Cluny

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Il avait rassemblé 23,63% des suffrages au 1er tour. Dans un communiqué, il indique notamment pourquoi une fusion avec la liste conduite par Marie Fauvet ne s'est pas faite.

 

Communiqué

« Au sortir de cette crise pandémique, nous tenons à remercier tous les bénévoles ou professionnels qui, au quotidien, ont pris en charge les malades, ou les personnes qui avaient besoin d’une aide extérieure. Ils ont assuré la continuité des services publics et contribuer au bon fonctionnement de notre économie.

Cette crise sanitaire laissera des traces. Déjà les chiffres du chômage sont en forte hausse, laissant craindre une économie au ralenti et une rentrée sociale agitée.
Localement comme ailleurs, certains commerces ou entreprises sont dans une situation délicate. Au moment où il faudra payer les charges qui n’ont été que reportées et rembourser les avances de trésorerie, pourront-elles faire face ? Nous prouverons notre solidarité en continuant de s’appuyer sur ces ressources économiques locales.

Dans ce contexte, la liste « Cluny dans le bon sens », conduite par Paul Galland, sera présente au second tour des élections municipales, conformément au souhait de la majorité de ses colistiers.

Nous revenons devant les électeurs sans François Petit, candidat à nos côtés, qui nous a quitté le 4 avril. Nous avons une pensée émue pour ses proches. Le règlement électoral fait qu’il ne peut pas être remplacé sur la liste.
Pendant ce long confinement, des situations personnelles ont changé, des incertitudes professionnelles sont apparues. La répartition des fonctions que nous envisagions dans la municipalité sera partiellement modifiée.
Nous avons présenté aux Clunisoises et Clunisois un programme tout à la fois ancré dans le quotidien et tourné vers l’avenir. La période que nous venons de vivre en raison de la pandémie n’oblige pas à le bouleverser. Nos propositions en faveur de l’activité économique et commerciale et notre projet social sont au contraire plus que jamais d’actualité. Cette crise sanitaire si peu anticipée nous amène cependant à de nouvelles propositions, comme la constitution a minima d’un stock de masques et de gel mutualisé avec les structures qui pourraient en avoir besoin.

La municipalité sortante fait entendre à grands renforts de communication sa présence sur le terrain pendant et après le confinement. Cela n’efface pas le bilan de son mandat, lourdement sanctionné au premier tour des élections. N’oublions pas cette gestion à courte vue, sans véritable projet d’avenir pour Cluny. N’oublions pas les décisions prises sans concertation, les commissions municipales délaissées, les micros coupés au conseil municipal. N’oublions pas avoir entendu souvent, pendant six ans, de nombreux employés de la Ville faire part de leur souffrance. Le personnel communal n’est pas une charge, c’est un vivier de talents. La délégation de nombreux services à des sociétés privées - que nous avons maintes fois dénoncée - illustre ce manque de considération envers nos salariés. Et les finances de la commune n’en sortent pas meilleures…

Devant ce bilan, une partie de nos électeurs aurait souhaité une fusion au second tour avec la liste menée par Marie Fauvet et Jean-Luc Delpeuch. Cette éventualité a été définitivement balayée le 13 mars dans un message de cette liste sur notre page Facebook, dans lequel on peut lire noir sur blanc : « à l’inverse de ce qu’on pourrait penser, nos listes sont éloignées ».
De fait, nous craignons que le flou du programme de « Cluny cité vive » masque en fait le projet d’affaiblir les compétences de la Ville pour les transférer à la Communauté de Communes du Clunisois. Nous défendons l’intercommunalité dans sa mission de développement de l’attractivité économique. Nous proposons qu’elle mutualise plus de services à la population. Mais notre communauté de communes, création administrative qui s’étend jusqu’à La Guiche, ne correspond pas à un bassin de vie. Nous militons donc que la commune ne soit pas dépossédée des compétences structurantes telles que l’urbanisme ou la culture.

De nombreux habitants refusent de choisir entre les deux équipes qui ont dirigé successivement la municipalité depuis 2008 et se querellent depuis 6 ans par collectivité interposée. Même la gestion des conséquences de la pandémie a nourri la polémique entre la ville et l’intercommunalité, alors que les priorités appelaient à un travail commun pour l’intérêt de notre population. C’était à savoir laquelle prendrait les mesures les plus favorables pour notre économie locale, laquelle s’investirait le plus pour la défense sanitaire de nos concitoyens, laquelle mobiliserait le plus de bénévoles (chacune dans sa liste de candidats…). L’une comme l’autre n’a pas respecté l’ordonnance constitutionnelle sur la continuité de fonctionnement en n’informant pas les conseillers municipaux ou communautaires sur les décisions prises.

Il est temps de tourner la page. Forts de notre programme et de notre implication dans la vie locale, nous invitons le 28 juin les Clunisoises et Clunisois à suivre une autre voie, celle de l’intérêt commun, celle du bon sens. »