vendredi 3 avril 2020
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Une femme a été jugée pantoufles aux pieds en comparution immédiate. Elle vient de prendre 8 mois de prison ferme pour violences conjugales.

L’escorte va l’emmener directement à la prison pour femmes de Lyon-Corbas. Elle se déplace pour signer un document vers le greffier, et on les voit : ses pantoufles. Roses. Avec de petites oreilles sur chaque pied. De la peluche rose. Cette femme vient d’être jugée avec ses chaussons aux pieds.

Mercredi, il y deux jours, peu avant 19 heures, Christine B., de Bussières, appelle les gendarmes : son compagnon, Pierre P., est blessé. Elle lui a cassé une bouteille sur la tête, il est au sol, plaie ouverte, il saigne abondamment. On l’embarque en garde à vue. Pierre P. va confirmer que c’est elle qui l’a blessé, mais il ne porte pas plainte, ne vient pas à l’audience, et refuse d’être hospitalisé. Des durs à cuire, qui mijotent dans leur jus de rhum ou de vin, et qui boivent tant qu’ils comptent non pas en verres mais en bouteilles.

Christine est née à Mâcon, d’une fratrie de 6 enfants. Elle grandit dans l’arrière monde des « pas ». Pas de diplômes, pas de travail, pas d’enfants. Allocation pour adulte handicapé. Elle souffre de « diabète et de dépression », ceci n’entraînant pas forcément cela. A 46 ans elle en parait bien plus, « cassée par la vie, dira Maître Many, son avocat, marquée par la misère, les coups et l’alcool ». L’alcool, le revoilà. On a changé de siècle, on sait stocker l’énergie solaire, on n’a pas avancé d’un poil sur ce « fléau social ». Zola n’est pas mort.

L’autre soir, des insultes, puis une engueulade, puis des coups. Celui de la bouteille mit fin à l’expression en roue libre du jour. Du jour, oui, parce que les gendarmes ne connaissent qu’eux ou presque, ce couple infernal, ensemble depuis 14 ans, qui vit en vase clos mais dont les éclats gênent tout le monde. Les gendarmes y vont si souvent, copieusement insultés à chaque fois, qu’ils ont laissé la prévention d’outrage de côté : à quoi bon ?

Pierre P. frappe Christine aussi. Le flacon brisé sur sa tête, elle a connu, et elle n’a rien dit. En 2011, elle a un accident de scooter. L’hôpital fera un signalement : outre les blessures liées à l’accident, le médecin relève des traces de coups.

Christine a déjà été condamnée en 2011 justement, elle y était allée à coups de couteau contre Pierre P. Incarcérée quelques semaines, elle avait un suivi mise à l’épreuve, elle dit avoir fait une cure de 15 jours à l’hôpital et vu régulièrement un psychiatre.

Mais ça n’a rien changé. Aujourd’hui elle est en récidive et le Parquet avait reçu en août dernier un courrier de la maison départementale des solidarités, elle-même alertée par le Maire de Bussières : gros problème d’alcool, difficile pour le voisinage, danger pour eux-mêmes et les autres. Les services sociaux se sont cassés le nez sur les durs à cuire : « pas réceptifs du tout », ils ne veulent pas de suivi, ni social, ni sanitaire, ni rien. Circulez.

Maître Many tente de la faire parler un peu d’elle. Elle a commencé à boire à l’âge de 26 ans « quand mon copain est décédé devant moi ». Sur le reste, que dalle, elle ne dira rien. Les cheveux gras plaqués en arrière, le visage dur et fermé, le regard à l’avenant. Silhouette frêle sous un anorak à deux balles. On se dit qu’elle a été petite, qu’elle a été scolarisée des années, mais tout cela est irréel quand on la voit. On voit de la dureté, et du vide.

Le vide autour d’elle. Le vide qu’elle crée sans doute en défense contre … quoi ? On ne sait pas, on observe. Pendant le délibéré elle est seule, et c’est frappant. Personne pour elle dans la salle, des gendarmes en escorte qu’elle insulte si souvent que bon, un avocat sensible et prévenant à qui elle ne dit pas grand-chose non plus. La Procureur a requis de la prison ferme, s’appuyant sur les faits, la récidive et le rapport du CPIP qui lui non plus ne voit pas d’autre option, fait plutôt rare.

Elle va faire 8 mois de prison. Puis il y aura un suivi mise à l’épreuve. Elle est incarcérée immédiatement.

Son avocat évoquait Zola. La misère au temps de Zola est la misère du peuple ouvrier, dans les mines. Utilisé comme moyen, comme machine, et crevant dans l’indifférence sociale. Aujourd’hui la misère reçoit des allocations, les services sociaux s’en soucient, elle a souvent un toit et même la télé, « on gère ». On gère mais son visage est le même. Il est harassé, dur et fermé. "On gère"... mais personne ne se soucie qu'elle comparaisse en pantoufles.

On a déjà dit à quel point ces audiences sont tristes, celle-ci inspire du dégoût.

Florence Saint-Arroman

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