jeudi 2 décembre 2021

Ce week-end, sept véhicules ont été détruits par les flammes, place Carnot. Retrouvé grâce à la vidéosurveillance, l'auteur des faits, qui n'a aucun souvenir de cette soirée, a été jugé ce lundi après-midi en comparution immédiate…

Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre, les policiers sont appelés vers 00 h 50 pour un véhicule en feu place Carnot dans le centre-ville de Mâcon. Rapidement sur place, les sapeurs-pompiers se trouvent face à un incendie qui s’est propagé à plusieurs véhicules alentours. En plus de la Mercedes directement visée, six autres véhicules seront complétement calcinés ou partiellement dégradés.

Une personne, qui promenait son chien peu avant les faits, indique aux forces de l’ordre avoir vu un homme s’approcher du véhicule quelques minutes avant que le feu ne se déclare… Grâce à la vidéosurveillance, les policiers vont retrouver cet homme et le voir rentrer dans un immeuble de la rue Gambetta. Une fois sur place, ils échangent avec un jeune homme, hagard à la fenêtre.  Jeune homme qui correspond au signalement fait par le témoin. Mais celui-ci affirme ne pas être sorti de chez lui, qu’il aurait aussi « déjà brûlé des voitures, mais que cette fois ce n’était pas lui ! »

Le lendemain à 9 h 35, les policiers reviennent à la même adresse et procède à l’interpellation de l’individu. Ils le retrouvent endormi, avec une bouteille d’alcool bien entamée à proximité et de nombreuses boites de médicaments elles aussi entamées sur la table. Le suspect est placé en garde à vue pour dégradation et destruction de biens par incendie, au centre hospitalier de Mâcon compte tenu de son état. Dans un premier temps, il dit ne se souvenir de rien avant d’admettre avoir mis le feu au véhicule « avec un briquet placé sous le pare choc de la voiture »

 

De l’alcool, une dose importante de médicament, un briquet…

Sous contrôle judiciaire, il était aujourd’hui présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Mâcon. À la barre, le jeune homme de 24 ans affirme ne se souvenir de rien du tout, « un trou noir » évoque t-il. « J’ai l’habitude de sortir le soir et la nuit quand il n’y a personne parce que j’ai peur du monde. Je me balade et je prends l’air quand il n’y a personne dehors ».

Sur le mode opératoire évoqué lors de sa première audition ? « Aujourd’hui, je ne me rappelle plus de rien, pas même de mon interpellation. J’ai dit ça parce que j’ai déjà été jugé pour de tels faits donc j’ai décrit ce que j’avais dit à l’époque devant le tribunal des mineurs de Créteil. »

Ces faits à Créteil, c’était en 2016… et il avait été condamné. Depuis il s’était tenu à l’écart (ou presque puisqu’il a été condamné en octobre 2020 à six mois avec sursis pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique et vitesse excessive), même s’il avoue n’avoir jamais avoir arrêté le cocktail explosif médicaments/alcool.

Suivi pour des problèmes psychologiques depuis plusieurs années et sous traitement important à forte dose, il est décrit par l’expert psychiatrique comme une personne « borderline, à l’alcoolisation massive et aux comportements délirants avec des passages à l’acte en lien direct avec le traitement médical et la prise d’alcool ».  Un passage à l’acte dont les propriétaires des sept véhicules ont fait les frais, tous se sont portés partie civile. Et certains d’entre eux étaient présents à l’audience pour évoquer leur préjudice moral et financier, certains étant dans l’incapacité de se déplacer et de travailler.

 

« Il se réfugie derrière un trouve noir »

« On a aujourd’hui des victimes touchées de plein fouet et une personne qui dit n’avoir aucun souvenir de cette soirée. Est ce une stratégie pour noyer le poisson dans l’eau ?, avance l’avocat de la partie civile, Maitre Dufour. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir se défendre face à une personne malade qui ne reconnaît pas les faits… »

Pour le Procureur de la République, Léo P. doit « comprendre que ce qu’il a fait est d’une extrême gravité. Incendier des véhicules et mettre la vie de personnes en danger avec le risque de propagation des flammes, ça ne doit pas être balayé d’un revers de main parce qu’il y a la maladie derrière ! Il se réfugie derrière un trou noir, mais c’est un paravent impossible. Il doit comprendre les conséquences très importantes sur la vie des gens. Il a une pulsion dans la pyromanie et c’est dangereux. Par rapport au danger qu’il représente, il y a une nécessité d’un cadre très clair ». Et de demander une peine de trois ans de prison dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire avec injonction de soins.

Là où la défense assurée par Maitre Bordignon demande purement la relaxe : « On part du postulat qu’il est l’auteur de l’incendie, mais on ne peut accorder aucun crédit aux déclarations de mon client lors de sa garde à vue, il était sous médicaments et alcool. Aujourd’hui, il ne va pas avouer quelque chose qu’il n’a pas commis et vous n’avez pas d’éléments pour dire de façon certaine que c’est lui. »

Après une longue délibération, compte tenu de la pathologie importante du prévenu et de ses troubles psychotiques, le tribunal en a décidé autrement et a considéré qu’il avait suffisamment d’éléments pour déclarer Léo P. coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a été condamné à un an de prison ferme, assorti d’un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d’une injonction de soins. S’il ne respecte pas ces règles, et qu’il commet une nouvelle infraction, sa peine sera transformée directement en deux années de prison. Leo P. devrait faire l’objet d’une hospitalisation à court terme.

L'audience des intérêts civiles des parties civiles a, elle, été fixée à décembre prochain.

D. C.

 

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