FARGEOTPEULET.jpg

 

A l'heure où l'inetrcommunalité est concernée par la réforme des territoires, Catherine Fargeot et André Peulet, conseillers départementaux (PS) du canton d’Hurigny, donnent leur position.

 

Nous avons été élus en mars dernier par les citoyens de ce canton avec comme compétence première l’aménagement du territoire. Au cours de notre campagne, nous avons pu constater à quel point la question du bassin de vie mâconnais et de ses enjeux engageait l’avenir des habitants de ce territoire.

André Peulet, par ailleurs Délégué durant de nombreuses années à l’aménagement du territoire, connaît et maîtrise ces questions. Il a créé le Pays Sud Bourgogne et le 1er périmètre du Schéma de Cohérence et d’Orientation Territoriale (SCOT) mâconnais. Son analyse du territoire, dont celui de l’ex-canton de Lugny, est complété par la connaissance de sa binôme Catherine Fargeot qui réside dans la CAMVAL (18 communes de ce canton sur 28 sont dans la CAMVAL).

 

Notre position est sans équivoque : La Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône a tout intérêt et avantage à rejoindre la CAMVAL.

- Un nouveau canton, celui d’Hurigny, vient d’être tracé. Il est homogène et colle au bassin de vie mâconnais. De ce fait, la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône s’y intègre parfaitement. La population ne pourrait pas comprendre d’être aujourd’hui rattachée au tournugeois. Les deux entités, communauté d’agglomération et communauté de communes portent le meme nom de “Mâconnais –Val de Saône”.

- Le bassin de vie et d’emploi de notre canton est Mâcon. Les chiffres de la Préfecture font ressortir que seulement 3% des habitants de la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône travaillent sur le tournugeois, 38 % sur la CAMVAL.

 

Ce seul chiffre devrait être primordial pour la décision de rattachement : en travaillant et vivant dans le mâconnais, ils font leurs courses... et participent au développement économique du territoire de la CAMVAL. 3 % des habitants de la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône ne peuvent suffir à alimenter les caisses du Tournugeois pour son développement et la seule possibilité de ce bassin de vie résidera donc dans une forte hausse des impôts pour les particuliers et les entreprises.

- Notre situation économique repose principalement sur la viticulture : c’ est un point capital de notre territoire, toute la communication et la promotion de cette activité est faite par la Ville de Mâcon : les grands concours de vins, les Whine notes .. se déroulent tous à Mâcon.

- La loi NotrE conforte les agglomérations. Le grand Mâcon est pertinent face aux développement des communautés d’agglomération du Grand Chalon, de Bourg-en-Bresse, de Villefranche-sur-Saône, qui auront à terme plus de 100.000 habitants. On sait que les finances de l’Etat iront vers ces grandes agglomérations et face à ces villes qui ont su se structurer, Mâcon doit grandir par le Sud et par le Nord pour avoir un bel avenir.

- Le tournugeois, petite communauté de communes, ne bénéficie à l’heure actuelle que de très peu d’équipements et n’a pris que très peu de compétences. Cela signifie que cette communauté de communes va devoir rapidement faire des investissements massifs pour répondre légitimement aux attentes de sa population. Un exemple : Le tournugeois aura en tant que simple communauté de communes plus de 2 millions d’euros (soit 150 euros/habitant) à payer pour la mise en place du Très Haut Débit (THD). Ce même THD est d’ores et déjà développé par des opérateurs privés qui privilégient les agglomérations, donc la CAMVAL.

 

Rappelons ici que la CAMVAL s’est dotée depuis près de 15 ans maintenant de multiples équipements et compétences.

- Ce sont pour ces raisons que les précédents conseils municipaux de la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône ont déjà refusé à 2 reprises la fusion avec Tournus et mis une option pour se diriger vers la CAMVAL si la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône devait disparaître.

- Nous savons également que de nombreuses communes déjà intégrées dans la CAMVAL souhaitent voir le périmètre de celle-ci s’élargir au Nord comme au Sud et sont prêtes à accueillir de nouvelles communes avec impatience.

- Nous savons que le Préfet va prendre la décision de faire rejoindre la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône à Tournus, mais la décision finale qui sera prise entre le 16 octobre et le 16 décembre reviendra aux seules communes et nous espérons pour un sujet aussi important, qui va décider de leur avenir que ces communes consulteront leur population.

 

Nous sommes à la disposition des habitants de ce canton pour répondre à leurs questions.