mardi 20 avril 2021

Tribune de Jürgens TYLL, étudiant L2 d’informatique à l’Université de Bourgogne à Dijon & Julien ODOUL, Président du groupe RN au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Candidat aux élections régionales de juin 2021

 

Sacrifier les étudiants, c’est condamner l’avenir

Samedi 9 janvier, 2h du matin. Un étudiant en master de la faculté de droit de Lyon 3 se défenestre dans une résidence Crous. Ce drame vient agiter le débat public : comment peut-on en arriver à ce niveau de détresse ? La ministre de l’enseignement supérieur, la tristement inconnue madame Vidal, alterne entre silence et mépris depuis le début de l’épidémie et étonne tous les étudiants. Alors qu’on la questionne à l’Assemblée nationale sur la condition étudiante, elle se contente de demander d’arrêter de parler de « génération sacrifiée ».

Mais qu’est-ce que cette génération sacrifiée ? Tout d’abord, revenons sur les accusations dont les étudiants font les frais ces derniers temps. On peut lire que ce sont des ingrats, obtenant leur licence sans travail avec un bac donné. Une fois leur sésame pour le supérieur obtenu, les problèmes commencent.

Chaque année, nous assistons à des vagues de décrochages dans ces mêmes facultés aujourd’hui fermées. La crise actuelle n’instaure pas des difficultés, elle les aggrave. 

Là où les premières années souffraient de ce phénomène, c’est désormais tout le système qui est atteint. Ces étudiants qui sont également appelés la génération distancielle, n’ont pas pu goûter aux joies de tout ce qui constitue le milieu universitaire : la vie associative, les soirées étudiantes, et plus généralement l’insouciance de l’autonomie et de la liberté…

Ces étudiants fantômes dont l’appel incessant à la réouverture des universités sur les réseaux sociaux et dont le premier ministre Jean Castex a répondu par une réouverture un jour par semaine seulement pour les L1.

Mais les premières années n’étant pas les seuls à souffrir du décrochage, ces mesurettes ne suffisent pas et sont également contraignantes pour les étudiants devant faire le choix entre un retour dans leurs logements étudiants et un confinement dans ces derniers ou des allers-retours quotidiens jusque chez leurs parents.

Mais que donc proposer à ces étudiants dont beaucoup confessent consommer des antidépresseurs pour tenir ?

Dans un premier temps, il semble évident qu’une réouverture des facultés doit être envisagée et de manière bien plus générale. Il faut également parler du niveau de vie de ces étudiants, en chute libre depuis le premier confinement. En effet, la perte d’un job d’été est impactante dans un budget déjà serré.

Emmanuel Macron a donc annoncé l’instauration sur demande du repas à 1 euro dans les établissements Crous. Mais une fois de plus, cela ne peut être suffisant.

Qu’en est-il des étudiants scolarisés loin des restaurants Crous ? Prenons l’exemple des BTS ou des élèves en classe préparatoire dans les lycées dijonnais. Comment leur est-il possible d’accéder à ces restaurants situés à l’autre bout de la ville et de pouvoir revenir sur leurs lieux d’études à la fin de la pause méridienne ? Au lycée Gustave Eiffel, alors que des élèves de classes préparatoires mangeaient, durant cette courte pause les empêchant d’accéder au self de leur établissement, dans les salles de classes en respectant les gestes barrières, la direction a jugé préférable de les menacer d’exclusion et de les inviter à aller manger sur le parking en plein hiver …

N’oublions pas de rappeler ce qu’est un étudiant : un jeune ou un moins jeune qui fait des études pour obtenir un diplôme et accéder au marché du travail. Ce diplôme doit reconnaître la qualité de sa formation.

Or, on peut constater que cette qualité n’est plus assurée par l’enseignement en distanciel qui a ses limites et des partiels en ligne avec des taux de réussite exceptionnels d’après le journal Le Monde. Avec des taux de passages historiques et des épreuves n’assurant plus le niveau des étudiants, il semble évident que la valeur des diplômes en prendra un sacré coup.

Pour améliorer en urgence la condition étudiante et sauver nos jeunes du décrochage ou de la dépression, des décisions doivent être prises : 

-         tout examen doit avoir lieu en présentiel, si les diplômes dévaluent, quel intérêt reste-t-il de poursuivre un chemin ne menant nulle part ? Pourtant ce sont des milliers d’étudiants qui suivent ce chemin tous les jours, non pas par certitude de la destination, mais par peur de l’échec, de devoir expliquer à sa famille que les espoirs placés en eux étaient trop grands… Certains mêmes en viennent à penser à commettre l’irréparable pour éviter d’en arriver là …

-         La réouverture des facs doit se généraliser et ne pas se résumer à une simple opération de communication. Sur ce point, les syndicats étudiants sont unanimes et réclament la réouverture dès que possible. Une réouverture partielle étant trop contraignante et ne résolvant qu’une infime partie du problème, elle se doit de concerner tous les étudiants dont le distanciel devient un frein non seulement pour leurs études mais également pour leur santé mentale.

-         La mise en place de tickets restaurants étudiants pour les étudiants loin des sites de l’Université ne pouvant accéder à un Crous. Le ticket étudiant permettrait également de désengorger les restaurants du Crous et un meilleur respect des gestes barrières.

Pour reprendre le président de la République, nous sommes en guerre, dans un système où la méritocratie est attaquée et les étudiants les grands oubliés.

Il faut agir dès maintenant pour que cette génération Covid devienne celle de la reconstruction de la France d’après !

 

 

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