Un an après la première décision gouvernementale de fermer les salles de spectacle, plus de soixante lieux culturels sont aujourd'hui occupés.

Communiqué

Depuis ce jour, l'écho de leur slogan : « Occupons, occupons ailleurs qu'à l'Odéon. Occupez, occupez partout où vous voulez ! » résonne partout en France.

Théâtres, opéras, médiathèques… Ce sont aujourd'hui plus de soixante lieux culturels qui sont occupés par des intermittents et précaires du spectacle, des autrices et des auteurs, des étudiants, des travailleurs du secteur de l'évènementiel.

« S'il y a un tel engouement, souligne Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération CGT du spectacle, c'est parce que les gens en ont ras-le-bol de n'avoir vu préservés par le gouvernement que les rapports marchands. Ils veulent de la joie, de la bonne humeur, de la culture, des échanges hors richesse marchande. »

Vendredi 12 mars, lors de la cérémonie des Césars, Denis Gravouil et Salomé Gadafi ont précisé que « la lutte va au-delà des revendications pour la culture car nous exigeons travail et protection sociale pour […] toutes et tous ».

Ils réclament notamment l'annulation de la réforme de l'assurance chômage qui se ferait au dépend des « intérimaires, saisonniers, guides conférenciers, extras de l'hôtellerie restauration, agents de la sécurité ».

Ils demandent la reconduction au-delà du 31 août 2021 de l'année blanche pour les intermittents du spectacle (c'est-à-dire le prolongement des droits au chômage même quand le nombre d'heures de travail requis n'a pas pu être effectué), ainsi que son élargissement à tous les travailleur.es précaires, extras et saisonniers, ainsi qu'une baisse du seuil d'heures minimum d'accès à l'indemnisation chômage pour les primo-entrant.es ou en rupture de droits.

Ils réclament aussi des moyens pour garantir les droits sociaux (retraite, formation, congés payés...) dont les caisses sont menacées par l'arrêt des côtisations.

Une mobilisation qui fait tâche d'huile partout en France avec plus de 60 lieux culturels occupés… Une mobilisation qui aura trouvé un écho au cours de la cérémonie lors de laquelle l'actrice Corinne Masiero a enlevé le costume de Peau d'Âne ensanglanté qu'elle portait pour dévoiler, écrit sur son dos, le slogan : « Rends-nous l'art Jean ».

L’union locale CGT de Mâcon souhaite apporter tout son soutien au monde de la culture et reste à disposition de tous ceux qui auraient besoin d’aide humaine ou matérielle pour faire aboutir les revendications.

En vous remerciant par avance,

Fraternellement

Emilie QUANDALLE – SG UL CGT Mâcon