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Le BAR est un outil de prévention de la violence intra-familiale.

Le Président du tribunal judiciaire de Mâcon, Aurélien Bailly-Salins, a accueilli ce jeudi dans son bureau Eric Jallet, Procureur de la République, Julien Charles, Préfet de Saône et Loire, Bénédicte Kiehl-Redon, Directrice départementale de la sécurité publique, Guillaume Dard, Commandant de groupement de Gendarmerie de Saône et Loire, Alexandrine Borgeaud-Moussaid, Directrice fonctionnelle du Service Pénitentiaire d'Intervention et de Probation 71 (SPIP), Brigitte Trochet, Présidente de France Victimes 71 et Florie Demortiere, Directrice de l'Association d'Enquête et de Médiation 71 (AEM) pour la signature de la convention du Bracelet Anti-Rapprochement (BAR).

 

« Le BAR est un outil supplémentaire qui va participer à la prévention de la violence intra-familiale et une protection de plus pour les femmes », souligne Brigitte Trochet. « L'association sera partenaire dans la mesure où, lorsque les magistrats auront décidé de l'octroi d'un bracelet, les victimes en face bénéficieront d'un appareil leur permettant d'être reliées avec un téléopérateur. »

Le BAR vise à contrôler, par un dispositif de surveillance électronique mobile, l'interdiction faite à une personne surveillée de se rapprocher d'une autre personne afin d'éviter la commission ou la réitération de violences conjugales. Parallèlement, la personne protégée se voit attribuer un téléphone portable permettant de la géolocaliser, de la contacter et lui permettant également de joindre le téléopérateur.

Il permet à la personne protégée de bénéficier d'une zone de protection, composée d'une zone de pré-alerte et d'une zone d'alerte, au sein desquelles l'intrusion du porteur du BAR initie une action du téléopérateur puis, au besoin, l'intervention des forces de l'ordre.

Une zone maximale de 10 kilomètres et minimale de 2 km en fonction des lieux de vie de chacun. Il faut que le périmètre soit suffisamment large pour permettre l'intervention des forces de l'ordre.

Il peut être ordonné dans un cadre pénal, tant au stade pré-sentenciel, qu'au moment du jugement, ou à titre post-sentenciel, ou dans un cadre civil, à l'occasion du prononcé d'une ordonnance de protection.

« On est sur un dispositif judiciaire », précise le préfet. « C'est un travail permanent, continu tout au long de l'année pour former et informer. Pour le gouvernement, c'est un sujet prioritaire. Je salue et remercie l'ensemble des partenaires et les forces de l'ordre. »

L'efficacité de ce dispositif protecteur nécessite une mobilisation de tous les partenaires, institutionnels et associatifs, appelés à intervenir à l'occasion de situations de violences conjugales, et un travail étroit entre les forces de l'ordre et l'autorité judiciaire.

« Il est important de travailler tous ensemble pour savoir qui fait quoi, pour limiter les aléas de la mise en place de ce nouvel outil intéressant pour la protection des victimes et pour préparer les équipes. À présent, nous sommes prêts », a déclaré Le procureur.

La signature de la convention concerne la mise en service initiale de trois BAR pour Mâcon.

M.A.

 

Le Président, le Préfet & le Procureur

Photos : M.A.

G Dard, B Kiehl-Redon, A Borgeaud-Moussaid & A Bailly-Salins

 

 

Florie Demortiere à la signature

Brigitte Trochet

Le BAR se porte à la cheville

Le portable de la victime