jeudi 9 avril 2020
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"Il a fait mine de l'écraser avec la voiture, c'est terrifiant !" s'exclame Maître Escot pour la victime. Ça se passait le 14 juillet. A Mâcon.

Mais le prévenu nie avoir eu toute intention de ce genre. Pourtant il est en comparution immédiate pour violences conjugales, en état de récidive légale, condamné à 1 mois de prison avec sursis en février dernier.

 

"Contexte conjugal fragile, tendu"

 

R. X., 31 ans, né en France de parents marocains, et sa femme C. X., 25 ans, née au Maroc, sont mariés depuis 6 ans, et parents de trois petites filles âgées de 5, 3, et 2 ans. Ils vivent aux Gautriats.

Titulaire d'un BEP et d'un CAP, le papa travaille, il a même un CDI dans une usine du bassin mâconnais. La maman ne travaille pas, parle français sans le maîtriser, ne conduit pas, et s'occupe du foyer et des petites. Mais le couple ne va pas. "Contexte conjugal fragile, tendu", dit Maître Labaune qui défend le prévenu. En février dernier, donc, une alerte, un jugement, un sursis.

 

Echange de baffes, et autres scènes, 5 jours d'ITT

 

Le 14 juillet dernier R. rentre chez lui à 5 heures du matin : "Je me gare, elle m'attendait, à la fenêtre, et elle m'engueulait déjà." L'après-midi, la famille part au complexe commercial de Crèches. Au magasin But, ils s'accrochent. Il trouve qu'elle parle trop fort, elle dit qu'il lui a donné un coup de pied, et a mimé l'égorgement. Il conteste. Sur le parking, ils chargent la voiture. Ils se disputent, il lui met une baffe. Il dit qu'elle lui en a donné une aussi, et qu'elle l'insultait et lui crachait dessus. Il aurait poussé la poussette pliée dans son ventre, puis serait monté au volant et lui aurait roulé dessus. Elle se serait écartée puis serait montée à bord. On utilise le conditionnel parce qu'il conteste. Mais le retour à la maison a dû être triste : les 3 enfants pleuraient.

Le lendemain, elle quitte le domicile avec les enfants. Elle ne sait pas où aller, elle se rend à l'hôpital. Le certificat médical fait état d'hématomes sur la face interne d'un bras, de griffures sur l'autre, de douleurs lombaires. Cette maman ne va pas bien. 5 jours d'ITT. L'assistante sociale qui la reçoit rapporte que la fille aînée, 5 ans, a dit que "papa est méchant, parce qu'il tape maman".

 

Il est toujours énervé

 

Concomitamment le papa dépose une main courante au commissariat : sa femme est partie, il est sans nouvelles, il est inquiet. Il est inquiet mais sera interpellé plus tard : la récidive légale, ça ne pardonne jamais.

Maître Labaune fera de sa démarche au commissariat un indice de sa bonne foi : "Dans ce couple aux relations difficiles, où il est question de divorce sans qu'il puisse s'y résoudre, où elle menace de partir, alors qu'ils ont accueilli un autre bébé dans ce contexte, on voit bien que Monsieur n'avait pas l'intention expresse de faire mal, on voit bien que ça débordait, et qu'un débordement de violence physique constitue l'infraction pénale pour laquelle il sera condamné, il le sait, mais tenez compte de ce qu'il conteste car rien n'établit ces faits-là."

La jeune épouse dira dans un filet de voix à la barre : "Tout le week-end il est pas là. Il est toujours énervé. C'est toujours la même chose."

 

C'est encore un mariage qui prend fin au moment du verdict

 

C'est toujours la même chose... Le Tribunal va trancher, et c'est encore un mariage qui prend fin au moment du verdict.
R. est condamné à 6 mois de prison dont 4 mois avec sursis, plus la révocation du sursis d'1 mois de février, et un suivi mise à l'épreuve de 2 ans, avec une obligation de soins, et interdiction de résider au domicile conjugal, et de paraître dans son quartier.

Exécution provisoire : ça commence à la minute où le Président le dit.
R. ne remettra jamais les pieds chez lui, mais il pourra conserver son travail et c'est un soulagement. Il doit à son épouse 750 euros de dommages et intérêts.

La jeune femme se disait terrifiée par son mari, elle est tout autant terrifiée devant l'abîme qui s'ouvre devant elle : devenir autonome.

La famille quitte la salle. La fratrie de R. est soudée autour du frère qui vient d'échapper de peu à de la prison ferme (le Parquet avait requis un mandat de dépôt).
La maman de C. s'éloigne avec le père de R. Ils se parlent, ils font des gestes, d'emportement, dirait-on, puis ils éclatent en sanglots. Le père de R. s'adosse contre un mur, le visage dans ses mains, la maman de C. pose sa main sur son épaule, pour le réconforter.
Ils sont frère et soeur.

 

 

F. Saint-Arroman

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