dimanche 29 mars 2020
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Petit coup de théâtre cet après-midi en correctionnelle. C'était seulement le 2ème dossier de l'après-midi et l'instruction avait été longue, quand le Parquet eut enfin la parole pour ses réquisitions :

 

« Le Ministère public a un doute : j'abandonne les poursuites. »
Légère stupéfaction sur certains visages, car le fait est rare.

 

L'histoire

 

Une toute jeune fille tombe amoureuse d'un jeune homme, au printemps 2012. Ils sortent ensemble, puis ils rompent parce qu'ils s'étaient « pris la tête », puis ils y reviennent deux semaines plus tard, en août 2012. Ils se retrouvent le 10, et tout va bien. Mais le 11 août, Jérémy (prénom modifié) sort du boulot, passe prendre l'apéro chez un copain, puis retrouve sa chérie, déjà couchée. Endormie, dit-elle.
Ce soir là, ils ont des relations sexuelles, normales selon Jérémy, non consenties, dira la jeune fille. Elle dit que c'est la sensation de froid d'un lubrifiant qui l'a réveillée, et qu'elle a eu droit « à tout », il dit qu'elle ne l'a pas repoussé. Elle dit s'être douchée immédiatement après, que le lendemain "ça" brûlait. On apprend au passage que le jeune homme avait filé la gale à la jeune fille au cours d'un rapport vaginal, on apprend toujours des choses.

 

L'instruction sera longue et offensive :
imposer des relations sexuelles, c'est grave

 

Mais la victime est absente, et elle a aussi refusé une confrontation avec Jérémy avant le jugement. Sa parole fait défaut, car de preuves, il n'y en a pas. Il y a des indices, comme le sms par lequel Jérémy regrette de l'avoir forcée. Mais les indices vont dans tous les sens, car leur relation reprit un peu après cette scène, puis s'arrêta, puis... Ils se voyaient à Lyon, les après-midi. Elle sortait avec un autre le week-end, et elle envoie encore sporadiquement messages et selfies à Jérémy.

 

Une relation amoureuse nocive

 

« Ambivalences », disent les avocats, et chacun les exploitera pour le bénéfice de son client.
La Procureur semble soupeser une balance qui décidément ne penche d'aucun côté :
« Je n'ai pas de conviction dans ce dossier. J'attendais beaucoup de cette audience, et de la présence de la victime. Nous sommes dans le registre de la relation amoureuse nocive, qui, je le dis, doit cesser absolument, car cela peut mal se finir. »

 

Un stress post-traumatique nécessitant une prise en charge

 

Le Parquet avait des charges, qui ont motivé les poursuites : les confidences de la victime à ses parents, les différentes plaintes, pour harcèlement, puis pour viol, en 2014, puis pour agression sexuelle en 2016 (plaintes à charge mais également ambivalentes dans leur évolution), et l'expertise psychologique de la jeune fille qui affirme qu'elle souffre d'un stress post-traumatique nécessitant une prise en charge. Elle a souffert de troubles alimentaires et de troubles du comportement.

Un contexte empoisonné désormais puisque le père de la jeune fille a menacé gravement Jérémy. Maître Loisy pour sa défense en montrera un exemple.

 

Le malaise est des deux côtés

 

Sur ce qui s'est passé le 11 août 2012 les choses ne sont pas claires, et le Parquet renvoie les deux jeunes gens à leurs responsabilités : « Vous n'êtes clairs ni l'un ni l'autre. On n'est pas dans une relation équilibrée, on est dans quelque chose où c'est insupportable depuis le début. Monsieur, vous avez une forme d'impulsivité, d'excès. Le malaise est des deux côtés. Les deux sont immatures, et jouent avec leurs sentiments. Mais la scène du 11 août seuls les deux peuvent l'expliquer... »

 

Aimer, c'est respecter les choix de l'autre

 

Puis la Procureur s'adresse spécifiquement à Jérémy :
« Aimer, c'est respecter les choix de l'autre. Une relation sexuelle non consentie, c'est extrêmement grave. Vous avez intérêt à clarifier cette situation, il n'y a pas de mi-chemin possible. Cette relation est nocive pour chacun de vous, il faut passer à autre chose. »

 

Relaxe

 

Le Tribunal, considérant que les faits ne sont pas établis, prononce la relaxe, et déclare irrecevables les demandes de partie civile.

Les difficultés, réelles, de la jeune fille, soulevées par l'expertise psychologique, n'ont pas trouvé de résolution pénale, il faudra sans doute faire un autre chemin.

 

F. Saint-Arroman

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