mercredi 4 août 2021

Le vice-président du conseil régional démissionnaire revient, dans un communiqué, sur les raisons de sa décision. Ses « amis » politiques en prennent pour leur grade, au sens propre du terme...
 
 
Communiqué
 
Depuis mon communiqué du 23 avril annonçant ma démission de mon poste de Vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté et ma volonté de ne pas me représenter, vous avez été extrêmement nombreux à m’envoyer des sms, mails, messages privés… Un grand merci à tous.

Ce communiqué plutôt court évoquait des méthodes d’un autre temps pour l’élaboration du programme de la Présidente candidate et la composition des listes.

A l’heure des petites phrases caricaturales et des fake-news, je vous dois quelques explications...

D’abord sur la composition du programme, j’ai été extrêmement surpris que les élus sortants ne soient pas concertés pour l’élaboration du programme. Notamment les Vice-Présidents, qui sont totalement impliqués dans leurs dossiers, qui ont porté les politiques publiques et qui, à force d’investissement et de temps, ont pu défendre des positions mais également mettre en œuvre des dispositifs avec de véritables marqueurs politiques. C’est toute la noblesse de l’action publique que de connaître parfaitement ses dossiers et d’être présent sur le terrain pour débattre, convaincre et mettre en œuvre. Toujours aux services des citoyens de notre Région et toujours en ce qui me concerne pour défendre des valeurs et des convictions. Comment ne pas les consulter ? La méthode est pour le moins curieuse.

Pour la composition des listes, il s’agit de listes départementales. La Présidente a désigné une tête de liste départementale et elle a chargé cette tête de liste de composer et d’ordonner les noms des candidats. Je ne parlerai ici bien sûr que de la Saône-et-Loire puisque je n’ai pas connaissance de la méthode employée dans les autres départements.

En Saône et Loire, tout s’est passé très vite : en 5 jours !

D’abord, quand j’ai appris que la Présidente désignait une tête de liste, j’ai essayé de me renseigner auprès de la Fédération du parti socialiste de Saône-et-Loire. Aucune réponse. Après 5 ans et demi de travail à la Région, j’ai souhaité connaître la personne désignée et la méthode d’ordonnancement : j’ai appelé à plusieurs reprises la responsable du parti socialiste de Saône et Loire, sans succès. J’ai donc contacté le cabinet de la Présidente qui m’a indiqué que Jérôme Durain était la tête de liste en Saône et Loire.

Cette décision n’allait pas de soi puisque encore quelques jours avant, un autre nom (de femme) circulait pour mener la liste de Saône-et-Loire.

J’appelle donc Jérôme Durain pour en savoir plus, et là quelle surprise : il m’annonce que tout est déjà bouclé et que je serais peut-être 13ème sur la liste (pour rappel j’étais 3ème en 2015). Il m’annonce que tout cela sera validé deux jours après par la fédération de Saône-et-Loire. Finalement, deux jours après, les instances de la Fédération présentent une liste où j’apparais en 9ème position.

Je vous passe les détails et surtout le flou qui entourent les instances (bureau fédéral, commission électorale) de la fédération de Saône-et-Loire qui se sont réunis en urgence (plusieurs fois en 2 jours). D’ailleurs, certains, suite à cette séquence, dégoutés par ces méthodes, ont démissionné soit du parti socialiste, soit du bureau fédéral.

Au-delà de ce qui ressemble à des « petites magouilles politiciennes », j’ai souhaité connaître les raisons de cette 9ème place : c’était important de comprendre pourquoi j’étais passé de la 3ème à la 9ème place et pourquoi Mâcon (ville préfecture) était si mal représentée.

Et là ! Accrochez-vous : on m’a expliqué, très sérieusement que le « travail considérable » que j’avais effectué pendant 5 ans ½ ne comptait pas, que la loyauté envers la Présidente n’avait pas d’importance, et que le non cumul des mandats était un handicap pour moi.

Du coup, la Présidente de Région Marie-Guite Dufay se retrouve en Saône et Loire avec une tête de liste qui cumule les mandats et qui a un bilan mitigé en tant que Président de groupe. En effet, si ses interventions en séances plénières étaient très bonnes, voire brillantes, en revanche le travail de coordination du groupe politique est une des faiblesses de ce mandat. Quant à la loyauté, ce n’est pas à moi d’en juger.

