Après trois saisons au CBBS, une belle progression et de jolis souvenirs, la joueuse quitte son club de cœur pour une nouvelle aventure, à l’autre bout de la France. À 21 ans, la poste 4-5 rejoint en effet le Finistère et l’équipe du Landerneau Bretagne Basket. Entretien.

 

Sixtine, un nouveau challenge s’offre à vous…

Challenge, c’est en effet le mot. En signant à Landerneau, je sors un peu du cocon familial, de Mâcon et de la ville où je suis née. Je rejoins une nouvelle équipe, un nouveau coach, je vais découvrir un nouveau club et tout cela bien loin de chez moi, donc oui c’est un véritable challenge !

Vous aviez besoin de ce départ pour continuer à progresser ?

Tout cela va me permettre de progresser et de passer un cap. C’est ce que j’espère en tout cas. J’étais à Charnay depuis trois saisons, je pense être arrivée au bout de ce que je pouvais, entre guillemets, découvrir ici. J’arrive là-bas en tant que troisième intérieure et j’espère avoir plus de temps de jeu. La nouveauté pousse aussi et toujours à être un peu meilleure et à sortir de sa zone de confort.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans le projet du club breton ?

Landerneau est une bonne équipe, un club très pro, même si son classement en fin de saison ne reflète pas son véritable niveau à cause d’une fin de championnat catastrophique. C’est aussi une équipe avec beaucoup de joueuses françaises. Le club a également conservé pas mal de joueuses qui connaissent donc le club et apportent une certaine stabilité. De mon côté, j’ai la chance de connaître certaines d’entre elles (Hortense Limouzin, Margaux Galliou-Loko, Marie Mané ou encore Luisa Geiselsöder) ainsi que le coach. Je ne débarque donc pas en terre complètement inconnue, j’aurai quelques repères.

Quel bilan dressez-vous de vos années à Charnay ?

Un bilan complètement positif. J’ai gravi les échelons avec le club. On monte la première année, on se maintient en LFB les deux suivantes avec une belle 8e place cette saison. Et personnellement, j’ai vraiment progressé grâce au club, aux coachs et aux joueuses à mes côtés.

Le regret, c’est certainement ce Cosec vide cette année à domicile…

C’est surtout ça en effet ! Ici, on sait que ce Cosec est toujours bouillant les jours de match, ça nous a vraiment manqué, mais on savait aussi que les supporters étaient à fond derrière nous avec des messages de soutien sur les réseaux sociaux et les petits mots qu’ils nous ont faits passer par les bénévoles tout au long de la saison.

Un petit mot pour les supporters avant de partir ?

Merci d’avoir été toujours là autant dans les bons moments lors de la première année avec cette montée que dans les moments moins bons. Merci de jamais nous avoir lâchées et d’avoir été toujours présents. Il y avait toujours cette petite attention de leurs parts même dans ce contexte particulier et que dire de l’ambiance ? J’espère que quand je reviendrai jouer à Charnay, ils seront toujours aussi nombreux et j’ai hâte de tous les revoir.

Quel est votre programme avant les vacances ?

Ma saison n’est pas terminée puisque je suis partenaire d’entrainement avec l’équipe A du 3x3 qui prépare le tournoi qualificatif olympique, et des U20 qui ne peuvent pas trop faire de matchs amicaux. Elles rencontrent donc des joueuses de ma génération pour des oppositions. Je vais également m’entrainer avec Landerneau ainsi qu’avec mon agence, mon préparateur physique et mon coach… et déménager avant de prendre un peu de temps pour moi !

 Propos recueillis par Delphine Cresson