samedi 18 septembre 2021

 

Communiqué de l'INSEE BFC

 

En Bourgogne-Franche-Comté, on dénombre 12 069 naissances domiciliées au cours du 1er semestre 2021, soit 535 naissances de moins qu'à la même époque en 2020. Cela représente une baisse de 4,2 %.

Ce fléchissement des naissances est un peu plus marqué qu’en moyenne en France, - 3,7 %. La région fut une des plus fortement touchées par la première vague de Covid-19 avec l’Île-de-France, le Grand Est et les Hauts-de-France.

En janvier et février 2021, des naissances beaucoup moins nombreuses qu'habituellement


Le déficit de naissances est important au tout début de l'année 2021. Celles survenues en janvier et février en Bourgogne-Franche-Comté sont en retrait de, respectivement, 17 et 12 % par rapport à 2020. Elles correspondent aux conceptions d’avril et mai 2020 qui ont été bien moins nombreuses qu'habituellement puisqu’il s’agissait de la période du premier confinement de la pandémie de la Covid-19.


Face une crise sanitaire à l'avenir incertain, des couples ont probablement annulé voire reporté leur projet de parentalité. D'ailleurs, la confiance des ménages français envers la situation économique s'est alors fortement repliée.

Une reprise des naissances en mars et avril 2021


En Bourgogne-Franche-Comté, les mois de mars et avril 2021 se caractérisent par une reprise des naissances, et probablement donc une concrétisation des grossesses qui avaient été reportées.

Les naissances augmentent en mars de 2,1 % par rapport à 2020. Celles d’avril bondissent de 6,3 %. Les conceptions ont donc été nombreuses, neuf mois plus tôt, en juin et juillet 2020, c’est-à-dire pendant la période de déconfinement progressif et la fin de la première vague de l’épidémie de la Covid-19.

Ce retour à une vie plus normale à l’été 2020 est également perceptible au niveau économique : les Bourguignons-Francs-Comtois consomment davantage, concrétisent notamment des achats qu’ils avaient reportés avec le premier confinement. Le montant des transactions en carte bancaire (achats internet exclus) qui étaient, au début d’avril 2020, 60 % en dessous de son niveau de 2019 est, en juillet 2020, 10 % au-dessus. Elles sont également portées par l’essor du « sans contact », qui permet de régler des achats tout en limitant le risque d’une transmission virale. Néanmoins, la confiance des ménages français en l’avenir économique se redresse finalement peu à cette date.

À la fin de l’été 2020, la situation sanitaire se dégrade à nouveau. Neuf mois plus tard, en Bourgogne-Franche-Comté, les mois de mai et juin 2021 comptent, respectivement 1,9 % et 3,0 % de naissances de moins que l’année d’avant.

Le déficit des naissances est élevé dans l’Yonne, le Territoire de Belfort et la Côte-d’Or


Au 1er semestre 2021, les naissances sont en fort retrait dans l’Yonne, - 8,7 % par rapport au 1er semestre 2020. Viennent ensuite le Territoire de Belfort, - 6,3 %, et la Côte-d’Or, - 6,1 %.

Durant cette période, la Côte-d’Or n’a connu aucun mois de reprise des naissances. Le nombre mensuel de naissances est souvent inférieur au niveau de l’an passé, ou au mieux tout juste comparable. Dans le Territoire de Belfort, la reprise des naissances en avril, + 11 % par rapport à 2020, et en juin, + 5 %, ne compense pas le déficit des naissances des autres mois.

Trois autres départements de la région connaissent un déficit de naissances mais moins marqué. Le Jura compte 4,4 % de naissances en moins par rapport au 1er semestre 2020. Viennent ensuite le Doubs, - 3,5 %, et la Saône-et-Loire, - 2,1 %. Dans le Jura et la Saône-et-Loire, la forte baisse des deux premiers mois de l’année, respectivement - 25 % et - 17 %, est en partie rattrapée par une hausse marquée des naissances entre mars et mai, respectivement + 13 % et + 7 %.

Les deux autres départements de la région comptent, au 1er semestre 2021, pratiquement le même nombre de naissances qu’en 2020. La Haute-Saône et surtout la Nièvre sont à peine en dessous, respectivement - 1,1 et - 0,1 %. Dans ces départements, le déficit de naissances du début d’année fut plus modéré, et la reprise fut forte en avril en Haute-Saône, + 15 %, et en mai dans la Nièvre, + 14 %.

 

 

 





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