HOPITAL_MACON_CONF_COVID_2409_-_1.jpg

Un quotidien marqué par un nombre très important de passages aux urgences.

 

Le Groupement hospitalier du territoire (GHT) accueille à ce jour 71 patients Covid. 45 d’entre eux sont à Mâcon, 19 à Paray.

« La situation des patients Covid hors réanimation n’est pas tendue par rapport au capacitaire et au potentiel lit qui sont les nôtres, souligne le directeur Jean-Claude Téoli. La difficulté est plutôt sur les patients non Covid. Nous avons aujourd’hui entre 110 et 120 passages jour aux urgences de l’hôpital, ce qui est énorme. » 40 % de ces personnes sont hospitalisées. À cela s’ajoute ces derniers jours, l’arrivée de patients venus de Villefranche suite à l’attaque informatique subie par l’hôpital. « Les équipes aux urgences font face, mais c’est une situation très compliquée à gérer ! »

En ce qui concerne la réanimation, la situation est plus difficile. « Si la problématique Covid pour les lits d’hospitalisation traditionnelle est sous contrôle pour le moment, la réanimation reste très tendue. » Sur 14 lits de réanimation, dix sont en effet occupés par des patients Covid actuellement. « C’est un chiffre en deçà duquel on ne descend pas. La réanimation est un sujet d’inquiétude permanent pour l’hôpital. »

L’autre préoccupation majeure de l’hôpital : l’impact des variants sur les capacités d’hospitalisation. « Si la situation reste en l’état, l’hôpital va pouvoir peu ou prou fonctionner dans des conditions plus ou moins tendues. Aujourd’hui, on prend en charge les situations d’urgence dans les différentes pathologies en médecine et en chirurgie. On a une part d’activité normale, mais demain, comment va t-on faire si l’on a cette explosion annoncée ?...

Nous devons mobiliser les équipes, les médecins, les directions des hôpitaux de l’ensemble du territoire... ce n’est pas évident de se préparer quand la situation n’est pas aussi tendue aujourd’hui qu’hier (NDLR : le GHT a accueilli jusqu’à 170 patients au plus fort de la crise). On est sur une adaptation permanente, au jour le jour. On est capable de le faire, mais ce n’est pas facile pour les équipes, c’est particulièrement épuisant. À chaque fois, il faut réorganiser le service, le désinfecter… »

À ce jour, quelques cas de variants britanniques et un cas de variant brésilien à Cluny auraient été détectés sur le territoire, rien de significatif toutefois pour Jean-Claude Téoli.

D. C.