… et appelle à manifester à Mâcon ce samedi à 10h.

Communiqué de presse

9ème loi d’état d’urgence sanitaire en 18 mois : DERIVES AUTORITAIRES DU GOUVERNEMENT MACRON & ATTAQUES CONTRE LE DROIT DU TRAVAIL

La loi sur le ‘passe sanitaire’ a été adoptée dimanche 25 juillet par 156 députés sur les 230 présents dimanche dernier. Première remarque : 347 députés n’ont pas rempli leur fonction !

Cette loi valide une approche par rupture de l’égalité des droits –un pilier fondamental du pacte républicain- en faisant une distinction entre les citoyens vaccinés et/ou testés et ceux qui ne le sont pas !

Dans sa déclaration du 12 juillet M. Macron, concernant l’épidémie de Sars-Cov 2 dit Covid 19, n’assume pas sa décision de jouer son va-tout uniquement sur les vaccins des laboratoires privés : en effet, l’obligation vaccinale pour toute la population rendrait l’Etat responsable vis-à-vis de tous.

C’est pourquoi la décision prise – par une seule personne et en toute opacité (les discussions du Conseil de défense ne sont pas rendues publiques) prend le biais d’un ‘passe sanitaire’ pour contraindre fortement nos concitoyens à se faire vacciner.

Avertie par les scandales sanitaires passés mais pas si lointains comme ceux du sang contaminé, de la dépakine, du clordécone, du levothyrox ou encore du médiator peut-on reprocher à une partie de la population de rester prudente ? Le scandale de l’amiante, même si à bas bruit, est toujours en cours.

Solidaires 71 refuse ce ‘passe sanitaire’ qui conditionne notre vie sociale et professionnelle au vaccin, qui renforce dans des conditions non clairement définies, le contrôle sur la population, le contrôle policier et la mise en place d’une surveillance numérique généralisée avec des téléphones qui deviennent des mouchards ou des bracelets électroniques.

Déjà, les visiteurs du Musée Rolin à Autun ont été contrôlés par une gendarmerie zélée hier tout comme les familles emmenant leurs enfants au parc de Toulon-sur-Arroux !

Les travailleurs dans les “établissements recevant du public” ciblés par la loi (ce qui comprend les secteurs de la santé, de la culture, une partie du commerce, etc..) et qui sont en CDI (pour la partie du secteur privé, mais aussi pour les agents publics) n’encourent plus -semble-t-il- le licenciement. Mais ils se verront appliquer un régime où la suspension du contrat de travail et de rémunération pourra durer tant que la vaccination n’est pas engagée, situation très rapidement intenable. Les salariés en CDD visés pourraient se voir interrompre avant terme leur contrat de travail.

Ces dispositions ne sont pas acceptables et pousseront à la démission des salarié-es et risquent de fortement dégrader la situation sociale de milliers de personnes.

Cette loi est une nouvelle attaque contre le droit du travail. Les nouvelles dérogations qui y sont faites ouvrent un précédent dangereux. Elles permettent à l’employeur la possibilité de sanctions, (la suspension du contrat de travail et de la rémunération par l’employeur), pour un motif qui devrait relever du secret médical et de la compétence de la médecine du travail.

Dans ce contexte, l’intervention des salarié-e-s est cruciale c’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires 71 donne rendez-vous samedi 31 juillet à :

Mâcon : 10h, place St Pierre,

Montceau-les-Mines : 10h, mairie,

Autun : 15h, place du champ de Mars,

& Dimanche 1er août à Luzy, 15h

 

Solidaires 71 appelle le plus grand nombre à participer aux mobilisations qui refusent le ‘passe sanitaire’, contre la dégradation à venir des droits sociaux, et les contre-réformes sur l’assurance chômage et des retraites.