que de 14 points. Jordan Moore entretient le doute dans la tête des Villeneuvoises, en maintenant celles des Pinkies hors de l’eau. 44-56 à la fin du troisième 1⁄4 temps tout de même emporté par les protégées de Matthieu Chauvet (20-13). La messe n’est pas dite, Edith.

Le dernier 1⁄4 temps va être décisif (en espérant une bourr’Ascq)

Du départ, Christelle Diallo la mangeuse de frites sort pour cinq fautes dont une technique. (46-60) à la 33ème minute. Laetitia Guapo sort également pour cinq fautes. Pauline envoie un tir à trois points qui déride la salle. Mais ça ne suffit pas. Les joueuses de Rachid Méziane commentent des fautes. Courtney Hurt, et Keisha Hampton en subissent les conséquences, et les arbitres les sortent pour cinq fautes. Les charnaysiennes emportent tout de même cet ultime 1⁄4 temps (14-11).

Malgré tout, les Pinkies ont cédé depuis un moment, et la fin du match bippe sur le score de 58-67. Au final, ce ne sont « que » 9 petits points sur un match gagnable d’après plein de monde. Dommage. Le tour d’honneur se fait malgré tout, mais sans sourire.

Pensez déjà à réserver votre samedi 8 février. En effet, la soirée Saucisson Beaujolais revient. Elle se déroulera après le match des NF2.

Et ensuite ? Me demanderez- vous. Pas loin du pays B’Ascq

Direction la Coupe de France à Basket Landes le week-end prochain. Ensuite, direction Rezé et ses buveuses de muscadet lors de la neuvième journée du championnat. Rendez-vous au Cosec le dimanche 19 janvier à 15 h avec la venue des Gazelles de Montpellier.

Le CBBS et moi-même vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Duel des scoreuses : Jordan 22 et Pauline 12 pour le Cbbs

Courntey Hurt 15 pts – Johanne Gomis 14 pts pour Villeneuve-d’Ascq

Rémy MATHURIAU

Photo d’accueil : David Delecroix