jeudi 2 avril 2020
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« Tenez vous droite, Madame. » La présidente est sèche, elle tient son cadre : si la composition du tribunal de police* est légère (un juge, un procureur, un greffier), l'ambiance y est facilement rock'n roll.

Elles sont mères de famille. Deux jeunes femmes qui ont chacune porté plainte contre l'autre, et qui sont toutes les deux prévenues de « violences volontaires » avec 2 jours d'ITT pour l'une, et sans ITT pour l'autre.

 « Sale pute »

L'histoire ? Le fils scolarisé en primaire de l'une aurait insulté l'autre. Celle-ci s'en ouvre à la maman qui l'aurait en réponse traitée de « sale pute ». Alors l'insultée la prévient qu'elle l'attendra en bas de chez elle, « pour qu'on s'explique ». La suite ? La jeune maman trouve en effet sa pendante qui l'attend, et qui lui barre le passage, qui la pousse pour l'empêcher de rentrer dans l'immeuble, la gifle. Elle se défend, et la met au sol pour la dominer, lui aurait cogné la tête par terre. Un portable y passera aussi : « Tu veux ton portable ? Tiens ! » Engin fracassé.

 

« C'est ça la violence, madame »

 

La présidente : « La dispute, vous la reconnaissez toutes les deux ?

L'insultée : Oui, je lui ai dit que je l'attendrai, pour avoir une explication, pour tout mettre à plat. Je ne cherchais pas la violence.

La présidente : Peut-être, mais vous lui barrez la route. Ce qu'on vous reproche, c'est d'avoir réglé une dispute par la violence.

L'insultante : Moi, je n'ai porté aucun coup.

La présidente : Vous la faites tomber au sol volontairement, c'est ça la violence, madame. »

 

Apprentissage de la vie relationnelle : peut (et doit) progresser

Ces jeunes femmes sont de la génération club Dorothée. A leur tour elles élèvent des enfants mais portent encore la marque de la grande jeunesse : des peaux lisses, des leggings sur des corps fins, qu'on devine souples, et manifestement nerveux. Leur apprentissage de la vie relationnelle s'est arrêté avant le diplôme d'Etat, elles partagent cela aussi.
Qu'on ne se gausse pas trop vite, et qu'on garde l'indignation modeste : on connaît des modes relationnels certes plus élaborés mais plus pervers aussi, qui n'encombrent pas les tribunaux, et n'en restent pas moins puissamment violents et dangereux. Le vice, lorsqu'il est caché, n'est pas moins vice au regard de l'existence : il est juste plus difficile d'avoir barre dessus dans un cadre judiciaire.

La base reste que notre société interdit, et cela l'honore, de régler ses conflits par le recours à la violence physique, et à des violences verbales avérées, comme les insultes, les menaces.

 

« D'un point de vue pénal, peu importe qui a commencé »

On ne parle pas au tribunal d'apprentissage de la vie relationnelle mais d'éducation civique, et d'information sur le système pénal aussi : « D'un point de vue pénal, peu importe qui a commencé. Dans les cas comme celui qui nous occupe aujourd'hui, on a toujours la possibilité de partir, or elles se sont battues. Ce n'est pas un comportement qu'on a en société. » Et la procureur requiert 500 € d'amende chacune, dont 300 € avec sursis.

 

Questions de cadres...

Le message est clair : les prévenus pour violences et les victimes qui arrivent ici pour porter leur(s) conflit(s) à la connaissance des magistrats en en espérant une issue morale (en l'espèce : qui leur donne raison contre l'autre) seront déçus, et se feront recadrer autant de fois que nécessaire, car le tribunal n'intervient que dans le cadre de ce qui a motivé les poursuites, et n'en débordera pas. La présidente se permet toutefois une incise : « Le point positif c'est que ce n'était pas devant l'école et devant les enfants. »

 

Avertissement

Du coup, l'avocat qui plaidera en faveur de l'insultante agressée en bas de chez elle par l'insultée en sera pour ses frais, sauf pour le préjudice résultant des jours d'ITT.

Le tribunal condamne chaque jeune femme à 500 € d'amendes avec sursis,  « à titre d'avertissement »et celle qui est allée attendre l'autre en bas de chez elle à 400 € de dommages et intérêts.

Chacune repart dans une travée vers la sortie, visage fermé. Les rancoeurs ne sont pas éteintes, mais le défi est lancé : trouver d'autres façons de s'y prendre, dans leur intérêt et celui de leurs enfants.

 

F. Saint-Arroman

 

*Le tribunal de police siège au tribunal d'instance. On y juge des infractions, appelées « les contraventions de 5e classe » : tapages nocturnes, violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail inférieure ou égale à huit jours, ou du port d'insignes rappelant ceux d'organisations ou de personnes responsables de crime contre l'humanité. Les contraventions des quatre premières classes sont jugées par la juridiction de proximité. On peut lire ici un complément d'informations. http://www.justice.gouv.fr/organisation-de-la-justice-10031/lordre-judiciaire-10033/tribunal-de-police-12029.html

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