jeudi 9 avril 2020
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Le gars était hors de lui au point que la police l'a placé en cellule de dégrisement menotté et casqué : il donnait des coups de tête dans les murs. Il a fini sous sédatifs.

 

Liminaire : un différend d'ordre privé qui finit dans la violence

 

C.R. avait approché Madame G. en soirée, dit-il. Elle avait dû lui plaire, car après avoir échangé des sms, il vient à son domicile, le 3 juin dernier, pour lui proposer la botte. Une botte pleine de promesses puisque, lui dit-il, son compagnon en la matière n'était "pas à la hauteur". « C'est vrai, insiste le prévenu à la barre. »
Madame G. n'est pas au tribunal, on sait seulement que tout a dégénéré. C.R. ne « tenait pas debout » tant il avait bu, la dame n'a pas dû donner la suite qu'il espérait à sa proposition, et quand le fameux compagnon est arrivé, il trouve sa copine à terre, et C.R. qui lui tirait les cheveux, qui lui aurait donné des coup. C.R. soutient que non, sauf pour se défendre, mais elle a 5 jours d'ITT à la suite. Le compagnon va tâcher de régler les choses lui même : on se bat.

 

 C.R. commence à être secouru en tant que blessé

 

C'est ainsi que vers 19 heures la police est appelée pour « une agression en cours » aux Murgerets. C. R. se dirige immédiatement vers les policiers, son casque de cyclomoteur à la main, il se dit victime. Les policiers constatent des blessures sur le côté gauche de son crâne, lui proposent de voir les pompiers, C.R. accepte. Une policière appelle le SAMU.

 

 C.R. est gazé, menotté et embarqué

 

Arrive le compagnon de la dame. C.R. est encore chaud, bien nerveux, et à sa vue, jette son casque : il veut enore en découdre. La police sort alors un chien, muselé mais dissuasif, pour calmer tout le monde. C.R. devient hystérique, au point qu'un autre policier use de sa bombe lacrymogène : on peut menotter l'agité. A cet instant le rapport entre les personnes a basculé car C.R. ne se maîtrise plus du tout, assène des coups de tête sur le capot de la voiture, appelle les gens rassemblés autour à intervenir pour le libérer. Les policiers quittent néanmoins les lieux sans difficulté : C.R. les insulte copieusement durant tout le trajet. « Tu m'as gazé, gros con », « Tu bouffes des moules, t'es une lesbienne, t'es moche, tu ... ».

 

Camisole chimique pour le calmer, on porte des plaintes contre lui

 

Les policiers usent de contention : l'homme est alcoolisé, sous méthadone de surcroît, il ne sait plus ce qu'il fait (et du reste n'en aura aucun souvenir) au point d'être dangereux pour les autres mais aussi pour lui même. On le maintient menotté en cellule, et casqué pour protéger son crâne, on appelle un médecin : C.R. part pour l'hôpital, sérieusement sédaté. Retour au calme dans la camisole chimique, et dans l'amnésie...

Le couple avec lequel il y eut bagarre porte plainte contre lui mais ne vient pas au tribunal et ne demande rien. Les 3 policiers qui ont essuyé insultes et rébellion physique se portent parties civiles.

 

 Déjà 18 condamnations, « répétition incessante », dit le CPIP

 

C. R. est né à Mâcon en 1972. Il a 18 condamnations à son casier. "Beaucoup d'outrages, beaucoup de vols, beaucoup de violences", dit le Président. Il est en outre en récidive légale, sa dernière condamnation date d'août 2015. 

Le CPIP du coup le connaît bien, et déplore que les nombreuses mesures de suivis aient toutes ou presque été révoquées. "Une répétition incessante, sans vouloir s'interroger."

"Vous en pensez quoi ? demande le Président.

- Je pense que c'est faux, je me réinsère, je travaille, alors que j'ai pas travaillé depuis si longtemps."

C. présente un contrat d'intérim, de cette semaine, pour 5 jours...

Il se dit désolé pour les policiers, répète qu'il ne se souvient de rien, et répète également "c'est moi la victime" (du couple).

 

 8 mois de prison - "Mais c'est moi, la victime !"

 

"Monsieur, vous avez un gros problème d'intempérance. On voit que vous êtes écorché, vous n'allez pas bien. Mais vous n'avez jamais adhéré aux soins, que pouvons-nous faire ?" C. R. n'a pas d'avocat mais présente quelques arguments en sa faveur, comme le travail. Le Parquet requiert 10 mois de prison ferme.

C. R. est condamné à 8 mois de prison ferme. Il versera 300 euros d'indemnités aux 2 policiers insultés et 200 euros au troisième. Il doit en outre 500 euros au titre de l'article 475.1 et... il interrompt le Président : "Mais c'est moi la victime, je suis victime et...", le Président reprend, C. R. devra également payer presque 2000 euros à la CPAM (créance provisoire et indemnité forfaitaire).

"Attendez ! C'est moi la victime !"

 

Dans ce contexte, C. R. repart un peu tendu de tant d'injustice : "les autres", qui l'ont frappé, s'en sortent sans rien.

 

Florence Saint-Arroman

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