Ne donnons pas à nos enfants une raison de plus de nous haïr dans 10 ans ou 15 ans.

 

« Il n'y a pas de traitement » entend-t-on régulièrement de la bouche des consultants ou éditorialistes de salons venant participer à la bouillie quotidienne servie par les chaînes d’info continue. Les chaînes de cacophonie continue devrais-je dire…

« La seule voie pour s'en sortir, c'est le vaccin » a-t-on entendu également quotidiennement depuis l'arrivée de celui-ci. Il est à peine autorisé d'en douter dans cet état d'urgence sanitaire qui dure au delà du raisonnable.

« La plupart des personnes qui contractent la ‎covid-19 ont des symptômes bénins ou ‎modérés et peuvent guérir grâce à un ‎traitement de soutien » peut-on lire sur le site de l’Organisation mondiale de la santé. « Si vous toussez et ‎avez de la fièvre et des difficultés ‎respiratoires, consultez rapidement un ‎médecin (...) » 

Il suffit également de taper covid sur google pour trouver cette phrase : « La majorité des personnes atteintes de la covid ‎ne ressentiront que des symptômes bénins ou ‎modérés et guériront sans traitement particulier. »

Cette réalité saute aux yeux quand on calcule le pourcentage de décès par rapport au nombre de cas testés positifs au covid avec les chiffres donnés sur cette même page : 2,4% de décès parmi les personnes infectées. 

À la lecture de ces phrases, avouons qu'il y a de quoi se poser des questions au regard de ce que subissent des pans entiers de la population… les étudiants, les restaurateurs, les artistes, le professionnels du spectacle, les patrons de salles de sport et leurs coachs, de très nombreux commerçants. Au regard aussi de qui est imposé à nos enfants à l'école...

Quand notre Président de la République et notre Gouvernement feront-il enfin confiance à tous les médecins, libéraux comme hospitaliers, qui défendent le traitement, le soin ? 

Médias parisiens et politiques ne jurent hélas aujourd’hui que par le vaccin, qui reste une bonne nouvelle, redisons-le pour ne pas être taxés dans la seconde de complotistes ou autre bêtise médiatique de ce genre.

Rappelons simplement qu’historiquement, le vaccin a été inventé par un médecin de campagne anglais, Edward Jenner, pour protéger d’une maladie ô combien plus grave que le covid : la variole ! Connue aussi sous le nom de petite vérole, elle entraînait entre 25 et 45% de mortalité.

Edward Jenner est-il entendu dans les premiers temps ? Point du tout ! À Londres, « personne ne l’écoute » raconte Jean-Noël Fabiani, chef de service à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, également professeur à l'université Paris-Descartes, et auteur de L’incroyable histoire de la médecine. « Jenner fait construire alors dans son jardin une petite hutte où il vaccine gratuitement les pauvres. Heureusement, les choses changeront et Jenner obtiendra la reconnaissance, mais après avoir été harcelé et ridiculisé. » Cela ne vous rappelle pas quelqu’un ?…   

En France, plus tard, Pasteur a trouvé un vaccin thérapeutique contre la rage, qui ne pardonnait guère non plus. 

Ces deux maladies tuaient des enfants ! 

Le vaccin est donc un progrès, une sacrée découverte et une sacrée bonne nouvelle. 

Pour autant, celles et ceux qui nous parlent de l’oxymétrie, de l’hydroxychloroquine, de l’azitromycine, de l’ivermectine, du zinc, des anti-coagulants, de la cortico-thérapie sont-ils tous fous ou inconscients ?

Plusieurs dizaines de médecins pourtant ont monté le collectif « Covid-19-Laissons les médecins prescrire » au mois de mars dernier pour défendre le soin, le traitement − « Covid-19, une pathologie qui se soigne » − et déplorer des « confinements dévastateurs pour la société française ». 

Une quinzaine de médecins en Saône-et-Loire ont signé le manifeste émanant de ce collectif et intitulé « Le droit d’être soigné, le devoir de soigner - La 4ème voie. »

Il est urgent de les soutenir. Nous le devons à nos étudiants et à tous les professionnels qui sont empêchés de travailler aujourd’hui. Nous le devons aussi à nos enfants ! 

En 2006, Denis Jeambar et Jacqueline Rémy publiaient Nos enfants nous haïront. Ils y parlaient des enfants des baby-boomers qui ont bénéficié de la croissance d’après-guerre. « Nous avons eu tous les atouts en main, nous avons grandi dans une société en pleine croissance » écrivaient-ils. Depuis, le chômage de masse est passé par là, la dette abyssale puis la crise climatique.  

Nous, les enfants des baby-boomers, ne donnons pas à nos enfants – leurs petits-enfants , une raison de plus de les haïr et de haïr leurs parents dans 10 ans ou 15 ans. 

Rodolphe Bretin