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A partir du mois de septembre la Scène Nationale rouvrira ses portes pour une saison et proposera au public pas moins de 35 spectacles de théâtre, danse, cirque et musique.

 

L’institution sera en même temps lieu de résidence, et coproductrice de certains de ces spectacles. Les écoles bénéficieront comme chaque année de l’accueil et de la collaboration de l’équipe du théâtre pour des projets d’éducation culturelle autour de la danse et de l’art dramatique.

 

Parmi les recommandations de Laurence Terk, directrice de l’institution, on retrouve le spectacle d’ouverture « Y olé !» du chorégraphe et danseur José Montalvo, mélange de danse classique, hip hop, flamenco et claquettes.

 

Au niveau des pièces de théâtre c’est « Nobody » (personne, en anglais) qui promet de marquer les esprits des spectateurs avec une mise en scène qui s’appuie sur un dispositif cinématographique en temps réel. C’est le genre de spectacle qui, selon Laurence Terk, s’imposera pour la postérité comme une des formes les plus représentatives du théâtre de nos jours. 

 

« Le syndrome de Cassandre », un show de magie et clown (proche d’une performance théâtrale) signé Yann Frisch (champion du monde de magie en 2012) et la compagnie « l’Absente », est un autre titre recommandé de la programmation. Tout comme Ladji Diallo qui raconte « J’kiffe Antigone », en partenariat avec le festival « Contes givrés en Bourgogne ».

 

Pour la première fois la Scène Nationale de Mâcon propose un spectacle de cirque sous un chapiteau, qui sera installé à Prissé. Ce sera la compagnie « Pré-O-Coupé » qui rassurera le public que « Tout est bien ! » malgré les catastrophes et les bouleversements que les artistes vont mettre en scène avec humour et virtuosité.

 

Du côté de la musique ce sera le quatuor dijonnais  « Manfred »  qui arrivera pour la première fois sur la scène du théâtre mâconnais. Et toujours en première, sous le titre « Rhapsodie pour la terre, du symphonique au jazz », c’est un affrontement musical inédit entre l’Orchestre symphonique de Mâcon  et le « Big Band de l’Oeuf » qui aura lieu à la Scène Nationale.

 

Pour les amateurs de chant lyrique Laurence Terk recommande le projet « Traviata, vous méritez un avenir meilleur »  dans la conception de Judith Chemla, la mise en scène de Benjamin Lazar et la direction musicale de Florent Hubert. C’est un spectacle en coproduction avec la Scène Nationale de Mâcon qui n’a pas encore été créé et qui amènera sur scène une dizaine d’instrumentistes et de comédiens qui chantent, dans une version restreinte mais fidèle à la composition musicale originelle.

 

Le jeune public aura sa part de nouveautés dans la programmation de la nouvelle saison, toujours dans la même démarche de la Scène Nationale de Mâcon de les initier dans la diversité des formes et des genres du spectacle vivant. Parmi eux le spectacle musical « Blanche Neige ou la chute du mur de Berlin » de Samuel Hercule et Métilde Weyergans (La cordonnerie), mais aussi « Trois songes, un procès de Socrate » une pièce de théâtre qui sera jouée aux lycées Lamartine et Cassin et à la médiathèque de Mâcon.

 

Le mois des drôles de dames offrira l’occasion d’assister à une autre des recommandations de Laurence Terk pour la saison à venir notamment le spectacle de danse « Ottof », crée par la chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen avec, en distribution, d’anciennes chikhates, danseuses et chanteuses populaires de Maroc.

 

Avec un taux de remplissage de 81% sur toute la saison précédente (soit 19 756 spectateurs) la Scène Nationale de Mâcon se propose de dépasser les 20 000. Une affluence du public qui a permis à la directrice du théâtre de penser avec une certaine sérénité la nouvelle saison : « La situation est compliquée pour un certain nombre de directions de théâtre, mais nous ça va relativement bien. Et je suis toujours surprise de voir que ça va si bien. »

 

Malgré tout cela, des travaux d’entretien de l’infrastructure seraient nécessaires : « Ce théâtre, bâtiment municipal classé par le Ministère de la Culture au Patrimoine du vingtième siècle a maintenant passé les 40 ans. Et vous êtes nombreux à déplorer son état, notamment celui des halls d’accueil régulièrement inondés. »

 

La billetterie sera ouverte exceptionnellement à partir de vendredi 17 juin et les tarifs resteront ceux de la saison précédente. 

 

Cristian Todea

 

 (photo : Laurence Terk, directrice de la Scène Nationale)

 

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