dimanche 29 mars 2020
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Manu n'a que 22 ans, mais une solide expérience de la vie sur son versant violent. Violences observées quand père et mère se battaient, violences subies, donc, lorsqu'il était enfant, et violences agies : 7 mentions au casier pour faits de violences, outrages, stup. Explosif Manu.

 

Le 10 juillet dernier, en fin d'après-midi sur l'esplanade Lamartine, une altercation. Sur les faits précis, personne ne sait, puisque les versions diffèrent. Toujours est-il qu'il y eut bagarre, coups de poing, entre Manu et S. B. Manu a chuté, poussé, dit-il, et à terre entend des rires. Il se relève et sort un couteau. Il le plante dans le dos de S. B., pas loin de la carotide, pas loin du poumon non plus. S. B. a eu de la chance, il s'en est tiré avec une simple blessure, de 6 cm de profondeur tout de même, et 5 points de suture.

 

S. B. n'est pas venu au jugement, bien qu'il soit victime. On comprend un peu qu'il ne soit pas hyper motivé pour venir au TGI, en écoutant les causes au départ de la rixe selon les uns et les autres, qui donnent l'ambiance, un contexte général :

S. B., la victime, prétend qu'il a demandé à Manu et à ses copains de « déplacer une bouteille » de « vodka cachée » (dans une bouteille d'eau). Et tout aurait commencé ainsi.
Manu, de son côté, dit que ses copains et lui auraient demandé du cannabis à S. B., lequel aurait répondu « Je n'ai que de l'héroïne. ». Et tout aurait commencé ainsi, parce que Manu aurait refusé d'en acheter.
Et tout a pris fin avec un sérieux coup d'opinel.

 

Deux jours plus tard, Manu est en garde à vue et va péter les plombs en apprenant que sa copine est retenue elle aussi au commissariat le temps que la police vérifie ses dires sur les emplois du temps, puisqu'elle fournissait un alibi à son chéri. Il perd toute maîtrise, insulte les policiers, crie « fils de putes », parle de « baltringue ». Les policiers doivent le maîtriser, l'un d'eux, qui lui maintient les jambes pour protéger ses collègues des coups, en sort avec une entorse au poignet. Outrage, rébellion.

 

Pour toute version allant dans le sens d'une légitime défense sur les quais, c'est mort. Reste la question d'une impulsivité problématique, qui s'affiche au compteur du casier judiciaire du jeune homme, et dont personne ne voit comment et pourquoi elle s'arrêterait, sans soin.

 

La Procureur répétera à quel point des soins s'imposent, un chemin de thérapie qui forcément prend du temps, s'inscrit sur du long terme. Elle prend soin de préciser, à l'intention de Manu qui l'écoute, qu'elle a noté qu'il s'est excusé auprès des policiers, « à froid ». Et qu'elle a bien remarqué qu'il existe un Manu « à froid », capable de bien des choses, comme de tenir un emploi (en CDI depuis 3 ans), et un Manu « chaud », pour ne pas dire bouillant, qui comparait un peu trop souvent en justice.

 

La première difficulté des soins, quand c'est la justice qui les ordonne, c'est de pouvoir reconnaître qu'on en a besoin, puis de consentir à s'engager dans une thérapie. Du reste Manu y fut déjà condamné, mais ne s'y est pas engagé du tout. Echec. Maître Veaux assurera au Tribunal que la coupe est pleine pour son client, et qu'il est non seulement consentant, mais demandeur.

 

Le Parquet requiert 3 ans de prison dont un avec sursis et un suivi mise à l'épreuve de 2 ans.
Manu se prend les « 3 ans » en pleine tête, il en a même un mouvement de recul, comme s'il prenait un coup.
Le Tribunal le condamne à 2 ans de prison dont 6 mois avec sursis et une mise à l'épreuve de 3 ans. Obligation de travail, de soins, de réparer les torts et préjudices. Plus aucun contact avec S. B.
Les policiers recevront 450 € pour d'eux d'entre eux, et 500 € pour le 3ème de dommages et intérêts. Renvoi sur intérêt civil pour la blessure de S. B.

 

Mandat de dépôt : Manu part en prison sur le champ, pour un an et demi.

 

FSA

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