samedi 28 mars 2020
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Arrêté hier au petit matin, Farid M., 30 ans, avait encore une alcoolémie à 1 gramme 9 heures plus tard, cette précision histoire d'indiquer à quel point il était chargé quand il était au volant. Parce que, oui, il conduisait. Il a même forcé un péage.

En pilotage automatique, pas conscient de ce qu'il faisait. Cela explique qu'il ne se soit pas arrêté au péage à Mâcon Sud, revenant de Genève avec deux amis. Et sans doute à cause de cette murge a-t-il pris un coup de mou, ce qui expliquerait que la police ait pu l'arrêter alors que la voiture stationnait sur une route en direction de Moulins. Oui, sur une voie de circulation, arrêtée. Il avait aussi consommé des stupéfiants.

L'arrestation a été « d'une rare violence », moins physique que morale, et on peut s'en faire une idée, car il leur a fait la totale : outrages, menaces de morts, rébellion, refus qu'on procède à des mesures d'alccol, et qu'on recherche des traces de stupéfiants.

« Fils de pute, clochards, nazis, fascistes », pour le tout venant, qu'il soit de la police ou de la gendarmerie. Et puis des mentions spéciales, à caractère raciste : « Rentre dans ta jungle, esclave », pour un policier guadeloupéen, et « Sales français » pour ceux dont les origines, quelles qu'elles soient, transmettent un taux de mélanine beaucoup moins élevé.

Dans la foulée, il menace de mort les représentants de la loi, en les tutoyant. Cela dit, il les aurait vouvoyés, ça n'aurait pas changé grand chose, il avait déjà atteint le point Godwin, alors, après ça... Eh bien, après ça, rajouter : « Je vais te buter, je vais vous crever, je vous retrouverai. », ça fait de la violence brute. Et il a réitéré avec le personnel hospitalier qui l'a examiné avant sa garde à vue. Il ponctuait ses injures de crachats.

Farid ne se souvient de rien. Pas même d'avoir conduit, ce qui est retrospectivement flippant pour les autres. Ce n'est guère son souci, à l'écouter. Son souci c'est que sa compagne l'a quitté, qu'il a une petite fille, et un casier judiciaire qui ne parle pas en sa faveur. Depuis 2002, plusieurs condamnations, pour vols, violences, divers outrages, rébellion. Pourtant il a un travail en CDD, dans un centre de Poste, et son employeur est satisfait.

Il dit au Tribunal qu'il était « turbulent » quand il était jeune, qu'il a été incarcéré, et qu'il fut victime d'une agression sexuelle quand il était en garde à vue, lorqu'il était mineur. Qu'il a connu des passages à tabac, qu'on lui a cassé des dents, des côtes. Le Tribunal n'ironise pas sur ces éléments, il relève juste que rien, rien de rien, ne vient étayer ces déclarations. Pas la moindre preuve, ni la moindre trace. De surcroît, la Présidente remarque que le prévenu se contredit facilement : dix minutes avant l'audience il déclare au conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation n'avoir « aucune addiction », et là, à l'audience, il met en avant « un gros problème d'alcool »... « Vos propos dépendent de vos interlocuteurs et de ce que vous avez à défendre, non ? » s'interroge la magistrate. Le Parquet demande une « peine significative », soit 18 mois de prison dont 8 mois avec sursis mise à l'épreuve.

L'avocate de la défense revient courageusement sur la situation personnelle de Farid M., relève les éléments conjoncturels (une séparation), les éléments structurels (un traumatisme lié aux gardes à vue, le prévenu était très nerveux et angoissé au commisssariat, et calme devant les juges), et demande qu'on porte à son crédit l'absence de condamnations récentes, afin de prononcer une sanction plus mesurée.

Mais... non. La Présidente avait fait une synthèse : « Vous conduisez ivre, drogué, on vous trouve à l'arrêt sur une voie de circulation, les policiers et les gendarmes font leur travail et vous réagissez comme rarement ? Que faire ? »

Conclusion : 1 an de prison ferme. Peine sèche. Le Tribunal ordonne un mandat de dépôt.

 

Florence Saint-Arroman

 

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