lundi 18 janvier 2021
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Face à une situation sanitaire extrêmement tendue, Pierre Pribile a tenu à tirer le signal d’alarme et lancer un double appel, aux soignants et à l’ensemble de la population. « Tout se joue en ce moment ». Il fait également le point sur les Epadh, les tests antigéniques et la situation à Mâcon avec le Docteur Clair.

 

L’épidémie a déjà fait près de 2000 morts dans la région depuis mars, alors même que nous n’en sommes qu’au début de la seconde vague. Plus de 1 240 personnes sont actuellement hospitalisées dans les hôpitaux de Bourgogne-Franche-Comté, dont plus de 150 en réanimation. La Bourgogne-Franche-Comté est ainsi parmi les six régions où la situation est la plus critique…

Chaque jour, le flux d’entrée de patients Covid dans les hôpitaux est toujours plus élevé avec cents entrées quotidiennes, et plus de quinze admissions en réanimation. « La situation se tend très fortement et les tensions deviennent même extrêmes sur certains points du territoire notamment sur le sud de la Saône-et-Loire alors que nous ne sommes qu’au début de cette nouvelle vague d’hospitalisation, avance d’emblée Pierre Pribile. Ce n’est pas une surprise, nous nous attendions à une vague forte, mais au pic de la vague une dans notre région, 1380 patients étaient hospitalisés.  Et nous sommes aujourd’hui quasiment à un nombre équivalent vague alors que nous sommes très loin du pic de cette deuxième vague… »

S’il lance un appel (lire ici) au besoin de renforts de soignants, le directeur de l’ARS demande également l’engagement de toute la population pour briser cette vague. « il faut réussir ensemble le confinement qui doit nous permette de briser cette vague, comme nous avions réussi à le faire au printemps. Mais cela ne sera possible que si tout le monde respecte les règles de ce confinement. Il faut que chacun d’entre nous limite les contacts et applique tout le temps et partout les gestes barrières. Notre espoir collectif repose sur le respect de ces règles. »

 

« On n’est pas dans un jeu vidéo ici, la vie ne revient pas ! »

Il prévient : « Cela va mettre du temps ! Pour la première vague, il a fallu attendre dix jours entre le début du confinement et le début de l’inversion de la tendance sur le flux d’entrées à l’hôpital, un mois pour que le nombre de personnes hospitalisées diminue. Si on réussit ce confinement, on s’attend à un pic de 2 000 personnes hospitalisées en médecine, plus 300 personne en réanimation. Si on ne le réussit pas, le pic se fera plus tard et sera plus long peut être avec 3 000 personnes hospitalisés et 350-400 personnes en réanimation. C’est un scénario catastrophe qu’il faut éviter. Nous sommes tous les co-auteurs de ce scénario. Notre destin est entre les mains de chacun d’entre nous. Tout se joue en ce moment. »

Et de poursuivre cet appel à la mobilisation générale : « Derrière ces chiffres, ce sont des vies humaines qui pour certaines vont être brisées. On n’est pas dans un jeu vidéo ici, la vie ne revient pas ! Il y a des familles aujourd’hui dans l’angoisse, dans le deuil. Il faut un immense élan de solidarité de la part de tout le monde, des soignants dans leur champ de compétence, de toute la population dans le respect des règles, ce sont des valeurs primordiales qui peuvent nous rassembler dans cet effort collectif. »

 

« Le meilleur moyen de ne pas venir à l’hôpital, c’est de ne pas se contaminer »

Présents lors de cette visio-conférence, le Docteur David Clair, médecin chef de pôle au centre hospitalier de Mâcon, a confirmé la situation très difficile au centre hospitalier de Mâcon.  en grande difficulté. « On a atteint notre sommet atteint en mars alors même que nous en sommes qu’au début. On a réorganisé tous nos services, transformé des unités de médecine en unité de soins Covid, déprogrammé des interventions, arrêté la chirurgie déambulatoire. Tous les médecins participent à la prise en charge de ses patients : les rhumatologues, les gastroentérologues, les chirurgiens… Il y a une désorganisation complète de l’hôpital et le besoin est énorme.  On se retrouve à faire front avec pas mal d’absentéisme niveau soignants parce que contaminés. »

