Communiqué de la CGT

Premières de corvées, rien de changé, toujours mal payées,

mal considérées, « mal traitées » harcelées.

À l’occasion de la journée internationale de mobilisation et de lutte pour les droits des femmes du 8 mars, il est nécessaire de rappeler que les femmes représentent la moitié des salarié-e-s. Elles continuent d’occuper majoritairement les temps partiels, les métiers peu reconnus et de percevoir des salaires plus inférieurs à ceux des hommes.

Avant le COVID, pendant le COVID, après le COVID ? A diplôme et travail égaux, les femmes subissent des différences de rémunérations pouvant aller jusqu’à 27 %. 

Elles sont moins payées d’abord parce qu’elles subissent la précarité et le temps partiel. Ensuite elles se heurtent à la ségrégation professionnelle. « Plafond de verre » tout au long de la carrière et « Parois de verre » en restant enfermées dans des filières et professions souvent dévalorisées dans notre société (caissières, aide à domicile, secrétaires, agentes d’entretien, aides-soignantes, infirmières ou professeures des écoles…). Toutes ces professions essentielles que la pandémie a mis en lumière.

80% des emplois au Smic sont occupés par des femmes. A cela s’ajoute le fait qu’elles obtiennent moins de primes que les hommes [1/4 en moins dans le privé et jusqu’à 1/3 dans le public]

Leurs carrières sont plus souvent plafonnées, bloquées… ce qui se traduit par des retraites inférieures de 42 %. 

Savez-vous que 25% des agressions sexuelles se produisent au travail ?

L’index égalité hommes-femmes introduit en 2019 dans les entreprises par le gouvernement devait être la mesure qui mettrait fin à ces inégalités. Rien n’a changé. Il est indispensable de :

  • Instaurer des sanctions pour les entreprises et les administrations qui discriminent
  • Mettre fin au temps partiel de moins de 24H hebdomadaires, en commençant par le paiement de la cotisation retraite de l’employeur à temps plein pour tous les temps partiels de moins de 24H
  • Revaloriser immédiatement les emplois à prédominance féminine 
  • Rattraper les écarts de carrière
  • Mettre fin à l’individualisation des rémunérations, source de discrimination à l’égard des femmes cadres.

 

Réaliser l’égalité salariale et professionnelle permet non seulement de mettre fin à une injustice flagrante mais aussi de dégager des ressources nécessaires pour financer notre système de retraite. Augmenter les salaires des femmes, c’est augmenter les cotisations et donc le financement des retraites de l’ordre de 5,5 milliards par an selon la CNAV

De la formation à la vie professionnelle ou en société, les stéréotypes renforcent les inégalités. La CGT en combattant les discriminations, travaille à une culture d’égalité entre les femmes et les hommes et ses revendications dans tous les domaines prennent en compte ces besoins d’évolution des droits humains.