FONDtr2

 

 

Cette crise sanitaire du COVID a particulièrement affecté les personnes âgées prises en charge en établissements ou à domicile et mis en première ligne les professionnelles de ce secteur. 

Les premières mesures d’urgence des pouvoirs publics n’ont pas été à la hauteur des besoins dans les EPHAD, les EHPA et les secteurs de l’aide, de l’accompagnement et des soins à domicile, laissant aller le personnel au front sans matériel de protection, ni tests etc. et faire face à de multiples difficultés.

Le personnel a été laissé pour compte, démuni pour faire face à des résident.e.s et des usager.e.s rendues vulnérable par ce virus destructeur et mortel et aussi par l’isolement que ces personnes ont dû subir. 

"NE VOIR PERSONNE, C’EST UN PEU COMME ETRE DEJA MORT."

La crise sanitaire a mis particulièrement en lumière les limites de notre système de prise en charge de nos parents et grands-parents. Pour la prime, promesse présidentielle, seule réponse apportée par le ministre de la Santé qui a fait des annonces médiatiques, mais pas suivies de fait. 

Personnellement, j’ai interrogé des auxiliaires de vie des EPHAD, des aides à domicile : A CE JOUR PERSONNE N’A EU LA PRIME !!! 

Les femmes ne veulent ni médailles, ni promesses, ni considération feinte ! Avant même d’être frappés de plein fouet par l’épidémie du COVID19, les EPHAD étaient déjà "en profonde crise", avec grève du personnel dénonçant le manque de personnel, de moyen, etc.

Les auxiliaires de vie à domicile sont des femmes à 95% avec des conditions de travail indignes et des rémunérations payés au SMIC et 9 cas sur 10 des temps partiels! Un des paradoxes du confinement, c’est qu’il a mis au grand jour les travailleuses et travailleurs invisibles "en temps normal". Celles et ceux qu’on a appelé les petites mains, d’abord les soignant.e.s, les caissières, routiers, ouvriers etc. ont tenu le pays à bout de bras, démontrant, s’il était nécessaire, leur rôle incontournable dans notre société ! Et qu’ils ont fait tourner la société dans ses rouages !

Evelyne Rogowicz, pour le comité départemental de Femmes solidaires