dimanche 29 mars 2020
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Tout commence par un banal contrôle routier sur les quais Lamartine de Mâcon, le 19 novembre un peu après minuit.

La BAC remarque une BMW dont le feu arrière droit dysfonctionne.

Le conducteur se range. Dans la voiture : un nunchaku. Derrière le phare : deux paquets de résine de cannabis, pour un poids total de 149.44 grammes. La police trouve en outre deux téléphones portables cachés derrière l’autre feu, et encore deux téléphones dans un vide poche.
La voiture n’est pas assurée, n’est pas passée au contrôle technique, et son conducteur n’a plus de permis depuis début juillet.

Entre le moment de l’interpellation et la comparution immédiate, la police va perquisitionner à son domicile et y trouvera un couteau dont la lame a servi à couper une plaquette de drogue, et des feuilles de « petite comptabilité ».

 

La salle est inhabituellement vide pour une affaire de stupéfiants, mais le prévenu vient du Rhône, ceci expliquant que seule sa compagne soit revenue pour le soutenir.

Le prévenu est déjà condamné : lors de son déferrement la Procureur lui a signifié qu’il aurait de toute façon un mois de prison à faire. Condamné à des travaux d’intérêt général en 2014, il ne les a pas investis correctement, aussi le Juge d’Application des Peines a-t-il transformé la sanction en révoquant le sursis. C’était pour un problème de détention de cannabis : il est donc en état de récidive.

 

 

Le déjà condamné a très mauvaise mine et ne la ramène pas. Des dialogues difficiles avec le Président laissent croire à un moment donné qu’il se moque, et adopte les pauvres stratégies des trafiquants, consistant à nier, répondre à côté, essayer de noyer le poisson. Mais l’éclairage bouge un peu avec les éléments apportés par le CPIP (Conseiller pénitentiaire d'insertion et probation).

G. a 24 ans. Il est français, de parents turcs. Il décrit son père comme un homme violent. Il parle de « violences », et dit avoir « des difficultés » avec lui. Euphémisme. Alors qu’il grandissait ici, son père l’envoie dans une école coranique, là-bas, outrepassant sans doute la phrase rituelle d’un père turc remettant son enfant à un enseignant pour la première fois : « Si sa chair est à toi, ses os sont à moi. » Il a envoyé le tout, chair et os, et G. a vécu dans un autre monde puis il est revenu.

Drogue et alcool, c’était pas son truc. Mais son meilleur ami, « j’ai grandi avec lui », meurt, il y a un an et demi. Plus précisément il se suicide, et sans doute emporte-t-il un morceau de G. avec lui, car à ce moment là celui-ci, mangé de crises d’angoisse, commence à se droguer.

 

Le Parquet requiert tout en exposant ces circonstances qui peuvent expliquer ce départ raté, ces défauts de construction, ces ruptures : « Il est dans de la débrouille, mais il part à la dérive. »

Pour sa défense, Maître Goergen insiste sur son courage à aller bosser, y compris aux abattoirs. « Il n’avait pas l’intention de vivre de son trafic. » Le père de sa copine arrive en cours d’audience, peiné : « Je viens d’emménager, j’avais une grande chambre pour eux, pour qu’il surmonte ses difficultés, et reparte comme il faut. Ce n’est pas un bandit. »

Un poil trop tard : entre les mentions à son casier, essentiellement pour des délits routiers, mais en état de récidive pour les stupéfiants, et les quantités trouvées planquées dans la voiture, G. est condamné à 8 mois de prison dont 4 avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans avec obligation de soins, de travailler, de payer deux amendes de 100 €.

Le jeune homme est dévasté, il pleure beaucoup, tourne des yeux de noyé vers sa copine, envoie un bisou à son beau-père. Öptem, disent les Turcs, bisou. « Peu de soutien familial » relevait le Parquet. C’est rien de le dire.

Florence Saint-Arroman

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