Samedi matin, répondant à l’appel de plusieurs associations et organisations syndicales, une petite centaine de personnes a pris part à un rassemblement – non déclaré en Préfecture – place Saint-Pierre pour dénoncer la mise en œuvre du pass sanitaire qui crée, selon les manifestants, deux catégories de citoyens : les citoyens vaccinés et les autres, rompant ainsi avec le principe d’égalité des droits.

Les manifestants entendaient également dénoncer les conséquences sociales des mesures votées par les députés et notamment le risque de suspension du contrat de travail et de la rémunération pour les travailleurs des établissements recevant du public (ERP) qui refuseraient de se faire vacciner.

« Ce pass sanitaire, c’est une atteinte aux libertés fondamentales, notamment sur le principe d’égalité, cela crée des citoyens de seconde zone : ceux qui font le choix de ne pas se faire vacciner. Il faut se tester pour aller au restaurant, au cinéma, au musée, dans des parcs d’attractions… Le smartphone devient une sorte de bracelet électronique. C’est extrêmement problématique : quel est le projet de société ? » s’interroge Pierre, militant de l’Union syndicale Solidaires 71.

Roger, militant de la Confédération Nationale des Travailleurs (CNT) va dans le même sens : « Il y a obligation de présenter son pass sanitaire partout, sauf les supermarchés parce qu’il ne faut pas empêcher le commerce, sauf le métro et les transports en commun, parce qu’il ne fait pas empêcher les gens d’aller travailler. Par contre, les lieux de culture, cinéma, théâtre, musée… ont été les premiers concernés, c’est bizarre. Peut-être que la culture, ça fait réfléchir les gens, c’est embêtant, alors on supprime tout de suite », avant de préciser « Nous nous rassemblons contre le pass sanitaire, mais nous ne sommes pas anti-vaccins. Pour nous le pass, c’est une mesure supplémentaire de coercition. »

Après une heure passée à discuter place Saint-Pierre, le groupe s’est rendu vers l’esplanade Lamartine où le rassemblement s’est poursuivi dans le calme avant de se disperser.

David Delecroix