jeudi 11 août 2022

Au printemps dernier, les conseils locaux de la Fédération des Conseils de parents d’élèves (FCPE) des collèges Pasteur, Saint-Exupéry et Bréart à Mâcon ont lancé une grande enquête sur les transports scolaires et les autres mobilités pour se rendre au collège… Les résultats viennent d'être dévoilés…

Cette enquête est une grande première réalisée par la FCPE sur le Mâconnais. Si elle visait les transports, c’est surtout parce que la problématique est récurrente. « Depuis une dizaine d’années, en tant que parents d’élèves à l’école élémentaire de Flacé ou de Pasteur, le sujet revient très régulièrement au conseil de classes, surtout au premier trimestre, souligne Claire Blard, représentante de parents d’élèves FCPE et administratrice au niveau départemental de l’association. Les familles nous font part de la sécurité aux abords des collèges, de leurs attentes, de leurs interrogations quotidiennes… On s’est donc dit qu’il fallait faire quelque chose au collège Pasteur, mais rapidement on a souhaité élargir cette enquête aux autres établissements parce qu’il était fort probable que les problématiques soient les mêmes. »

Charge ensuite à l’association de faire remonter les résultats de cette enquête auprès des collectivités territoriales compétentes (mairie, MBA, Département et Région). « Le fait d’être des parents fédérés facilite ensuite le dialogue et la restitution d'un travail de cette importance, souligne Grégoire Ensel, président de la FCPE 71 et membre du conseil départemental de l’Éducation nationale. Il s’agit là d’une démarche pleine de sens qui prépare une rentrée de dialogue avec les collectivités locales. Notre objectif à travers cette enquête est vraiment de voir comment améliorer le service rendu aux familles. »

Ainsi trois collèges de Mâcon (Pasteur, Saint-Exupéry et Bréart, Schuman n’a pas répondu aux sollicitations) ont participé à ce questionnaire. Au total, 412 réponses sont revenues entre le 22 mars et le 15 avril, représentant quelque 1 000 élèves. Le questionnaire réalisé par la FCPE a été transmis aux chefs d’établissements qui l'a communiqué aux parents via Pronote. On apprend ainsi que 2/3 des élèves vont aux collèges en bus, 15 % en voiture, 20 % à pied, en vélo ou en trottinette.

 

Un manque de communication et une offre inadaptée sur certaines lignes de bus

Pour les transports en bus, la problématique est différente entre les populations rurale et urbaine. « Mais globalement les parents ont peu de problèmes, relève Claire Blard. On a des retards fréquents, mais peu importants, des bus surchargés sur certaines lignes, quelques incivilités et tensions sur la zone urbaine entrainant pour certaine angoisse à prendre le bus… Il y a des choses à améliorer certes, mais globalement le service rendu satisfait les familles. »

Les familles sont plus en attente de communication en temps réel (être informées quand le bus ne passe pas, quand il est retard, quand il y a des incidents sur la ligne…). Elles relèvent aussi des départs trop tôt le matin, des retours tardifs en fin de journée, des trajets inadaptés qui desservent plusieurs collèges avec des bus surchargés…

Pour les enfants arrivant véhiculés, le constat est de voir les abords des trois collèges surchargés de voitures. « On a demandé aux parents pourquoi ils emmenaient leurs enfants. On a eu plusieurs types de réponses : pour éviter de partir trop tôt, parce qu’un des parents part en même temps et peux le déposer… Certains parents veulent aussi éviter que leurs enfants portent un cartable trop lourd sur le chemin de l'école, d'autres profitent de ce trajet comme d'un moment privilégié avec leurs enfants sur le chemin de l’école. Enfin, certains sont réticents à laisser partir leurs enfants seuls à cause du manque d’éclairage ou de bus trop chargés. »

 

« Les problématiques sont les mêmes partout »

Enfin, les mobilités douces se développent, même s’il y a un sentiment de danger à proximité des collèges avec trop de véhicules, un manque des pistes cyclables, ou de voies dédiées, un manque aussi d’équipement au sein des collèges pour laisser les casques par exemple. « On a des demandes de création de casiers pour les casques. »

« On constate que les problématiques sont les mêmes partout, relève les membres de la FCPE. Et sont conformes à notre volonté : celle de mettre l’enfant au cœur de l’école et du système avec un respect du rythme de l’enfant, un respect d’activités physiques et de protection en termes de sécurité. » L’association a donc ciblé certaines priorités pour améliorer le quotidien de tous : un dédoublement systématique des bus à 8 h et 9 h. « Cela existe déjà pour certaines lignes, mais pas pour les lignes les plus éloignées qui sont aussi celles empruntées par les enfants qui partent le plus tôt le matin. Ils ont des journées à rallonge et notre but est de réduire la durée du temps passé hors de la maison et de favoriser ainsi des nuits plus longues. C’est sûr que ce n’est pas anodin d’un point de vue économique, mais défendre la place de l’enfant et son bien être est important pour nous ! ».

La sécurisation des abords des collèges (éclairages, mise en place de barrières sur les trottoirs, de pistes cyclables…) ou la création de parking à vélo dignes de ce nom et de casiers pour les casques sont les autres priorités de l'association.

 

Mettre en place des dispositifs sur-mesure adaptés à chaque établissement ?

« On aimerait avoir une réflexion globale, locale et sur mesure, réfléchie avec les différents acteurs de terrains pour sécuriser les abords. Pourquoi pas réfléchir à une expérimentation qui permettrait d’adapter la circulation automobile aux abords des collèges et ainsi fluidifier les trafics en organisant plusieurs points d’entrées : un pour la dépose en bus, un autre pour les voitures par exemple. L’idée est d’éviter qu’il y ait, sur une même rue, des voitures, des bus, des vélos, des piétons avec une forte densité sur des temps courts. » 

Il s’agirait là de dispositifs sur-mesure adaptés à chaque établissement : « Sur chaque site, il est possible d’imaginer des situations, de faire un test pendant un mois à l’échelle de chaque collège. On est conscient qu’il y a un calendrier qui peut être long pour mettre certaines choses en place, qu’il y a des coûts aussi, mais notre souhait avec les résultats de cette enquête est d’aller de discuter avec les pouvoirs publics, d’ouvrir le débat et de rechercher ensemble des solutions. »

D. C.

 

 

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