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Roger Vincent n’est plus (que là où nous sommes, disait le poète René Char).

Roger Vincent est décédé lundi matin. Né en janvier 1920 à Lyon, il vécut une partie de sa jeunesse à Mâcon. Fuyant le service du travail obligatoire, il s’engage dans la résistance savoyarde en 1942 où il participa à de nombreuses actions de renseignements de sabotage et de combat. Arrêté par la gestapo en juillet 1944, interné à Chambéry, il s’évade lors d’un transport en Italie et rejoint les chasseurs alpins pour libérer la Haute-Maurienne, le Val d’Aoste et le Tyrol. Sous-officier, il revient à la vie civile. De son mariage avec Mathilde, naîtront Gérard et Danièle.

Il arrive à Vinzelles vers 1972 où rapidement il s’intègre dans les activités de la commune. Roger Vincent qui a l’expérience de la communication commerciale par son entreprise de représentation, met en pratique ses compétences au sein du conseil municipal et en tant que maire entre 1989 et 1995. Durant ce dernier mandat, il réalisera la construction d’une nouvelle école. Soucieux de conserver le caractère rural de son village, avec son vignoble et sa campagne, il combattit avec son Conseil toute urbanisation en faisant l’acquisition d’une propriété pour la création d’un nouveau lotissement. Homme de caractère, discret et serviable il laisse orphelins ses concitoyens. Par décision du ministre de la Défense, Roger Vincent a été fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2004.

Ses obsèques auront lieu demain 16 avril à 15 heures à l’église de Crêches-sur-Saône.

 

Roger Vincent lors de la remise du diplôme d’honneur aux Combattants de l’armée française
par  le maire André Trognot