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Une trentaine de bêtes ont été blessées, trois sont mortes dans ce village au nord du Clunisois… Un bilan encore provisoire puisque ce dimanche après-midi les éleveurs et les services vétérinaires continuaient à constater les dégâts et l'étendue des blessures sur les troupeaux.

Nouvelle scène d’horreur et de désolation ce dimanche matin dans le Clunisois… Après les attaques à La Vineuse-sur-Frégande et Flagy, c’est à Cortevaix que le prédateur a sévi dans la nuit de samedi à dimanche.

Une première attaque a touché un petit élevage non loin des habitations avec un lourd bilan de six moutons et brebis touchés, quatre ont été blessées, deux ont dû être euthanasiées.

Un peu plus loin, l’attaque a eu lieu dans un pré de trente hectares sur plus de 120 bêtes. L’éleveur a découvert un cadavre, plusieurs animaux agonisants et une trentaine de bêtes touchées au total. Ce dimanche après-midi, l’état des lieux continuait avec les vétérinaires, chaque bête devant être ramenée à l'abri et examinée. Le bilan pourrait s’alourdir devant la gravité de certaines blessures, un certain nombre de ces animaux devant sans doute être euthanasiés.

Ces nouvelles attaques portent à dix le nombre de propriétaires durement touchés depuis fin avril.

Sur place ce dimanche matin, Jean-Luc Fonteray, conseiller départemental du canton de Cluny, confie qu’il s’agit là encore d’un véritable carnage. « Les propriétaires sont excédés ! Ils sont angoissés et fatigués par toutes ces nuits de veille et ces préjudices qui se succèdent. Aujourd’hui la colère monte de plus en plus. Et c'est légitime. Ça va mal finir, il faut arrêter le massacre ! Quel que soit le prédateur, il faut l’arrêter si on se soucie du bien-être animal. »

Et cette colère est d’autant plus grande qu’une photo d’un prédateur a été prise dans la nuit de vendredi à samedi. Photo qui relance la piste du loup, même si pour l’heure, l’Office français de la biodiversité n’a pas authentifié la présence du loup dans le Clunisois. Ses conclusions devraient arrivées en début de semaine.

« Tout le monde est conscient qu’il y a aujourd’hui des procédures à suivre, qu’elles ne sont pas les mêmes quand il s’agit d’une espèce protégée, mais les éleveurs attendent vraiment une décision imminente, réagit l’élu. D’autant que plus on attend, plus le prédateur va continuer à se déplacer, à faire son chemin et à causer des dégâts dans d’autres élevages. On doit vraiment rassurer les éleveurs avec des décisions rapides, on ne peut plus attendre une semaine ou plus… »

D. C.

 

Photos prises par Jean-Luc Fonteray lors de sa visite sur les exploitations