dimanche 29 mars 2020
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Il semble sympa, il semble aussi habitué aux audiences. Parce que chez ces gens-là, monsieur, on vit avec le judiciaire, tout le temps, et la police vous connaît bien.

 

D'abord, d'abord, y a le père, venu assister au jugement. Lui il est petit, corps sec et nerveux, les cheveux courts grisonnants, le regard plutôt dur. Lui qui connaît la prison, qui connaît un tas de choses desquelles il vit ou essaie, et dans lesquelles il a impliqué femme et enfants. Parce que chez ces gens-là, monsieur, la famille, c'est sacré.

 

Et puis y a le fils. Qui n'a que 24 ans, qui a déjà 14 mentions à son casier, dont 6 pour outrages, parce que chez ces gens-là, monsieur, même quand on est sympa, on n'aime pas les représentants de la loi.

 

Et pour cause :

 

Le 22 janvier dernier, la BAC tourne, remarque, du côté de l'avenue Edouard Herriot, un « comportement suspect », et contrôle. 0,5 gramme de cannabis sur le premier contrôlé. La BAC passe au copain qui est là : 21 grammes. Puis la BAC va perquisitionner au domicile dont ces jeunes sortent, et rebelote, pour outrage et rébellion. 3 jeunes gens impliqués, 3 jeunes aux parcours et histoires différentes qui recevront des réponses différentes.

A. O., ses 14 mentions et ses 21 grammes passent devant la collégiale du Tribunal Correctionnel, sous escorte car le jeune homme est détenu pour « autre cause » : le Juge d'Application des Peines a révoqué des sursis de condamnations antérieures parce que la mise à l'épreuve n'est pas suivie, n'est pas opérante. Chez ces gens-là, monsieur, on vit avec le judiciaire tout le temps, et on n'a pas forcément le désir ou la possibilité de s'en sortir. On appelle ça « un milieu » : il a ses mœurs, ses pratiques, ses chefs, il aime l'argent facile, et voudrait tant ne vivre que sur lui-même.

 

24 ans et 10 ans de stup

 

A. O. a reconnu les faits. Ne cherche pas à se défiler. Le Parquet synthétise : « Il a 24 ans et fête ses 10 ans de stupéfiants. » Le Ministère public rappelle les lésions que cause la drogue quand on la consomme longtemps, et l'indifférence du prévenu à cet égard. Rappelle le casier judiciaire, les révocations de sursis. Requiert 18 mois de prison ferme. C'est là que le père réagit, un peu bruyamment, suffisamment pour que le Président demande à ce qu'il sorte de la salle. Alors le père au corps sec et nerveux sort en grommelant à deux reprises un truc qui sonne comme « bande de fachos », parce que chez ces gens-là, monsieur, on n'aime pas les représentants de la loi.

 

«  Il a grandi dans un climat criminogène »

 

La défense va rebondir là-dessus, car si son client est coupable, il faut encore trouver une peine adaptée à la prévention et à l'individu : « Il a grandi dans un climat criminogène, son père est connu. Un père absent sur le plan éducatif qui a impliqué sa famille dans ses activités délictuelles. Le père comme la mère ont déjà été incarcérés. J'expose ces éléments car peut-on se construire dans un tel contexte ? » Et l'avocate synthétise : « Un problème de rapport à l'autorité, des cadres flous, un rapport à la loi inexistant. Il faut prendre une sanction adaptée pour l'aider à sortir la tête de l'eau, car il le demande, il souhaite en sortir. » A.O. veut travailler, et se frayer son propre chemin.

 

Mandat de dépôt

 

Les révocations des sursis pour non respect des obligations de suivi ne jouent pas en sa faveur.
Le Tribunal le condamne à 9 mois de prison et décerne mandat de dépôt.
Choc. Le jeune homme était en fin de peine, et voilà qu'il en débute une autre.

 

La presse prend des notes parce qu'elle est là pour ça : la justice est rendue au nom du peuple, le peuple est donc concerné par la façon dont elle s'exerce. Mais en matière de stup ce n'est jamais accepté facilement, car chez ces gens-là, monsieur, on n'aime pas jouer le jeu des règles sociales, même si parfois on en souffre.

 

F. S-A.

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