Le comble : c’est cette même tête de liste qui quasiment seul (avec la complicité de la responsable de la fédération) décide de la liste de Saône-et-Loire.

La Présidente a souhaité également ajouter des noms de la « société civile ». C’est quoi la société civile sur la liste de Saône-et-Loire ? Ce sont des maires, qui sont également déjà Vice-Présidents d’une intercommunalité. Je pensais naïvement que maire et Vice-Président de Communauté de Commune était un boulot à plein temps… drôle de société civile.

Conclusion : le travail ne compte pas, la loyauté n’est pas importante, le non cumul est un handicap. Vous comprendrez que dans ces conditions, et avec de telles méthodes, il m’était impossible de rester et de me représenter.

Il ne s’agit donc pas d’un « élu mécontent de sa place » comme j’ai pu le lire. C’est d’autant moins vrai, que lorsque j’ai annoncé ma démission à la Présidente, dès le lendemain, j’ai reçu un message me proposant une visio pour me « remonter » dans la liste. J’ai bien évidemment refusé… On voulait que je participe à tout ce que je viens de dénoncer. Quelle honte !

Voilà pourquoi je parlais de pratiques d’un autre temps : ces méthodes ne fonctionnent plus. Pire, elles font fuir les électeurs, mais aussi les sympathisants et les militants.
Je continue de penser que l’action politique est noble et que beaucoup d’élus se battent dans notre pays pour mettre leur énergie et leurs convictions au service de la population. Le mandat politique n’est pas un métier mais il faut l’exercer de façon très professionnelle : travail, loyauté et non-cumul sont indispensables et doivent être reconnus pour donner de la crédibilité à l’action politique.

Au-delà de ma personne et de la place de Mâcon sur la liste de Marie-Guite Dufay, ce qui m’inquiète, c’est de constater que localement de telles pratiques persistent malgré les avertissements nombreux de nos électeurs (de moins en moins nombreux). C’est inquiétant pour le parti socialiste, c’est inquiétant pour la gauche, pour les futures échéances de 2022 et plus généralement pour la vie démocratique.


Stéphane GUIGUET
 
 
 
 

POLITIQUE : Delphine Batho (Génération écologie) candidate à la primaire des écologistes

Génération écologie Bourgogne - Franche-Comté vient de créer des comités de soutien dans tous les départements de la région.

DÉPARTEMENTALES : Claude Cannet et Hervé Reynaud, candidats pour Mâcon 2, reçoivent la visite d'André Accary

Avec le président sortant André Accary, réélu triomphalement dimanche dernier dans son canton de Paray-le-Monial, les candidats de l'Union pour l'Avenir de la Saône-et-Loire - Majorité départementale ont rappelé les raisons de leur engagement au cours d’un point presse à Mâcon.

DÉPARTEMENTALES : Avec Christine Robin et Jean-Patrick Courtois, candidats pour Mâcon 1, l'expérience au service du territoire

Le binôme candidat de l'Union pour l'Avenir de la Saône-et-Loire - Majorité départementale s'est exprimé ce jeudi pour macon-infos à l'occasion de la visite à Mâcon d'André Accary, président sortant réélu dimanche dernier sur son canton, en soutien aux candidats de l'UASL.

RÉGIONALES : Pour Stéphanie Modde, « nous avons la garantie de la présidente sortante que nous pourrons porter notre projet écologiste »

Huit colistiers éligibles, deux vice-présidences, 1 % du budget régional pour la biodiversité, expérimentation de l'écotaxe poids lourds... la candidate des écologistes au premier tour donne des précisions sur l'accord de fusion avec la liste conduite par Marie-Guite Dufay pour le second tour.

DÉPARTEMENTALES : Les candidats « Changeons d'air ! » boostés par leur présence au 2ème tour

Réunis.es avec quelques sympathisants et militants mardi soir à la salle familiale des Saugeraies, les candidats.es Changeons d'air ! pour les cantons de Mâcon-1 et Mâcon-2 se sont sentis.es pousser des ailes avec leurs scores du 1er tour.