Communiqué :

 

A Mâcon, béton, bitume, dalles de pierre détruisent encore et toujours nos surfaces végétales et cultivables.

Avec la construction d’immeubles et l’étalement des lotissements, on se croit revenu à une époque révolue quand les tenants de l’écologie n’étaient que d’originaux farfelus. Les temps ont heureusement changé mais pas pour les élus.

Le dernier exemple est la vente promise à une association liée au clergé, pour l’édification de la nouvelle école privée Jeanne d’Arc sur un terrain de sport herbé servant aux écoles publiques, l’école voisine et le collège Pasteur. Les scolaires concernés devront prendre le bus ou un car pour se rendre à un stade. L’écologie mâconnaise !

Il est important de rappeler par ailleurs que Flacé n’a pas d’aire de jeux pour les enfants.

La ville est-elle obligée de vendre des terrains indispensables aux habitants du quartier ?

Le patrimoine de l’église catholique n’est-il pas suffisant pour abriter une école confessionnelle ?

On remarquera que le prix demandé par la ville est en-dessous de l’estimation des Domaines. La gestion de l’argent public est l’affaire de tous, les décisions prises doivent être validées après présentation aux citoyens.

La question de la sécurité aux abords des écoles est cruciale mais totalement ignorée par les élus de la majorité.

Une partie de la cour de l’école Annexe est occupé par un parking et celle l’école Marc Chagall est amputée, depuis quelques années, par les travaux réalisés aux Minimes.

Il est évident que la fréquentation des voitures dans le quartier de Flacé sera augmentée de façon très importante. L’école Jeanne d’Arc et la nouvelle crèche (privée ?) exigeront la construction de parkings (bitumés ?). Qui construira ces parkings : la ville avec les deniers des contribuables ou les bâtisseurs ?

La politique imposée à Mâcon est dépassée et dangereuse, elle laissera la ville dans un état de réversibilité difficile.

Alors rêvons, rêvons que ce stade garde une partie pour le sport et que le reste soit aménagé en un parc arboré, ombragé, fleuri, avec des sentiers mais aussi des aires de jeux pour les enfants. Les résidents de la maison de retraite trouveraient un lieu adapté, sécurisé et reposant pour s’aérer. Le mélange des générations serait profitable à tous.

Il est nécessaire que les citoyens prennent conscience que cette frénésie de construction aura un impact sur la vie future des Mâconnais.

Deux constats méritent d’être soulignés :

-La destruction, presque systématique des terrains naturels, la poursuite de l’artificialisation des sols.

- Le mépris des services publics (dont les écoles publiques font partie) pour privilégier le privé.

 

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