Communiqué :

Voici un premier tour qui invite au questionnement. Pour des élections qui proposent de choisir des élus de proximité, le peu d’engouement de nos concitoyens à aller voter donne une impression de gros sondage…

L’observateur constate la débâcle de LREM, et notamment des ministres qui sont allés distribuer des tracts sur les marchés au lieu de faire leur boulot. Ainsi le candidat soutenu par M. Dupond Moretti n’atteint pas les 10 %. Une gifle de plus…

Les piètres résultats du PS et de LFI confirment la chute de la gauche. Tous les espoirs des adhérents du RN et d’EELV sont déçus. Il semble que pour cette première partie épargne un petit peu la droite et le centre mou…

Il reste un deuxième tour en espérant que l’abstention de dimanche dernier, 67 % un chiffre record, ne se renouvellera pas.

Il faut que ceux qui s’intéressent au sort du Peuple Français se posent les bonnes questions et agissent pour changer cette situation.

Il semble qu’il y ait deux raisons pour que le taux de participation soit tombé aussi bas :

  • La mille-feuille administrative n’intéresse pas les Français. Remplacer nos 22 régions par 14 super régions fut encore une énorme maladresse. M. Hollande, voulant copier ces Allemands qu’il semble tant admirer, n’a fait qu’éloigner plus encore les électeurs de leurs élus. Une fois encore l’ignorance de l’Histoire conduisit vers des choix ineptes.
  • Voter pour des partis qui refusent de prendre en compte leurs aspirations ou qui prennent plaisir à leur pourrir la vie, n’intéresse nullement les Français.

L’imbroglio territorial rend en effet très difficile la compréhension de qui fait quoi dans ce pays. Ainsi le département est responsable des collèges et la Région des lycées, les routes locales relèvent d’un programme départemental mais c’est la Région qui a la responsabilité des transports… Il y a beaucoup d’incohérence dans cette répartition.

Et puis c’est la sécurité qui est devenue la principale préoccupation des Français juste avant le chômage devenu péniblement endémique.

Nous verrons ce qu’il va se passer au deuxième tour, mais les Français ont, une fois de plus démontré qu’ils ont perdu confiance dans les partis traditionnels. La démocratie participative chère à Ségolène Royal ne les motive pas. Ce qu’ils souhaitent c’est voter pour des hommes et des femmes qui comprennent leurs attentes et leurs souffrances et qui sauront au cours d’un mandat améliorer leurs conditions de vie, de travail, d’éducation et de sécurité. Des personnalités qui feront ce pour quoi ils ont été élus, ce pour quoi ils sont payés. Ils se fichent de la droite ou de la gauche, ils veulent une politique économique et sociale qui les pousse à retrouver la fierté d’être Français. Ce n’est pas avec des gens qui ont passé leur vie à faire de la politique qu’ils seront satisfaits mais avec des personnalités qui ont travaillé et qui vivent comme eux, proches de leurs difficultés et qui comprennent leurs aspirations.

L’Appel au Peuple et son potentiel humain dispose de personnalités et d’un programme crédible pour répondre à leurs attentes. A ce parti de profiter de l’opportunité.

François HARARI, secrétaire général de l’Appel au Peuple