mercredi 1 avril 2020
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Avant hier Tim a été attiré dans un guet apens au vallon des Rigolettes, dans l'après midi, par la jeune Stacy, 15 ans et demi, qui visiblement use et abuse de son charme, puisque dans le même temps, elle prévenait Jimmy et une bande. Ils ont laissé Tim sans connaissance.

Car Jimmy a débarqué au vallon, mais pas seul : suivi d'un groupe d'une quinzaine d'ados. Il a mis une claque à Tim, puis des coups de pieds, puis Sofiane s'y est mis, et Hakam, et... Lorsqu'ils ont arrêté, Tim était au sol, inconscient.

 

Il est bien difficile de rapporter des faits précis et exacts : Jimmy qui comparaissait aujourd'hui a 18 ans depuis octobre dernier, ce qui lui vaut le même Tribunal que pour tout adulte, mais ses « potes » sont tous mineurs, et certains d'entre eux étaient du reste au même moment déférés devant le Procureur. Leur minorité les protège de toute publicité.

Donc tous ont été entendus, tous ont présenté leurs versions, mais seul Jimmy est présent, ce qui rend l'histoire impossible à restituer exactement.

 

Le Tribunal a les images de l'agression et les textos des gamins

 

De toute façon il a reconnu les faits. De toute façon le Tribunal a les images des caméras de surveillance, donc le film de l'agression, et les textos de tout le monde, grâce auxquels il a acquis une certitude : c'est la jeune Stacy qui a été à la fois l'instigatrice de ce règlement de comptes, et l'appât, puisqu'elle a écrit « sortir » avec Tim pour la journée, juste pour l'attirer dans le vallon, puis elle a prévenu Jimmy qu'il pouvait arriver.

Alors pourquoi étaient-ils si nombreux ? Ils ont encerclé le gamin, et ont tapé à tour de rôle, peut-être pas tous, mais ils sont donc tous impliqués. On ne sait pas pourquoi.

Le savent-ils eux-mêmes ?

On dirait bien que non. Ils s'initient à la vie relationnelle, sur un mode proche de celui des télé-réalités, fait d'embrouilles, de « on m'a dit que », d'alliances et donc de complots. Et puis de violence, bien sûr, celle qui commence avec le mode de relation, et qui finit en violences physiques : « en réunion » et « avec préméditation », soit deux circonstances aggravantes. C'est Jimmy qui est jugé en premier.

 

Pourquoi ? « Parce que Stacy m'en avait donné l'ordre »

 

Le Président est au taquet : « Vous avez tabassé quelqu'un avec 15 individus, ce qui est particulièrement lâche, alors maintenant, soyez courageux et parlez, expliquez-nous pourquoi.

- Je l'ai fait sur l'ordre de Stacy, elle a dit qu'elle avait des problèmes, qu'il cherchait l'embrouille. 

- C'est fou ! Vous vous mettez à 15 pour frapper quelqu'un, il perd connaissance, et vous ne savez pas pourquoi ! »

Jimmy l'a dit : parce que Stacy l'a demandé.

Et puis Jimmy détenait un taser, il en a parlé, il aimait bien « diriger la lumière vers les yeux des autres pour leur faire peur », et avait auparavant menacé Tim à la gare avec.

La victime n'est pas là, la victime va mal. Terrorisé, traumatisé, le garçon voit son stage d'études suspendu sur ordre médical, il n'est pas en mesure actuellement d'assurer ses trajets, d'être à nouveau avec les autres sans avoir peur, sans être angoissé.

C'est intolérable.

 

Placé à 6 ans, victime des violences de son beau-père

 

L'histoire de Jimmy a elle aussi quelque chose d'intolérable : né en 1997, ses parents se séparent, sa mère reforme un couple.
A 6 ans Jimmy est placé au Prado : victime des violences de son beau-père.
Quoi d'autre ? Il se frotte au Tribunal pour Enfants. Violences, rébellions, outrages. Il a des peines mesurées, comme parfois des amendes de 50 €, il a des peines à visée éducative, comme la liberté surveillée. Il est suivi et accompagnée par une éducatrice de la PJJ. Il dit qu'à cette époque, ça l'aidait à se contenir, à « se contrôler ». Mais il a 18 ans depuis 5 mois, alors plus de suivi.
Quoi d'autre ? Il a un niveau CAP, il a fait une 3ème d'insertion au Lycée Dumaine il y a 2 ans. Il a travaillé sur les fêtes foraines avec un oncle et ça lui a plu.
Quoi d'autre ? Il n'a plus de relations avec son père qui est sur Montceau, et qui, dit Jimmy, n'appelle jamais son fils, et ne lui répond pas quand celui-ci l'appelle.
Sa mère n'est pas dans la salle d'audience : elle n'est jamais venue à aucune comparution devant le Tribunal pour Enfants. Elle ne sera pas non plus là pour la Chambre des comparutions immédiates.

 

Mais les effets de groupe sont terrifiants, que ça soit dans les stades, dans les rues, ou ailleurs : seul le groupe existe, chacun se dissout dedans, et on peut frémir car personne n'est plus en capacité de répondre de ses actes.

 

Réquisitions et verdict

 

Dans ces conditions le Parquet demande que soit reconnue la récidive légale, puisque le 12 mars 2015, Jimmy était jugé, par le Tribunal pour Enfants, pour violences et rébellion. Il avait été condamné à 8 jours de prison avec sursis. Le Procureur demande aussi la révocation de ce sursis, et d'un autre (de 8 jours aussi), et 10 mois fermes et un mandat de dépôt : « Je peux croire que tout ça tient à son histoire personnelle, mais il y a eu des mesures, des prises en charge, sans effets. De plus on peut craindre des pressions sur la victime et les témoins alors que l'enquête est encore en cours. ».

 

Et Jimmy, dans une salle d'audience vide de tout soutien, absolument déserte, est condamné à de la prison ferme. Le Tribunal a suivi les réquisitions du Parquet.

 

Et Jimmy part pour Varennes-le-Grand, sans une étreinte, sans une bise, sans un geste, sans le moindre effet personnel, sans rien.

 

Il remercie son avocate, il dit aux juges qu'il est asthmatique et qu'il a besoin de son traitement, il dit aussi qu'il y a environ 3 ans il a fait une tentative de suicide : on demande toujours aux gens s'ils sont suicidaires, avant de les incarcérer.  

 

Florence Saint-Arroman

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