samedi 30 mai 2020
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Accusé par son épouse de faits de violence, avec incapacité supérieure à huit jours, survenus à Mâcon le 13 octobre dernier, un Mâconnais de 33 ans était présenté mercredi après-midi au tribunal en comparution immédiate. Récit.

 

L’affaire avait déjà été présentée en comparution immédiate le 14 octobre dernier, mais une expertise psychiatrique et neurologique avait été demandée en complément. S’il a été impossible de solliciter un neurologue dans les délais utiles, le prévenu, actuellement détenu, a pu rencontrer un médecin psychiatrique.

Cet examen réalisé, il comparaissait à nouveau devant le tribunal ce mercredi après-midi pour des faits commis le 13 octobre dernier à l’encontre de son épouse, E. K.

Ce jour-là, la jeune femme de 24 ans avait déposé plainte auprès des services de police pour des faits de violence au domicile conjugale. Une dispute aurait éclaté entre les époux le matin même. S. K. se serait levé brusquement, très énervé, aurait d’abord lancé une fourchette sur son épouse. Celle-ci menaçant de quitter le domicile en compagnie de ses enfants, aurait fait l’objet de menace de mort. Le prévenu aurait alors attrapé la victime par les cheveux avant de lui donner coups de poings et gifles dans les bras et les jambes et de saisir un rouleau à pâtisserie en bois pour lui asséner trois coups à la main et à la jambe.

 

« Elle marque facilement et ment sur beaucoup de choses »

 

Le rouleau se cassera sous l’effet des coups, les violences continueront jusqu’à ce que le plus jeune enfant du couple vienne dans les bras de sa mère. S. K. quitte alors le logement. Son épouse, ne parlant pas français, appelle des amies pour contacter la police. La victime s’en sortira avec des lésions et des œdèmes sur tout le corps et une fracture au doigt de la main droite.

S. K. et E. K. sont mariés depuis huit ans et ont trois enfants de 8, 3 et 1 an et demi. L’épouse explique aux forces de l’ordre que ces faits de violence sont récurrents (une fois par semaine) depuis le début de leur relation. Trois semaines plus tôt, le 17 septembre, elle avait d’ailleurs déjà fait intervenir les forces de l’ordre vers 22 h 45 après avoir reçu des claques, des coups de pied et de poing. Les policiers constateront une joue gonflée et rouge. Elle refusera d’aller voir un médecin et ne portera pas plainte ne voulant pas laisser ses enfants seuls à la maison.

Contrôlé chaque fois négatif à l’alcool et aux stupéfiants, le prévenu dira que son épouse marque facilement, ment sur beaucoup de choses et qu’il n’y entre eux que de petites disputes conjugales. Il mettra en revanche en avant ses maladies dont la maladie de Behçet qui serait en cause et fait qu’il « tombe dans les pommes quand il s’énerve trop. »

 

« Comme elle ne se plaignait pas, je me disais que ça ne me regardait pas »

 

Devant le tribunal mercredi après-midi, il a confirmé ses propos et continué à nier toute violence : « Quand il y a des disputes, je prends tout sur moi et je m’en vais prendre l’air car je sais que je peux être très violent quand je m’énerve beaucoup. Je ne sais pas ce que je dis, je ne sais pas ce que je fais. Quand c’est une femme, je prends sur moi, même si j’ai tort, je ne toucherai jamais de ma vie à une femme et à des enfants. On me l’a appris et puis c’est Madame K., c’est ma femme, la mère de mes enfants. Je n’ai jamais tapé une femme, c’était une dispute verbale. »

Quand la présidente Carole Bataillard rappelle le parcours judiciaire de S. K. : 16 condamnations entre 2004 et 2017 dont 5 pour des faits violences dont deux avec circonstances aggravantes, le prévenu répond « c’était sur un monsieur à chaque fois, quand je m’énerve contre un homme je frappe, pas sur une femme. » Et quand il est interrogé par le parquet sur les marques de coup trouvés sur toutes les régions du corps de son épouse, il répond : « Je ne sais pas quoi vous dire. Je n’ai jamais vu ses marques et je ne lui ai jamais demandée comment elle se les était faites. Comme elle ne se plaignait pas, je me disais que ça ne me regardait pas. J’avais déjà assez de choses à m’occuper pour moi-même ! »

L’expertise psychiatrique, réalisée le 30 novembre, ne révèle aucun trouble mental, que S. K. est totalement conscient de ses actes, qu’il est intolérant à la frustration et a une forte impulsivité, entre autres. Le risque de réitération de faits semblables est élevé et pourrait se reproduire.

 

« Il faut qu’il admette qu’il a commis des violences et qu’il se soigne »

 

L’épouse, représentée par Maître Doffou, n’est pas revenue sur ses déclarations et veut désormais tourner la page. « Elle voulait prendre connaissance du rapport médical pour savoir si elle vivait avec une personne dangereuse. Elle ne veut pas de mesure d’éloignement et estime que monsieur a besoin de soigner ses colères. Elle veut bien entendre que la violence est liée à sa condition médicale. Elle n’acceptera plus aujourd’hui d’être réduite au silence au motif qu’elle est esseulée en France. Il faut qu’il admette qu’il a commis des violences et qu’il se soigne s’il veut reprendre une vie commune. »

Le procureur requiert deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve, obligation de se soigner et indemnisation à la victime. « Monsieur n’est pas capable en tant que mari de s’ériger en tant que défenseur de sa femme, il ne s’interroge pas sur les marques de coup qu’elle a si ce n’est pas lui qui lui a donnés ! Par ses magnifiques déclarations et ses embrouillages, on a la confirmation qu’il est plus dans la colère et l’énervement que dans la discussion. Aujourd’hui, quid de la protection qu’on peut apporter à cette femme ? Pour ses trois enfants, elle est d’accord pour qu’il revienne au domicile sauf que l’on sait très bien que les soins ne sont pas magiques, ni immédiats. Il faut de la détention pour qu’il se soigne et qu’il réfléchisse à la relation qu’il veut avoir avec sa femme. »

Maître Piard, avocat de la défense, a regretté que l’examen neurologique n’ait pu se faire : « C’est une carence, un frein aux droits de la défense. La nature de la pathologie dont souffre S. K. est de nature importante. C’est une maladie nerveuse dégénérative rare qui altère l’ensemble du cerveau, qui contrôle les discernements et les actes. Il y a donc une altération forte du discernement chez mon client. »

Après une suspension d’audience, S. K. a été reconnu coupable et retournera en prison. Il a été condamné à un an de prison ferme et un an de sursis avec mise à l’épreuve, une obligation de se soigner et une interdiction d’entrer en contact avec son épouse.

D. C.

 

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