mardi 15 octobre 2019

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Le 14 avril à Mâcon, l’Union des producteurs de vins Mâcon a fait le point sur une actualité chargée en 2015, alternant les émotions.

Au rayon satisfaction, l’ODG voit sa notoriété grandir. Côté déceptions, l’Union s’agace de l’interdiction renouvelée des Douanes d’étiqueter avec la mention vin de Bourgogne. L’UPVM entend se défendre et avancer.

« On vous encourage à garder la mention vin de Bourgogne sur vos bouteilles de Mâcon, avec le soutien du BIVB qui est prêt à vous défendre juridiquement ».
Le message du président de l’UPVM, Jérôme Chevalier ne pouvait être plus clair, avec à ses côtés, Claude Chevalier, le président-délégué de l’Interprofession.
Des opérateurs ont en effet à nouveau été sommés de retirer la mention Bourgogne de leur étiquette de vins Mâcon, suite aux contrôles « zêlés » de la DGCCRF. « On espère que les Fraudes iront voir ailleurs », appelait Jérôme Chevalier car « certains secteurs sont encore assez "chaud" », mettait-il en garde. Sur le fond du dossier, en revanche, la situation n’est pas clarifiée pour l’heure…
Autre vin mâcon confronté à un tel déclassement, les vins avec plus de 4 g de sucres résiduel. « Qu’on regarde plutôt  la qualité », s’insurgeait Marc Jambon de Pierreclos à l’attention de l’INAO qui lui refusera l’appellation dès la récolte 2016. L’Institut s’est saisi du dossier et cherche des « curseurs ». Le tout en lien avec l’ODG viré-clessé et ses vins levroutés.

 

Notoriété et image = prix en hausse


En 2015, 878 déclarants sur près de 4.000 ha revendiquaient les appellations mâcon, soit presque 215.000 hl. Les surfaces et volumes sont en hausse de +2,5% depuis 2011. 8.450 hl de VCI qui ont été constitué lors de la dernière récolte. Les mâcon rouges sont par contre en « décroissance ». Un groupe de travail à l’UPVM s’est constitué dans l’idée de les « faire évoluer, avec notamment la piste de nouveaux cépages » autorisés, indiquait Marc Sangoy pour la commission Technique.
L’UPVM invite les producteurs à tenir les prix puisque les prix de vente consommateurs sont eux bel et bien en hausse, que ce soit en grande distribution (6,1 €/col ; +7%) ou à l’export (sauf Angleterre).


En attendant, l’UPVM ne ménage pas sa peine pour faire parler des vins mâcon.
Principal événement collectif pour communiquer, le festival des Mâcon Wine Note ? L’an dernier, sur deux soirées, les concerts et son bar « à ciel ouvert » ont attirés 3.400 visiteurs, soit une hausse de +30 %, se félicitait Jean-Philippe Baptista, responsable de la commission Communication. Franck Perraton en profitait pour donner la programmation de la 5e édition – « centrée sur des artistes de la scène mâconnaise » - qui se tiendra toujours à Mâcon, les 20 et 21 mai.

Un peu avant se tiendra l’Oenomusic festival à Dijon où un stand est réservé. Les vins servis proviendront de la Distinction, dont les macarons ont été « relookés » « plus brillants et plus visibles ». L’ODG met d’ailleurs à disposition de tous les producteurs du matériel de communication (affiches, kakemono, cartes…) sans oublier la présence sur le web, Facebook et Twitter. Si les vins Mâcon continuent d’être partenaire du Rallye des vins Mâcon évidemment, l’ODG s’est également mis en route vers l’extérieur. Destination Milan pour une dégustation avec des prescripteurs italiens et à Paris avec des journalistes étrangers. Des actions « financés sur nos fonds propres », indiquait la trésorière Isabelle Meunier, expliquant le résultat négatif équivalent. « C’est notre rôle de promotion. Il faut continuer les actions et même réfléchir à d’autres », invitait Jérôme Chevalier.


Cédric Michelin

Notre partenaire

L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire

Jérôme Chevalier, président de l'UPVM

 

Claude Chevalier, président du BIVB