Un virus principalement contracté dans les cellules familiales. « Le meilleur moyen de ne pas venir à l’hôpital, c’est de ne pas se contaminer et pour ne pas se contaminer il faut éviter les rencontres, faire les gestes barrières et éviter les contacts. La plupart des patients disent respecter ces règles sauf qu’il continue à voir la famille par exemple. »

« On sait que le confinement est compliqué, intervient Pierre Pribile. Mais essayez au mieux de limiter tous ces contacts familiaux si la population ne respecte pas ces règles on va vers quelque chose dont on arrivera pas à répondre. »

 

Collaboration hôpital-clinique et transferts de patients dans la région

L’hôpital de Mâcon travaille en collaboration avec la clinique et ce de façon importante. « La clinique a créé une unité Covid avec quinze lits de soin. Nous sommes contraints d’organiser des transferts en réanimation, mais aussi en médecine au regard de l’ampleur de la situation dans le Sud de la Saône et-Loire. On leur envoie des patients. 40 ont aussi été transférés sur d’autres établissements de la région Beaune Dijon, Auxerre, Nevers.  

« Tous les hôpitaux du sud de la Saône-et-Loire sont aujourd’hui mobilisés en première ligne, poursuit le directeur de l’ARS. Mais l’ampleur de la vague dans le sud du département n’est pas absorbable par les seuls hôpitaux publics et privés de ce territoire.  On espère ne pas avoir à recourir à des transferts inter régionaux, que d’autres régions font déjà. »

 

La situation dans les Ehpad

Malgré tous les efforts des personnels au quotidien pour éviter que le virus entre dans ces établissements, plus la pression épidémique forte du virus autour d’eux et sur le territoire plus font aujourd’hui qu’il y a une augmentation des cas dans les Ehpad. « Cela fait partie de nos priorités de premier rang en ce moment, explique Pierre Pribile. D’abord d’identifier les cas de contamination pour permettre d’endiguer l’épidémie au sein de l’épidémie et ensuite d’aider l’établissement.  Tous les hôpitaux de la région ont développé des services d’appui aux Ehpad leur permettant d’étayer les prises en charge médicales. »

S’il y a vraiment un message à faire passer selon Murielle Plaza, directrice des soins au groupe Hospitalier de la Haute-Saône c’est que les familles qui rendent visite à leurs proches respectent ces gestes barrières : « Nos soignants ont l’impression d’être des gendarmes à surveiller que la distanciation sociale soit respectée, que le masque soit porté, on ne peut pas surveiller les visites dans les chambres, mais c’est très difficile. Quand on constate que les personnes ne respectent pas ces règles, on est obligés d’interdire les visites et c’est un crève-cœur autant pour les soignants et que pour les résidents. On met de notre côté les moyens maximums pour continuer ces visites, ce qui nous demande du temps et de l’organisation. Je peux comprendre pour les proches que ça doit pas être difficile de ne pas embrasser ses parents, de rester à un mètre, de porter un masque devant sa mère ou son père, mais c’est primordial ! »

 

Le déploiement des tests antigéniques

Les tests antigéniques sont déployés dans les principaux hôpitaux de la région et utilisés au service des urgences de Mâcon notamment. Dans les Ehpad de la région, un dépistage massif a été organisé au retour des dernières vacances scolaires. Les professionnels de ville vont pouvoir les utiliser en marge d’une consultation médicale ou d’un soin infirmier, dans certaines pharmacies aussi. « Cela fait partie des compléments à la stratégie de tests. On a vraiment besoin d’une alternative aux tests PCR car aujourd’hui on a franchi le cap des 90 000 tests par semaine dans la région. » Ces nouveaux tests permettent de soulager la pression sur le circuit PCR et d’obtenir un résultat en 15 minutes maximum, mais il faut laisser les professionnels de santé orienter les patients vers le bon test selon les situations. »

D. C.

Photo David Clair (CH Mâcon) et Pierre Pribile

 

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