Elle semble pourtant déjà si lointaine cette guerre, bientôt un siècle ! Une autre ère, un autre temps. Pourtant - et c'est heureux - une petite foule était au rendez-vous ce matin, à 10h15, au monument aux morts. C'est heureux oui, la preuve d'une conscience populaire encore en éveille, qui sait que « la paix est un état fragile, à préserver à tout prix » disait le maire Jean-Louis Andrès. « Nous ne sommes, Etat et citoyens, jamais à l'abri, ni de dérives autoritaires ni d'actes criminels. » En effet, ce week end dans tous les esprits, c'est le massacre du 13 novembre lors duquel 130 personnes ont péri à Paris.

Dans son allocution, le maire citait les hommes d'espoir et de lucidité tels que Henri Barbusse, invoquant sa fois en l'Homme dans Le Feu ; Maurice Genevois s'écriant « c'est plus que l'on ne pouvait demander à un homme ; Jean Giono « revenu pacifiste inconditionnel ».

Il évoquait aussi Verdun et ses onze mois de bataille avec des soldats français héroïques ; Clémenceau appelé à la rescousse par le président Poincaré - « Si je me permets aujourd'hui de citer Clémenceau, c'est qu'il me paraît être le parangon de l'homme politique sans compromission, voué aux idéaux et aux valeurs de la République. » - la démocratie, la raison, Charlie Hebdo, Nice etc.

Et de terminer par une citation de l'homme qu'il admire : « Honneur à nos grands morts, grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, sera toujours soldat de l'idéal. » Clémenceau.

« Quel bel hommage à notre pays. »

La cérémonie s'est déroulée en présence des représentants de la FNACA et des membres du conseil municipal, et des conseillers départementaux Jacques Tourny et Florence Battard.

R.B.