samedi 28 mars 2020
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Un duo un peu spécial dans le box avec une escorte : Eric n’a que 18 ans, Fred en a 32.

Malgré cet écart d’âge important, ils sont très potes. Aussi quand Eric retrouve Fred, samedi soir, et lui raconte comment il s’est fait agresser par un type qui lui a volé 20 €, et qu’il croit savoir où il habite, Fred lui emboîte le pas, et les deux amis filent avenue Edouard Herriot, pour venger cette agression. L’idée c’est de « faire chier » l’agresseur, et lui faire passer le goût de recommencer en cramant son paillasson.

L’expédition punitive va mal tourner évidemment, pour plusieurs raisons :

- se faire justice soi-même est illégal
- ce n’était pas le domicile de l’agresseur
- le feu a mis en danger tout le monde.

Et ces raisons peuvent se combiner entre elles de différentes façons : quand bien même ça aurait été le domicile de l’agresseur, se faire justice soi-même reste illégal, et le feu est toujours dangereux.

Les gamins (Fred n’a pas la maturité de son âge) avaient monté un container au premier étage de l’immeuble, l’avaient vidé sur le paillasson, puis avaient froissé des feuilles de papier, avaient aussi placé un vélo d’enfant qui était rangé sous l’escalier. Tout ce bazar visait à la fois à encombrer le passage, et à cramer « un peu le paillasson », sauf que le feu avait gagné le container quand la police est arrivée sur place, alertée par les locataires réveillés par le bruit, et qui restaient derrière leur porte, apercevant des flammes par le judas.

On a du mal à saisir comment cette mayonnaise a pris dans les esprits des incendiaires d’un soir. Ils n’ont rien de délinquants. Eric s’est visiblement fait du cinéma, traumatisé par l’agression dont il dit avoir été victime, avec « un couteau sous la gorge ». Du coup il avait pris sur lui un couteau de cuisine. Au cas où. Au cas où le type recommencerait, au cas où il lui sauterait dessus, …

Le Ministère Public ne cherche pas à comprendre : « Ce sont des violences urbaines. Ils sont inconscients des risques qu’ils font courir aux autres et qu’ils courent eux-mêmes. Si Monsieur avait porté plainte et donné un signalement, la police aurait pu travailler, mais au lieu de ça, il veut se venger : toute personne qui craque une allumette pour incendier un véhicule, ou quoi que ce soit d’autre, doit savoir qu’elle aura à en assumer les conséquences. » Il requiert 1 an de prison, dont 6 mois avec sursis, mais assorti d’un mandat de dépôt, soit de la prison ferme : Eric prend alors la mesure de ce qu’il risque, il encaisse comme il peut. Il flippe : « Si je vais en prison, je n’aurai plus de travail, plus de logement. Perdre tout ça, alors que je suis motivé et que je travaille, c’est trop grave. Je n’ai pas réfléchi, l’autre soir. Mais en garde à vue je n’ai pas dormi, j’ai pleuré tout ce que je pouvais. A l’avenir, je réfléchirai. »

Maître Goergen pour la défense va retailler la large cote du Procureur : ce ne sont pas des délinquants, ils ont des parents qui sont présents, avec son malheureux couteau Eric était plus un danger pour lui-même que pour autrui. Aussi, pas de prison ferme, mais une sanction qui les mène vers de la réflexion.

Verdict : coupables. 1 an de prison dont 8 mois avec sursis. Le Président explique bien les choses : les 8 mois de sursis sont révocables en tout ou partie pendant les 5 années à venir, en cas de nouvelle infraction. Les 4 mois de prison ferme sont aménageables, si toutefois les jeunes gens s’en donnent les moyens.

Ça fait cher la mayonnaise qui prend mal et échappe au contrôle, mais les choses sont claires : se faire justice soi-même est illégal, et quiconque incendie quoi que ce soit aura à en répondre.

Florence Saint-Arroman

 

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