La section du Mâconnais du PCF communique :

 

En dix ans l’entreprise pharmaceutique Sanofi a supprimé 2 482 postes de chercheurs et s’apprête à en supprimer encore 400. Depuis des années, elle bénéficie de nombreuses subventions publiques (100 millions d’euros par an). En vingt ans, elle a multiplié par 11,5 les dividendes à ses actionnaires alors même que les profits n’étaient multipliés que par trois. Pour pouvoir s’assurer un maximum de profits, seule la branche cancer de la recherche a été développée car les nouveaux traitements rapportent gros.

Résultat de cette politique à courte vue : Sanofi a perdu la course au vaccin et ne sera pas en mesure d’en proposer un avant 2022.

Aujourd’hui Sanofi dispose d’importantes unités de production et l’Etat est en mesure d’exiger qu’il produise en nombre les vaccins de ses concurrents. Avec l’état d’urgence, il est possible de « prendre toute mesure permettant la mise à disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de la catastrophe sanitaire » en procédant « à la réquisition des biens et des services ». La France peut prendre une licence d’office qui fait sauter les brevets et elle peut réquisitionner les infrastructures de Sanofi.

Il faut savoir que M. Serge Weinberg, Président du conseil d’administration de Sanofi est un ami personnel du Président Macron. Il y a quelques années, M. Weinberg lui a ouvert les portes de la banque Rothschild. Puis, pour la campagne présidentielle de 2017, il lui a ouvert son carnet d’adresses et son carnet de chèques. Mais comme l’a dit M. Macron, nous sommes en guerre contre ce virus. Alors un peu de courage vis à vis de Big Pharma, M. le Président, il en va de la vie de nos concitoyens.