Actualisé - Une adhérente handicapée de l'A.M.i habitant à Mâcon mais confinée à Dijon s'était vue refusée l'octroi d'un masque par la Ville de Dijon. La municipalité s'est excusée après de l'A.M.i
 
Vraiment on en est là ??? (Suite) 
 
L’Association A.M.i avait rédigé il y a quelques jours un article sur la distribution des masques à Dijon (lire ci-dessous). Elle avait envoyé le même document à la municipalité dijonnaise : cette dernière a réagi en téléphonant à l’association pour demander de bien vouloir l’excuser auprès de notre amie (qui, malgré son handicap, n’avait pas pu recevoir de masque parce qu’elle était mâconnaise, alors qu’elle était obligée d’être en confinement à Dijon).
La mairie a expliqué qu’il devait y avoir eu un malentendu, que le personnel municipal n’avait peut-être pas compris toutes les directives, et elle s’est proposé d’envoyer les masques à notre amie !
L’A.M.i apprécie à juste titre lorsqu’une autorité reconnaît avoir commis une erreur, et cela encourage l’association à poursuivre son combat quotidien contre les incompréhensions, les mensonges, les incompétences, les injustices. Il faut oser dire les choses et surtout ne lâcher rien ! »

 


 

« Une amie handicapée de l’A.M.i résidant à Mâcon était chez son copain à Dijon au moment de l’annonce du confinement pour qu’elle ne se retrouve pas seule et sans aide à domicile dont elle a besoin au quotidien (certains services ont dû arrêter les prestations pendant le confinement par décision gouvernementale).

Elle est donc restée jusqu’à présent chez son aidant familial à Dijon.

Il y a quelques jours, la mairie de Dijon a distribué des masques, et, bien que ce soit toujours très compliqué pour une personne en fauteuil de se déplacer, cette amie s’est rendue avec son copain à l’hôtel de ville pour recevoir des masques. Ces derniers étant remis aux habitant.e.s sur présentation d’un justificatif de domicile, notre amie n’a pas été autorisée à en prendre car elle est domiciliée… à Mâcon…

Le taux d’incapacité de notre amie est supérieur à 80%, c’est ce qu’on appelle une « personne handicapée » et elle est même considérée aujourd’hui, face au virus, comme une « personne à risque en raison d'une affection longue durée », mais elle n’a pas reçu de masque.
Toutes ces étiquettes ne sont que des mots qu’on lui colle à la peau, mais dans les faits elles ne lui donnent aucun droit : elle n’a pas reçu de masque.

Alors, ami.e.s handicapé.e.s , si vous avez été confiné.e.s chez un membre de votre famille, ou auprès d’un ou d’une petit.e copain.ine, mais hors de votre lieu de résidence, renseignez-vous avant  de vous rendre dans les mairies de l’endroit où vous vous trouvez. Si elles font de la prévention en distribuant des masques à leurs habitant.e.s : vous en recevrez ou pas ! 

On nous a dit : « c’est normal, elle n’habite pas à Dijon. Probablement que si elle avait expliqué qu’elle habitait chez son copain, elle aurait reçu un masque, seulement cette situation est provisoire ».
A l’A.M.i (association de défense des droits des Malades, handicapés et Invalides), nous comprenons tout à fait qu’il faille des règles pour vivre en société.
A l’A.M.i., nous pensons cependant que le problème n’est pas une question bêtement administrative.
A l’A.M.i., nous nous indignons  parce que nous vivons dans un pays civilisé et développé, l’un de plus riches de la planète, et que   les mairies se trouvent dans l’obligation de compter les masques, et de les refuser à des personnes sous le prétexte qu’elles ne vivent pas là… alors que si le gouvernement avait prévu la gratuité des tous les masques dès début du confinement, nous n'en serions pas là et il n'y aurait pas eu de risque de trafic et de vandalisme !

Vraiment, on en est là ???

 

Épilogue :

Notre Amie a contacté la délégation APF France Handicap 21 qui lui a apporté des masques au domicile de son compagnon. Elle va maintenant pouvoir rentrer sans crainte chez elle à Mâcon.  La Bourgogne étant un département rouge circuler sans masque pour une personne fragile, c'est compliqué et dangereux. 

Ça commence peut-être comme ça le monde d’après ? »

Maryline Barillot 
Trésorière Adjointe et bénévole de l'A.M.i