vendredi 3 avril 2020
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Inhabituel : le Tribunal a passé la vidéo de l’agression

Les faits en images

Vendredi matin, à 7 h 30, Monsieur Ben Belgacem, chauffeur de bus pour Carpostal, faisait sa tournée sur la ligne G. A l’arrêt « Théâtre », il lance le bonjour aux passagers qui s’annoncent : beaucoup de scolaires à cette heure-ci, il a l’habitude. La vidéo montre sans pitié le déroulé de la scène qui fit irruption à ce moment-là.

Idriss, 24 ans, et Johann, 21 ans, finissaient leur nuit passée au 400. Ils étaient allés à la boulangerie. Idriss était vrillé par l’alcool. Il portait sa ceinture enroulée autour du poignet, c’est ce qui a attiré l’attention du chauffeur.

La vidéo, prise de la cabine de conduite, montre Idriss, énervé, qui vocifère (la bande son n’est pas audible à l’audience). D’après la transcription faite par les enquêteurs, il aurait lancé au chauffeur :

« Tu connais la ZUP ou pas ?
- Non
- T’es chez nous, là, t’es chez nous !
- Au-revoir, je vais fermer les portes.
- On s’en bat les couilles, tu vas rien fermer du tout. »

Et Idriss d’asséner des coups de ceinture sur un montant métallique.

Là-dessus, Johann, qui ne manifestait aucune agitation particulière, grimpe les marches, frappe soudainement le conducteur au visage, puis ressort. Le chauffeur met une main devant son nez en réflexe à la douleur, et de l’autre main appuie sur l’alarme. Les deux jeunes hommes remontent dans le bus, Idriss est toujours énervé. Ils prennent ensuite la fuite.

 

Les prévenus

Ses copains, amis, le diront tous en dehors du Tribunal : Idriss n’est comme ça que lorsqu’il a bu. Et il boit depuis quelques années, suite à un événement traumatisant dont il n’est pas remis, et dont ne nous mentionnerons rien de précis, bien que ce fait divers ait assombri la ville de trois deuils, dont l’un brisait Idriss et sa mère au cœur.

De toute façon ce n’est pas sous ce jour qu’il est éclairé lors du jugement : la Présidente fait préciser clairement à Idriss qu’il n’est en rien propriétaire d’un quartier de la ville, et pour le reste, son âge, son manque de diplômes, son inactivité, et les multiples signalements de la police le concernant pour des troubles divers et variés, vont le border sous un angle aussi défavorable que la façon dont il est connu des services de police.

C’est ainsi d’ailleurs que les deux garçons ont pu être interpellés si rapidement, tous les deux déjà connus, et des images vidéo très nettes à l’appui.

Johann, lui, a un casier judiciaire ouvert devant le Tribunal pour enfants, égrené d’éclats de violence. Dans la salle, sa grand-mère, sa mère, sa sœur, sa nièce, un rang de femmes dignes, posées, et tristes. Sa mère a quitté Lyon pour éloigner son fils de la violence urbaine, plaide Maître Bakaya, du barreau de Lyon. Elle s’est installée, après mutation professionnelle, dans un village. Avec du terrain : que son fils soit en lien autrement avec la vie. Pas de père à l’horizon, pas davantage que chez Idriss dont le sien avait laissé tomber femme et enfants il y a longtemps.

 

Qu’est-ce qui leur a pris, en dehors de l’alcool ?
« Il a imaginé que le chauffeur croyait que »

« Un malentendu » va plaider Maître Pidoux pour Idriss. Un malentendu dans un contexte « d’insultes raciales ». Son client a « imaginé que le chauffeur croyait que ». Vient en tête, pendant la plaidoirie, la chanson de Jul « J'suis dans ma paranoïa, paranoïaque, laissez-moi sur ma route, j’en ai plus rien à foutre ». Idriss avait tant bu qu’à 13 heures, soit près de 6 heures après l’agression, son alcoolémie était de 0.55 mg. Quand on est victime d’exclusion, « on peut se sentir attaqué même si ce n’est pas réel ». Elle souhaite que le Tribunal distingue les responsabilités, son client a insulté copieusement le chauffeur, mais n’a frappé qu’un montant métallique.

L’irruption de Johann dans la scène à laquelle il assiste passivement au début, surprend, puisque rien dans le contexte ne permet de s’y attendre. « Acte purement gratuit », dit le Parquet.

Les copains, dehors, évoqueront les effets de groupe, comme facteur entraînant, et comme facteur favorisant les postures et les actes de kékés, c’est le mot qu’ils emploient eux-mêmes.

Car Idriss avait fait le projet, avec la Mission Locale, de suivre une formation d’agent de sécurité. Johann, lui, vient de passer le concours d’aide-soignant. Versant construction ce n’est pas néant, mais une main de temps en temps fait effraction et tire en bas. Une main violente, ou une main alcoolisée.

 

Prison ferme

Le Parquet requiert des peines « fermes, symboliques, et pédagogiques ».
Le Tribunal en décide autrement : pas de suivis mise à l’épreuve, pas d’obligations de soins, mais 1 an de prison ferme pour Johann, et 6 mois pour Idriss, les deux sont maintenus en détention, « pour éviter le renouvellement ».
Ils sont solidairement condamnés à indemniser la victime à hauteur de 2500 € et Carpostal à hauteur de 500 €.

Il n’est pas habituel que soit diffusée une vidéo de la scène au Tribunal. On est frappé de la rapidité avec laquelle on passe d’une situation paisible à une agression. Et le comportement de Monsieur Ben Belgacem, calme du début à la fin, frappe aussi : pas l’esquisse d’un geste ou d’une réponse agressive. « Acte purement gratuit », sur fond d’existences parlées de violence ou d’ivresse.

 

F. Saint-Arroman

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