lundi 6 avril 2020
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« N’écrasez pas une mouche avec un marteau ! » lance l’avocat de la défense. Le Parquet vient de requérir 5 ans de prison dont 2 ans avec sursis, mise à l’épreuve et 10 000 € d’amende pour chacun. Chacun, parce qu’il n’y a pas « une mouche », mais deux.

Dans le box, deux jeunes hommes, deux enfants pour quelqu’un en âge d’être leur parent. Dim et Tony sont nés en 1995 et ont, ensemble, braqué une conductrice un soir sur une route de l’Ain pour obtenir sa voiture, puis quelques jours plus tard ont braqué la gérante d’un tabac de campagne, vers Chânes.
Le vol à main armé est passible des Assises, il a été « correctionnalisé » c’est-à-dire requalifié pour passer au Tribunal Correctionnel, en vols avec circonstances aggravantes : en réunion (ils sont deux), avec violences (ils sont armés), destruction d’un bien (l’un a fait brûler l’airbag de la voiture), et dissimulation du visage (l’autre portait une cagoule).

Qui sont-ils ?


Un parcours plutôt engageant pour Dim, qui réussit un CAP de couvreur-zingueur en 2013, et est embauché à la suite. Mais il consomme du cannabis, et une rupture sentimentale va le faire chuter : rupture des liens familiaux, grosse consommation de drogue, licenciement pour absences répétées et injustifiées. Il comparait « sans domicile, sans ressource, permis de conduire suspendu ». « Vous faites très fort, souligne le Président. Un suicide professionnel et social. Pourquoi ? »
Tony, lui, a suivi l’école jusqu’en 3eme, a raté un CAP vente, et fume aussi des joints depuis ses 17 ans. « Vous n’avez quasiment rien fait jusqu’ici. »

Mis en examen pour tentative d’assassinat


« Rien », d’un certain point de vue, parce que d’un autre point de vue, ça commence à faire beaucoup : le jeune homme identifié par les enquêtes de gendarmerie comme auteur et complice des braquages, est déjà incarcéré, mis en examen pour « tentative d’assassinat ». On l’a extrait de prison ce mardi pour le mettre en garde à vue, où il a reconnu tous les faits.
« Tentative d’assassinat », c’est impressionnant. Maître Many en détaille les circonstances : « Tony se fait rouer de coups par son dealer à qui il doit 100 €, il sort de sa poche un couteau et se défend avec des gestes désordonnés, il blesse son agresseur, il vomit en s’en apercevant, il pleure en garde à vue. »
Ce n’est pas le killer du siècle, c’est sûr.

Amateurs, mais armés


Avec son pote Dim, ce ne sont pas non plus les braqueurs du siècle. En mars dernier, les deux jeunes hommes veulent partir en Espagne, en vacances. Ce beau pays d’où ils rapportèrent, précédemment, deux armes « comme objets décoratifs ». Ils ont besoin d’argent. Un soir vers 22 h 30, à Replonges, Tony pointe un revolver sur la tempe d’une conductrice qui s’arrête au feu rouge. Elle sort de sa voiture. Il s’y installe, réalise qu’elle a gardé les clés de contact, va les lui demander, et lui passe son sac à main. Insolite braqueur qui a besoin de thunes et qui laisse son sac à sa victime.
Dim est au volant de sa propre voiture, et les jeunes hommes filent à Ozan. Et que fait Dim ? Eh bien il appelle la gendarmerie nationale pour lui raconter la scène et avertir du vol. Ok. Les gendarmes retrouveront, plus tard, le véhicule : Dim y a installé ses propres plaques d’immatriculation. Ses propres plaques d’immatriculation, vous avez bien lu. Les OPJ, émus par un geste « si peu cartésien », vont donc exploiter sa ligne téléphonique et remonteront à Tony par ce biais. On reste confondu devant des comportements aussi erratiques.
« Amateurisme », soit, mais enfin, quelques jours après ce vol, ils vont aller braquer la gérante d’un tabac isolé en campagne. Dim monte la garde avec un fusil de chasse, Tony, cagoulé à nouveau, braque la femme avec un pistolet 9 mm à grenaille. Ils veulent la caisse et des cigares. Ils veulent la caisse à l’ouverture, donc une caisse vide ou presque. Ok. Ils ont coupé le moteur du véhicule. Ok. Ils s’enfuient parce le berger allemand montre les crocs. Ok. « Des pieds nickelés », entend-on. Certes, mais les armes ne sortent pas de Pif Gadget.

On a retrouvé dans les poches de Dim des munitions à grenaille


Le Parquet évoque les victimes, leur sang-froid et les séquelles possibles des agressions subies. La conductrice n’est pas présente mais se porte partie civile pour être indemnisée pour sa voiture. On prend la mesure du vol « à main armée ». Au fait, pourquoi Dim a-t-il incendié l’airbag ? « Je l’ai démonté, je voulais voir comment ça fait quand ça prend feu, et je l’ai brûlé. » Ok. La Procureur a des doutes tout de même sur certains points : on a retrouvé dans les poches de Dim des munitions à grenaille. Il dit avoir jeté les armes d’un pont. Pourquoi avoir des munitions dans ses poches ? Il ne répond pas, il n’explique rien, il n’a pas voulu dire où il logeait ces derniers temps. On ne comprendra pas pourquoi subitement ces deux-là se sont armés pour voler.

Maître Veaux défend Dim et ne voit pas son client en prison. « Il n’a pas sa place en détention, il avait un bel avenir, il faut comprendre pourquoi il a dégringolé. Il a besoin de soins. » Maître Many creuse les écarts entre la gravité des gestes, et tous les détails venant l’infirmer : « Il s’excuse presque, il dit ‘s’il vous plaît’, quand il braque la conductrice. »
Dans le public, une des mamans a le visage ravagé par une douleur qu’elle contient tant bien que mal, c’est la maman de Dim, sans nouvelles de son fils depuis juin dernier. Que c’est dur, que ça fait mal.

« Messieurs, vous partez immédiatement pour faire 3 ans de prison. »


Coupables, les deux garçons sont condamnés à 4 ans de prison dont 1 an avec un sursis mise à l’épreuve pendant 3 ans, et à une amende de 5 000 € chacun.
« Messieurs, vous partez immédiatement pour faire 3 ans de prison. » Tony avait la tête baissée, il la relève lentement et porte les yeux au ciel. On croirait entendre sonner le glas, et ça fait mal.

Florence Saint-Arroman

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