jeudi 9 avril 2020
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Ce samedi, à l’issue d’une réunion de travail avec ses colistiers, Laurent Voisin, tête de liste “Charnay au Cœur” a organisé une conférence de presse pour présenter sa liste et son programme.

 

Pourquoi vous engagez-vous pour cette élection municipale ?

Cela fait 53 ans que j’habite Charnay. J’aime ma ville, j’y ai mes racines et je suis la 4ème génération de commerçants installés Grande rue de la Coupée. J’ai vu ma ville se développer et je veux aujourd’hui apporter ma pierre à l’édifice et rendre à Charnay ce que Charnay m’a donné.

Comment avez-vous constitué cette liste ?

C’est un rassemblement de personnalités que j’ai rencontrées au fil de toutes ces années. J’ai fait mes études ici, j’ai travaillé ici, ce sont des gens que je connais depuis longtemps et dont je connais les compétences. Pour administrer une ville, il faut un certain nombre de compétences et j’ai donc essayé de les réunir sur ma liste.

Votre projet met en avant l’aspect environnemental. Est-ce lié aux derniers résultats aux élections européennes [et au bon score des écologistes, ndlr] ?

Non, pas du tout. Nous nous apercevons tous que l’écologie est un vrai sujet. Nous ne sommes pas là pour faire une politique nationale, il faut rester à notre niveau municipal et faire ce que l’on peut pour faire des économies. Ce n’est pas un effet de mode, c’est une vraie réflexion. Et chaque petit geste, aussi infime soit-il, contribuera à un environnement meilleur et à une nouvelle écologie.

S’il doit y avoir une priorité ou un élément qui rassemble cette liste, ce serait quoi ?

L’envie de servir. C’est ce qui nous motive.

Y a-t-il un chantier à engager en priorité ?

La circulation et la voirie sont une priorité pour nous. On a eu des refections de voiries qui ont duré jusqu’à 8 mois, par exemple rue de Davayé. 8 mois pour avoir une route en état de rouler, c’est juste insupportable !

Il faut élaborer un plan de circulation global et qu’il obtienne l’assentiment du plus grand nombre. Nous souhaitons également la réalisation d’une nouvelle voie entre Malcus et le rond-point de Brackenheim car c’est l’élément-clef qui permettra une meilleure circulation.

Quelle place pour les modes doux dans ce plan de circulation ?

Il faut mettre en service des voies dédiées. Par exemple, nous avons un chemin entièrement sécurisé qui va de la mairie au cœur de ville de Charnay, qui aujourd’hui n’est pas utilisé parce qu’il est peu connu et pas finalisé. Il faut le mettre en service, ce qui peut aller très vite.

En termes de sécurité, 2 policiers municipaux, ce n’est pas suffisant ?

Ça ne suffit pas. Il y a 25 ans, Charnay comptait 4500 habitants et il y avait 2 policiers municipaux. Aujourd’hui, nous sommes 8000 et les effectifs sont les mêmes. Or, on sait que les effectifs de police nationale peuvent être mobilisés sur l’ensemble du département. On ne peut donc pas compter uniquement sur la police nationale.

D’autre part, 4 policiers municipaux, ça permet d’avoir une plus large présence horaire et on sait bien que la vision d’un uniforme permet d’éviter des incivilités.

Cette mesure serait sans surcoût pour la commune car c’est un redéploiement de l’effectif des agents municipaux : des compétences ont été transférées à la MBA, des personnels partent. On peut remplacer ces personnels par 2 postes de policiers municipaux.

Vous envisagez la mise en place d’un taxi social. Ne craignez-vous d’empiéter sur les attributions des taxis et de la MBA [qui gère les transports collectifs, ndlr] ?

L’idée du taxi social vient du constat que de nombreuses personnes âgées vivent au cœur de ville pour les commerces et services présents à proximité. Par contre, elles n’ont pas de possibilité, si elles ne sont pas véhiculées, de se rendre sur les tombes de leurs proches.

Nous avons 3 véhicules municipaux de 9 places qui ne servent que le week-end. Ça pourrait être une possibilité de les rentabiliser et d’apporter un service supplémentaire sans aucun surcoût.

Nous n’entendons pas remplacer qui que ce soit mais apporter un service supplémentaire. Un taxi, ça a un coût pour certaines personnes qui n’ont pas des retraites suffisantes. Les horaires de bus ne correspondent pas forcément aux besoins des personnes âgées. Ce serait donc un complément sans se substituer au transport à la demande qui existe à la MBA.

En matière d’urbanisme et de construction, quels sont vos projets ?

Les communes ont l’obligation d’avoir 25% de logements sociaux. Aujourd’hui Charnay est à environ 20% de logements sociaux, ce qui signifie qu’il faudrait construire des immeubles supplémentaires. Je pense qu’il faut un moratoire, qu’on arrête de construire, et qu’on regarde où on en est, ce que les nouveaux logements apportent aux finances [via la taxe foncière, ndlr], ce que ça coûte en services supplémentaires.

Vous évoquez les nouvelles recettes liées aux constructions de la Nouvelle Coupée. Ne craignez-vous pas qu’elles entraînent des dépenses supplémentaires, notamment liées aux écoles ?

Je ne pense pas. Charnay est une commune qui vieillit. Les enfants qui grandissent partent. Les logements nouvellement construits ne s’adressent pas uniquement aux familles avec des enfants en bas âge. Je ne pense donc pas que cela crée les besoins d’une nouvelle école.

Quel bilan tirez-vous de la municipalité actuelle ?

Plusieurs choses m’ont déçu. D’abord le temps perdu sur la voirie. On a perdu 6 ans sur la voie qui relie le nord de Charnay à la Bâtie-Brackenheim. Ensuite, je suis déçu par le turn-over des agents municipaux et l’instabilité des effectifs à la mairie. Surtout, je regrette les démissions et les destitutions d’adjoints. C’est peut-être une erreur de casting au départ, mais je regrette que ça se soit passé parce que pour faire un bon travail, il faut être uni du début à la fin.

Jean-Louis Andrès a dû remettre à niveau les finances. Comment jugez-vous son action en la matière ?

Il faudra me démontrer en quoi la ville était surendettée à son arrivée. Une ville surendettée, c’est comme un foyer en surendettement, on ne va pas lui prêter d’argent. Or, la ville de Charnay a emprunté 700 000 € au cours des 6 dernières années. Et si on était vraiment sous tutelle de l’Etat, on n’aurait jamais pu lever ces fonds.

D’autre part, le prêt structuré dont ils nous ont parlé en tout début de mandat, il faut savoir que c’est l’ancien adjoint aux finances, Gilbert Gaudillière, qui avait entamé les démarches auprès de l’Etat et des banques pour refinancer ce prêt qui a servi à construire le centre de loisirs en 2006, à l’époque où Jean-Louis Andrès et un certain nombre de ses adjoints étaient au conseil municipal et avaient validé cette construction et son plan de financement.

 

Propos recueillis par David Delecroix

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Laurent Voisin et Valérie Ah-Hone, face à leurs colistiers

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Laurent Voisin et ses colistiers. Source : Facebook

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