vendredi 23 avril 2021

 

Communiqué de Femmes solidaires Mâcon :

Depuis juillet 2020, Elisabeth Moreno est la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. Elle remplace ainsi Marlène Schiappa, dont la « fameuse » loi Grenelle « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » ; avait été adoptée en août 2018, bien qu’elle ait été jugée insuffisante par de nombreuses associations, dont notre association Femmes Solidaires.

En novembre 2020, avec Elisabeth Moreno, le gouvernement a décidé de lancer un marché public pour ouvrir à la concurrence le 3919, la ligne d’écoute pour les femmes victimes de violences, gérée depuis 1992 par la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF)…

Depuis 30 ans, ce numéro gratuit garantit aux femmes victimes de violences* une écoute, une information, et, en fonction des demandes, une orientation adaptée vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Géré par la FNSF, ce dispositif fonctionne en partenariat avec 73 associations – dont la nôtre – agissant pour l’égalité femmes/hommes, pour les droits des femmes et contre les violences sexistes et sexuelles.

Il s’agissait apparemment pour l’Etat de répondre à la demande d’extension 24 heures sur 24 de l’écoute de cette ligne, que la FNSF réclamait depuis longtemps. Une extension justifiée, pendant le confinement, par la hausse du nombre de violences intra familiales, se répercutant sur le nombre d’appels au 3919. Mais pourquoi choisir le lancement d’un marché public pour gérer cette ligne ?

En France, c’est à l’Etat de satisfaire les besoins d’intérêt général à travers l’activité exercée par des services publics ou des associations subventionnées. A lui de veiller à ce que les activités sociales à destination de populations discriminées, en souffrance ou en détresse, comme l’écoute des femmes victimes de violences, soient accessibles à tou.te.s, et qu’elles contribuent à la solidarité et à la cohésion sociale. Ces activités doivent échapper à la logique du marché et à la recherche du profit.

La privatisation proposée par le ministère d’Elisabeth Moreno était donc en contradiction avec les principes de notre république…

En outre, cette privatisation de la ligne d’écoute se faisait au détriment de la qualité de la prise en charge des femmes : les critères mis en avant pour le choix d’un prestataire étaient essentiellement quantitatifs (durée et quantité des appels), et des pénalités étaient prévues en cas de réduction du nombre d’appels pris en charge, règle aberrante pour un réseau dont l’objectif est justement de faire baisser les violences conjugales !

Heureusement, le marché public a finalement été déclaré sans suite, fin janvier 2021, par la Direction générale de la cohésion sociale. Mais l’objectif de transformer le numéro pour une meilleure prise en charge reste toujours d’actualité. « Nous sommes prêtes à entamer les discussions » pour mettre en place un service vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, a indiqué la FNSF à l’attention d’Elisabeth Moreno.

Nous restons donc en attente de nouvelles décisions ministérielles. Et notre vigilance se justifie car Mme Moreno, à une bénévole qui lui faisait part des problèmes rencontrés par la FNSF, aurait répondu : « Oui, je vois bien, vous parlez de l’expérience client ». « Client » … Les femmes victimes de violences seraient donc des clientes potentielles, Madame la Ministre ?

*Toutes les violences sont prises en compte : violences conjugales, violences sexuelles, mariages forcés, mutilations sexuelles féminines, violences au travail, etc.

 

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