mardi 1 décembre 2020
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L’Ordre National des Infirmiers a pris la température auprès de ses professionnels en pleine dégradation des indicateurs de la crise du Covid 19. Les 60 000 soignants qui ont répondu dressent un panorama alarmant de la situation aussi bien dans les établissements que dans l’exercice libéral.

Durant le confinement et devant les difficultés rencontrées par les infirmiers, mais aussi à l’épilogue de la première vague, l’Ordre Régional des Infirmiers de Bourgogne Franche Comté avait souligné les difficultés qui sortiraient de cette crise d’ampleur. Force est de constater qu’après le Ségur de la Santé, et malgré les quelques évolutions positives, ce second épisode pourrait avoir raison de nombreux infirmiers. Si 32% des soignants s’estimaient déjà « à bout » avant le début du Covid, aujourd’hui face à ce marathon sanitaire, 57% de la profession se considèrent en situation d’épuisement professionnel.

Les symptômes sont toujours identiques. Effectifs réduits, pas assez de temps nécessaire pour apporter un soin de qualité au patient, conditions de travails encore en déclin par rapport au début de la crise, exercice en dehors du champ de compétence réglementaire... Une récurrence incessante des mêmes constats pour une conclusion pour le moins cinglante : 43% des infirmiers interrogés « ne savent pas s’ils seront toujours infirmiers dans 5 ans ». Cette crise sanitaire ne fait que rappeler les mêmes maux évoqués depuis de longs mois maintenant.

La seule vocation infirmière ne saurait être un palliatif suffisant à ces chiffres alarmants. Il faut valoriser la profession dans l’ensemble de ses paramètres : attractivité, conditions d’exercices, prérogatives, contribution de l’infirmier à l’offre de soins, rémunération...etc. Autant de propositions évoquées pour le Ségur qui ne sauraient attendre l’urgence de la prise en considération des professionnels soignants. La moitié se questionnait à l’issue de cet évènement de son impact réel. Quelques mois après, la réponse est sans équivoque.

L’infirmier a besoin de se sentir soutenu, reconnu et valorisé au travers de mesures concrètes pour continuer, sans ménagement, leur accompagnement auprès des patients. A chaque occasion, l’Ordre rappellera sans détour la réalité du quotidien et le désespoir de ses infirmiers de se faire, enfin, entendre comme une profession majeure du système de santé.

Hervé GENELOT-CHELEBOURG

Président du Conseil de l’Ordre Régional des Infirmiers de Bourgogne Franche Comté

 

ATTRACTIVITÉ : Les villes de Bourgogne-Franche-Comté ont des aires de petite taille et sont peu dynamiques démographiquement

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Entre 2007 et 2017, la population est pratiquement stable dans les aires d’attraction des villes de la région comme l'indique l'INSEE. La Bourgogne-Franche-Comté ne comporte pas de très grandes aires urbaines qui sont souvent des moteurs démographiques.

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : +12,40% de décès entre le 1er septembre et le 09 novembre

La Saône-et-Loire est le département qui enregistre la plus forte progression des décès par rapport à 2019. L'INSEE précise qu'il s'agit de décès toutes causes confondues et pas seulement liés au covid.

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : Olivier Véran annonce 31 millions d'€ pour « le quotidien des soignants »

Les concertations régionales du Ségur de la Santé avaient été lancées le 29 mai à Dijon. Ce samedi 14 novembre, le ministre annonce des enveloppes pour les investissements du quotidien des établissements de santé et la réduction des inégalités de santé en Bourgogne-Franche-Comté.

COVID EN BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : Une indemnité exceptionnelle aux étudiants infirmiers

Les étudiants.es en soins infirmiers mobilisés.es pour faire face à l’épidémie dans le cadre de leurs stages vont recevoir une indemnisation exceptionnelle de l’ARS et du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Elle s'élève à 244€/semaine.

COVID-19 EN BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : La deuxième vague continue de toucher très fortement les hôpitaux de la région

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« Le début de ralentissement des contaminations par le virus observé à l’échelle de la région ne se ressent pas encore sur le système hospitalier » indique le communiqué du jour de l'ARS. Dans la région, 130 patients en moyenne par jour sont hospitalisées pour covid.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Marie-Guite Dufay annonce une aide supplémentaire de 7,3 M€ aux TPE et de 2 M€ aux élèves infirmiers

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Si l’assemblée plénière, initialement prévue ce vendredi 13 novembre, est reportée au lundi 16 novembre (lire ici), la présidente de la Région a tenu à présenter en préambule les différentes mesures pour faire face à la crise ce jeudi matin.

ACADÉMIE DE DIJON : Une grève bien peu suivie

Actualisé : le taux de grévistes en Saône-et-Loire, dans le 1er degré

ACADÉMIE DE DIJON : Le choix du pré-avis de grève à partir du 10 novembre pour le SGEN-CFDT

Le syndicat enseignant demande la suspension immédiate du jour de carence

COVID-19 : Plus de 2 000 décès depuis le début de l'épidémie en Bourgogne - Franche-Comté

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« La deuxième vague touche très fortement les hôpitaux de la région » indique le communiqué de l'ARS. Tous les chiffres de l'agence de Bourgogne-Franche-Comté.

ACADÉMIE DE DIJON : Quelques incidents lors de l'hommage à Samuel Paty

Côté covid, le rectorat a recensé peu de contaminations en milieu scolaire, aussi bien chez les élèves que chez les enseignants. À voir aussi, les chiffres en Saône-et-Loire.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : « Les artisans tiendront si vous les soutenez ! »

Tribune des Présidents de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Région Bourgogne Franche-Comté :

COVID-19 - Pierre Pribile, directeur de l’ARS BFC : « Un scénario catastrophe à éviter »

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Face à une situation sanitaire extrêmement tendue, Pierre Pribile a tenu à tirer le signal d’alarme et lancer un double appel, aux soignants et à l’ensemble de la population. « Tout se joue en ce moment ». Il fait également le point sur les Epadh, les tests antigéniques et la situation à Mâcon avec le Docteur Clair.

COVID-19 EN BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : L’ARS lance un appel aux renforts dans les hôpitaux de la région

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« À l'heure actuelle, on ne peut pas se priver de la moindre compétence de personne disponible sur notre région », prévient Pierre Pribile, directeur général de l’Agence régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté. « Beaucoup de soignants sont contaminés à Mâcon » a-t'il précisé.